-
Un survivant de la bombe atomique d’Hiroshima, enlacé par Obama en 2016, meurt à 88 an
-
Ali Larijani, le chef de la sécurité iranienne parvenu au sommet du pouvoir iranien avec la guerre
-
Policier condamné à planter des arbres: la Turquie épinglée à la CEDH
-
Près des trois quarts des Français disent avoir renoncé à un soin ces 5 dernières années
-
Procès Zepeda: le Chilien maintient qu'il n'a pas tué son ex-petite amie japonaise
-
Municipales: le PS critiqué pour ses alliances avec LFI, les dés bientôt jetés en vue du second tour
-
L'exode de dizaines de millions d'Indonésiens pour la fin du ramadan
-
Liban: nouvel ordre d'évacuation israélien dans le sud, frappes sur la banlieue de Beyrouth
-
La nouvelle version de la série "Buffy contre les vampires" annulée
-
Un Chilien jugé pour la 3e fois pour l'assassinat de son ex-petite amie japonaise
-
Frappes d'envergure sur l'Iran et le Liban, Trump déçu par ses alliés
-
"Le toit m'est tombé sur la tête", raconte un médecin après une frappe à Kaboul
-
Assassinat de Lumumba: vers un procès historique en Belgique?
-
Images dénudées par l'IA Grok: trois adolescentes américaines assignent xAI
-
Australie: menaces de mort contre la mère de l'assaillant présumé de la plage de Bondi
-
Des centaines de morts et blessés dans un hôpital de Kaboul après une frappe pakistanaise, selon l'Afghanistan
-
Nvidia présente des puces conçues pour les centres de données dans l'espace
-
NBA: 50e succès pour Wembanyama et les Spurs
-
Ligue des champions: Manchester City au pied de la montagne Real Madrid
-
Ligue des champions: à Londres, le PSG doit assurer et confirmer
-
Israël bombarde Téhéran et le Liban, vague d'attaques en Irak
-
Désolation après des frappes pakistanaises sur Kaboul
-
Municipales: les dés bientôt jetés en vue du second tour, le PS ciblé pour ses alliances avec LFI
-
Trump insiste auprès d'alliés réticents pour aider les Etats-Unis à sécuriser le détroit d'Ormuz
-
Nombreux morts et blessés après des frappes pakistanaises sur Kaboul
-
Un juge suspend la refonte de la politique vaccinale américaine par l'administration Trump
-
Trump déplore le manque d'enthousiasme de ses alliés à venir sécuriser le détroit d'Ormuz
-
Liban: plus d'un million de déplacés, Israël annonce des "opérations terrestres limitées" contre le Hezbollah
-
Liban: le président israélien appelle l'Europe à soutenir "tout effort visant à éradiquer le Hezbollah"
-
Moyen-Orient: le pétrole recule, les marchés mondiaux reprennent leur souffle
-
Pris à son tour par la fièvre OpenClaw, Nvidia lance sa plateforme d'agents IA
-
Michaël Arnoult, le sacre d'un chef discret au service du terroir
-
Wall Street reprend des couleurs avec le recul du pétrole
-
Ligue des champions: le Real Madrid est-il vraiment meilleur sans ses stars ?
-
Trump parle un peu de guerre, beaucoup de marbre et de peinture
-
Les dugongs, tortues et poissons du Golfe menacés par la guerre
-
La Bourse de Paris respire grâce au répit sur le marché pétrolier
-
Cuba annonce que ses émigrés, notamment résidant aux Etats-Unis, vont pouvoir investir
-
Un risque de stagflation "assez élevé" aux États-Unis, assure l'économiste Joseph Stiglitz
-
Ligue des champions: Kvaratskhelia, accro aux grands matches
-
La Réunion: La lave du Piton de la Fournaise atteint l'océan, les curieux affluent
-
Ligue des champions: Chelsea, une défense si fragile
-
Aux Oscars, la victoire surprise de "Mr Nobody contre Poutine"
-
"Souffler un peu": dans le désert du sud d'Israël, échapper au stress de la guerre
-
Toutes les bases de l'ADN détectées sur un nouvel astéroïde
-
Berlin et Londres écartent toute mission de l'Otan pour rouvrir le détroit d'Ormuz
-
L'acteur américain Sean Penn, lauréat d'un Oscar, a rencontré Zelensky à Kiev
-
Premier tour des municipales: le RN s'installe dans le paysage, percée de LFI
-
Climat: la France veut une Europe plus ferme face à l'inaction des émergents
-
L'acteur américain Sean Penn, lauréat d'un Oscar est à Kiev
La Russie se coupe d'internet et des médias pour mener sa guerre en Ukraine
Le tour de vis radical de la Russie contre les médias et les réseaux sociaux signale la détermination du gouvernement à étouffer toute voix dissonante sur le conflit ukrainien, quitte à couper l'internet russe du reste du monde, selon les experts.
