-
Le groupe de défense franco-allemand KNDS veut placer 20% de ses titres en Bourse
-
Du Mali au lac Tchad, l'Afrique de l'Ouest épicentre du jihadisme mondial
-
"Beaucoup sont déjà morts": les chercheurs d'or au centre de l'épidémie d'Ebola en RDC
-
Les Bourses européennes entre équilibre et baisse à l'ouverture de la séance: Paris +0,09%, Londres -0,07%, Francfort -0,44%
-
Présidentielle au Pérou: une victoire de la candidate de droite Keiko Fujimori se profile
-
Climat: la France est devant "un mur d'investissements" pour l'adaptation (ministre de la Transition écologique)
-
La Corée du Nord dit équiper sa marine d'armes nucléaires
-
Canicule : 68.000 foyers privés d'électricité dans le Finistère
-
Sous une chaleur record, la France entre suée et ruée sur la climatisation
-
Chinois et supporters du Japon au Mondial, malgré la géopolitique
-
Corée du Nord: Kim Jong Un annonce que des navires militaires sont en train d'être équipés d'armes nucléaires
-
Mondial: Après le décès de sa mère, Didier Deschamps rentre en France et sera absent contre la Norvège
-
Les soldes en pleine canicule: "catastrophe" pour certains, "aubaine" pour d'autres
-
Mondial-2026: la course aux buts de Messi et Mbappé sublime Ronaldo, pas Kane
-
Mode masculine: en pleine canicule, Louis Vuitton propose une ode à l'océan
-
Mondial: l'Angleterre de Kane bute sur la défense du Ghana 0-0
-
Marc Bloch est entré au Panthéon, une leçon face à "l'esprit de défaite"
-
Enlevée, la mère d'une journaliste américaine serait décédée selon une note de ses ravisseurs
-
Basket: Monaco s'offre un quadruplé avec James en vedette surprise
-
Iran: Rubio dans le Golfe veut rassurer des alliés clés
-
Wall Street termine en baisse, vague de ventes massives sur la tech
-
Valérie Masson-Delmotte: "Ma grande peur, c'est qu'on rende invisible la surmortalité des personnes âgées"
-
Lunettes à éclipse: la Société astronomique de France appelle à la "vigilance"
-
Potentielles fissures dans les ailes: 16 Airbus A380 nécessitent des inspections
-
En RDC, des chefs veulent hisser la cuisine congolaise au rang de gastronomie
-
A Hanoï, une rare et prudente contestation contre les démolitions de maisons
-
Ebola en RDC: visite prochaine du président Tshisekedi à l'épicentre de l'épidémie
-
Mondial-2026: La course aux buts de Messi et Mbappé réveille Ronaldo
-
Marc Bloch, l'historien résistant, aux portes du Panthéon
-
Mondial-2026: Le Portugal balaye l'Ouzbékistan, Ronaldo en mode superstar
-
Après la grève, la SNCF sort le carnet de chèques
-
Potentielles fissures dans les ailes: 16 Airbus A380 nécessitent des inspections dont cinq immédiatement
-
Un supercalculateur chinois déclaré le plus puissant au monde, une première depuis près de dix ans
-
Le Hezbollah demande un retrait total d'Israël du Liban selon un calendrier préétabli
-
Fusillade mortelle dans un lycée aux Philippines, l'attaque était préméditée
-
La Bourse de Paris touchée par le coup de semonce sur l'IA
-
Canicule: dans les Ehpad, le plan bleu pour protéger les résidents
-
Les députés favorables à une autonomie de la Corse, prochaine étape incertaine au Sénat
-
La canicule s'intensifie en Europe, température record en France et attendue en Angleterre
-
Face à l'IA, Cate Blanchett lance un site pour faire valoir les droits de chacun
-
Carburants: TotalEnergies veut maintenir le plafonnement dans les stations-service rurales
-
Liban: plusieurs tirs de l'armée israélienne dans le sud, deux morts
-
L1: l'entraîneur Gary O'Neil quitte déjà Strasbourg pour Ipswich Town
-
Les Bourses européennes clôturent en baisse, mais atténuent le coup de chaud sur la tech
-
A Bruxelles, une rencontre inédite entre responsables talibans et l'UE sur l'immigration
-
La canicule s'intensifie en Europe, température record attendue en Angleterre
-
Lyhanna: Lecornu donne rendez-vous aux parlementaires à l'automne pour la "loi intégrale"
-
Catastrophes naturelles: la moitié des dégâts assurés causés par la sécheresse en 2025
-
La canicule enchaîne les records, Lecornu mobilise le système de santé
-
Le coup de semonce sur les valeurs de la tech touche les Bourses mondiales
Rugby: Bernard Laporte, animal politique rattrapé par les affaires
Son sens politique et sa capacité à toujours rebondir n'ont pas suffi: Bernard Laporte, redoutable animal politique, touche-à-tout et fort en gueule, a dû se résoudre, cerné de toutes parts, à démissionner de la présidence de la Fédération française de rugby.