De fait, entre le blocage de Facebook et une nouvelle loi drastique contre les médias indépendants, la population russe n'a désormais quasiment plus accès qu'aux discours officiels.
Le président Vladimir Poutine entend ainsi imposer son récit officiel sur l'invasion de l'Ukraine, présentée comme une opération limitée de maintien de la paix visant à protéger les Ukrainiens russophones d'un "génocide".
"C'est de la censure de dernier recours. Les Russes sont si désespérés à ce stade qu'ils débranchent une plateforme au lieu de bloquer certaines pages comme ils le font d'habitude", réagit Steven Feldstein, un spécialiste du think tank Carnegie Endowment for International Peace.
Le régulateur russe des médias a ordonné vendredi le blocage de Facebook, à qui il reproche de bloquer des médias proches du pouvoir (la chaîne RT et le site Sputnik) en Europe.
La Russie entre ainsi dans le club très restreint des pays interdisant le plus grand réseau social au monde, avec la Chine et la Corée du Nord.
- "Coup dévastateur" -
La plateforme est très critiquée en Europe et aux Etats-Unis, notamment à cause de la désinformation. Et elle n'est fréquentée que par 7,5 millions de Russes, selon eMarketer.
Mais des Printemps arabes aux manifestations contre le racisme en 2020 aux Etats-Unis, elle a servi aux militants et ONG de nombreux pays à mobiliser autour de diverses causes politiques.
Et elle joue un rôle essentiel dans l'écosystème médiatique indépendant en Russie, souligne Natalia Krapiva, juriste spécialiste des technologies chez l'ONG Access Now.
"L'expression de personnalités critiques a lieu principalement sur les réseaux sociaux en Russie. Les contenus sur Facebook sont partagés via les messageries. Donc c'est un coup dévastateur pour l'accès à l'information indépendante et pour la résistance à la guerre", explique-t-elle.
Comme d'autres experts, elle s'attend à des mesures similaires contre YouTube, par exemple, dont beaucoup de médias indépendants et d'opposants se servent pour diffuser leurs reportages et opinions.
Le régulateur a d'ailleurs assuré qu'il commençait à restreindre l'accès à Twitter, dont le gouvernement ukrainien se sert avec succès auprès de l'occident, dans la guerre de communication avec Moscou.
"Il y a un risque que les gens ne puissent plus du tout connaître la vérité", déplore Natalia Krapiva.
La télévision russe diffuse, selon elle, des mensonges incendiaires, décrivant les Ukrainiens comme des ennemis fascistes menaçant la Russie. "Ils ne montrent pas les villes bombardées et ce qui arrive aux civils. Ils parlent de libérer de soi-disant résistants ukrainiens", raconte-t-elle.
Des milliers de Russes ont été arrêtés lors de manifestations contre l'invasion.
- "Poutine a peur" -
Et vendredi, Vladimir Poutine a signé une nouvelle loi punissant de jusqu'à quinze ans de prison la propagation d'informations visant à "discréditer" les forces militaires. La loi réprime également tout appel à sanctionner Moscou.
Le texte "semble écrit pour faire de chaque journaliste indépendant un criminel", s'est indigné John Micklethwait, le rédacteur en chef de l'agence Bloomberg. Comme la radiotélévision britannique BBC et d'autres médias, il a annoncé suspendre le travail de ses journalistes en Russie.
Quant aux médias locaux indépendants, la plupart ont décidé soit de se saborder, soit de ne plus couvrir la guerre en Ukraine.
"Poutine réduit tous ces gens au silence parce qu'il a peur. Il ne le ferait pas si tout allait bien", a commenté Michael McFaul, un ancien diplomate devenu professeur de sciences politiques à l'université de Stanford, lors d'une conférence en ligne vendredi.
Mais "nous sommes à un tournant dans l'histoire de la planète", a-t-il ajouté, invitant les plateformes à trouver de nouveaux moyens de soutenir l'accès à l'information.
Les géants des technologies comme Apple et Microsoft ont interrompu leurs ventes de produits en Russie. Vendredi, un fournisseur américain de services internet, Cogent Communications, a dit avoir "mis fin" à ses contrats avec ses clients en Russie.
C'est exactement le genre de mesures réclamées par des personnalités ukrainiennes, qui veulent que la Russie soit coupée de tout, de Netflix à Instagram.
Mais cette stratégie inquiète des experts comme Natalia Krapiva. "Déconnecter la Russie d'internet, c'est contre productif pour la société civile qui essaie de se battre", fait-elle remarquer.
"Poutine le fait déjà lui-même, nous n'avons pas besoin de l'aider !"
W.Moreno--AT