Comme un chat, Laporte, 58 ans, a eu plusieurs vies: demi de mêlée à Gaillac puis à Bordeaux-Bègles; entraîneur de Bordeaux, du Stade français ou de Toulon; sélectionneur du XV de France; colleur d'affiches pour François Mitterrand; secrétaire d'État de Nicolas Sarkozy; homme d'affaires; homme-sandwich pour du jambon ou des produits canins; consultant télé et radio; dirigeant à la FFR et à World Rugby...
Comme un chat toujours, il a semblé retomber sur ses pattes en décembre après sa condamnation par le tribunal correctionnel de Paris à deux ans de prison avec sursis et à deux ans d'interdiction d'exercer toute fonction dans le rugby. Il avait annoncé faire appel pour conserver son poste.
Après sa mise en retrait sous la pression conjointe de la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra, de la Ligue nationale de rugby (LNR) et du comité d'éthique de la FFR, Laporte pensait avoir trouvé la parade en nommant le vice-président Patrick Buisson comme président délégué jusqu'au procès en appel.
L'atterrissage a finalement été douloureux: les quelques 1.500 clubs du rugby français, en refusant cette décision par référendum jeudi, ont infligé un camouflet à Laporte, qui a démissionné vendredi.
Le natif de Rodez, récemment désigné homme le plus influent du rugby mondial par le magazine Rugby World, ne s'est jamais soucié des "on-dit", lâchant ce qu'il pense, avec son accent du Sud-Ouest et à sa façon, quitte à bousculer les codes. Voire à choquer.
Un jour de juillet 1985, il survit à un grave accident de voiture, qui le plonge une semaine dans le coma: "le moment le plus important de ma vie", avait ensuite confié l'intéressé, qui s'était vu signifier par le médecin qu'il ne pourrait plus jamais jouer au rugby.
- Du sport à la politique -
Six ans plus tard, le demi de mêlée était sacré champion de France avec Bègles-Bordeaux, capitaine et chef de meute de la terrible première ligne formée par Serge Simon, Vincent Moscato et Philippe Gimbert, surnommés "Les Rapetous".
Question combat, l'ancien coach des Bleus s'y connaît, lui qui a toujours fait de la domination physique, appuyée par une solide conquête, la pierre angulaire du jeu pragmatique de ses équipes.
C'est ainsi qu'il a hissé le Stade français de la troisième division au titre de champion en 1998, avant de tout rafler avec le RC Toulon: trois Coupes d'Europe (2013, 2014 et 2015) et un Bouclier de Brennus (2014).
Son palmarès à la tête du XV de France a lui été marqué par deux Grands Chelems en 2002 et 2004, mais aussi par des défaites en Coupe du monde, en demi-finales en 2003 et surtout en 2007, à domicile.
Passé à la politique, il a été secrétaire d'État chargé des Sports du gouvernement Fillon II entre octobre 2007 et juin 2009. Une courte pige, au bilan contesté, avant de revenir au rugby.
Car la boule de nerfs aux lunettes rondes ne reste jamais bien loin du ballon ovale. D'abord comme entraîneur à succès du RCT puis comme dirigeant.
Élu à la tête de la FFR en 2016, "Bernie" est réélu en 2020 quelques jours après avoir été placé en garde à vue par les policiers de la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE).
- "L'adversité, il a besoin de ça" -
Celui qui a réussi le tour de force d'apaiser les tensions entre la Ligue et la Fédération a aussi été prépondérant dans l'obtention par la France de l'organisation de la Coupe du monde 2023.
Connu pour ses colères noires, Bernard Laporte n'hésite pas à trancher dans le vif, notamment en remplaçant Guy Novès par Jacques Brunel sur le banc des Bleus, puis en imposant Fabien Galthié dans l'encadrement de ce dernier lors du Mondial-2019.
"Bernard ne se laissera jamais faire, il dira toujours ce qu'il pense et il est sans concession. Ce n'est pas quelqu'un que l'on peut acheter, amadouer. Ce n'est pas un oiseau dont on peut fermer la cage", a expliqué son ancien président à Toulon, Mourad Boudjellal.
"L'adversité, il a besoin de ça. Il se façonne là-dedans", a également estimé Serge Simon, son ami et actuel vice-président de la FFR, à ses côtés sur le banc des prévenus en décembre mais relaxé pour sa part.
W.Moreno--AT