-
Présidentielle au Brésil: Flavio Bolsonaro surfe sur le scandale
-
Enlisé dans sa guerre en Iran, Trump attendu à l'ONU
-
Charles "jovial" après la mort de Diana? Les principales accusations du livre choc du frère de Lady Di
-
Loi "intégrale": le jugement des viols réservé aux assises, la réponse pénale durcie
-
Wall Street clôture en hausse, nouveau record du Nasdaq
-
La vente aux enchères d'objets personnels de Bardot rapporte près de 954.000 euros
-
Foot: Infantino propose des consultations pour réformer la gouvernance de la Fifa
-
Equipe de France: sous le soleil, l'ère Zidane a débuté avec légèreté
-
Habillement : Shein, Temu et AliExpress représentent près d'un tiers des achats en ligne (étude)
-
Des autruches sud-africaines plumées vivantes pour la haute couture, selon un rapport d'ONG
-
À son procès pour corruption, Rachida Dati plaide le dilettantisme parlementaire
-
Presse : Tugdual Denis quitte Valeurs actuelles
-
Pour faire des économies, la Cour des comptes suggère de limiter la masse salariale de la fonction publique
-
Equipe de France: premier entraînement sous les ordres de Zidane
-
Basket: Batum "Batman" remise sa cape au placard
-
Carburants : de nouvelles aides annoncées mardi pour les Français les plus touchés
-
Les médias américains organisent la riposte face à Trump
-
La ministre Catherine Chabaud veut construire "avec les pêcheurs" un "plan de sauvegarde"
-
Loi "intégrale": création d'une justice spécialisée et jugement du viol réservé aux assises
-
Italie: "Je suis revenu pour gagner", assure Mancini
-
Inaction climatique: une ONG espère l'ouverture d'un procès historique en Suède en 2027
-
Colombie: un haut lieu touristique menacé par un incendie, partiellement contrôlé
-
Pékin confirme la visite de Xi aux Etats-Unis, en quête de "stabilité stratégique"
-
"L'avenir plutôt que les coupes sombres": les salariés de l'auto allemande refusent le déclin
-
Carburants, gaz pour l'hiver: l'exécutif sur tous les fronts
-
Wall Street ouvre en hausse, veut croire à la diplomatie
-
Ligue 1: au PSG, encore des imperfections
-
Trois civils tués en Afghanistan dans des frappes pakistanaises
-
Exclus de la Maison Blanche par Trump, trois médias américains saisissent la justice
-
Real Madrid: les mêmes maux, et toujours pas de remède
-
Les radios s'unissent pour pouvoir continuer à être écoutées dans les voitures
-
La ministre Catherine Chabaud dans le Sud pour rencontrer à nouveau des pêcheurs
-
Loi intégrale contre les violences sexuelles: les députés ouvrent les débats
-
Afghanistan: trois morts dans des frappes pakistanaises, selon les autorités talibanes
-
Crise automobile: des milliers de salariés mobilisés en Allemagne
-
Etats-Unis: un blessé par balle au Texas dans un nouvel incident impliquant la police de l'immigration
-
Législatives en Russie: le parti de Poutine remporte un nombre record de sièges
-
Assurances: face aux sinistres plus fréquents et plus coûteux, les tarifs grimpent
-
Allemagne: après un "désastre" électoral pour Merz, l'extrême droite évoque son "crépuscule"
-
Samlingen Haupt: Vad pengar avslöjar om oss människor
-
Haupt Koleksiyonu: Paranın Biz İnsanlar Hakkında Anlattıkları
-
हॉप्त् कलेक्शन: पैसा हमारे बारे में एक इंसान के रूप में क्या प्रकट करता है
-
Συλλογή Haupt: Τι αποκαλύπτει το χρήμα για εμάς τους ανθρώπους
-
Surf: Tya Zebrowski, la prodige des vagues
-
UE: 403 millions d'euros d'amende contre Google pour le traitement des données de géolocalisation
-
L'Indonésie peine à maîtriser des incendies, les fumées affectent la région
-
ハウプト・コレクション:お金が人間について明かすこと
-
Décès à 27 ans du mannequin Presley Gerber, fils de Cindy Crawford
-
하우프트 컬렉션: 돈이 우리 인간에 대해 드러내는 것
-
Колекція Гаупта: Що гроші розповідають про нас, людей
Au Nicaragua, une fête centenaire mêle danses et foi pour célébrer l'histoire du pays
Les danseurs du "Güegüense" virevoltent au rythme du violon de Marlen Gutiérrez, lors de la fête annuelle de Saint-Sébastien au Nicaragua, une tradition culturelle religieuse issue de l'époque coloniale de l'Amérique latine.
Oubliant un instant les tracas de la vie quotidienne, des centaines de fidèles se livrent à des danses populaires, remerciant les miracles de la vie ou conjurant celle-ci d'être plus clémente, au cours d'une procession religieuse à travers les rues de la petite ville agricole de Diriamba, à 40 km au sud de la capitale Managua.
Cette fête "est lourde de sens, parce que nous y voyons du syncrétisme. L'indigénisme fusionne avec la culture espagnole (...) C'est l'expression de l'identité nicaraguayenne", détaille Marlen Gutiérrez, violoniste de 47 ans, pour qui la danse du "Güegüense" représente "la voix du peuple" à toutes les époques.
Lors de cette célébration, qui a lieu tous les 19 et 20 janvier, des jeunes nicaragueyens se couvrent le visage avec des masques en bois, incarnant les rapports entre colons espagnols et peuples indigènes colonisés.
Le message: certes, les Indiens dominés acceptent en apparence leur assujettissement à l'autorité, mais derrière les masques, ils ne cessent de faire preuve de ruse pour la saper.
Le nom de "Güegüense" dérive du nahuatl, la langue dans laquelle la fête était à l'époque présentée aux autorités coloniales.
La danse du "Güegüense" est "une expression virulente de protestation contre la domination coloniale", précise l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), qui l'a inscrite sur la liste du patrimoine immatériel de l'humanité en 2005.
- Célébration satirique -
La fête commence le matin à l'église de Saint-Sébastien, un monument séculaire aux murs blancs, où résonne la voix du prêtre César Castillo qui donne la messe.
Puis se succèdent des groupes de danse lors d'un défilé, sur un fond sonore mêlant percussions, marimba et détonations de pétards artisanaux. Tout au long de la procession, une image de Saint-Sébastien, le saint patron de Diriamba, est érigée au-dessus de la foule.
"Les peuples indigènes se moquent de la domination espagnole. L'idée est reprise ici dans un registre religieux et nous maintenons cette tradition", explique à l'AFP le prêtre.
Vêtue d'une robe et d'un chapeau paré de fleurs, le visage caché sous un masque en bois représentant le visage d'une vieille femme, Kelle Arcia se déhanche au rythme des percussions et du marimba. Son partenaire de danse, lui, porte un masque incarnant l'expression d'un homme âgé.
Cette nicaraguayenne de 24 ans pratique la danse du "Viejo y la Vieja" ("le Vieux et la Vielle") depuis six ans, pour remercier Saint-Sébastien "des faveurs reçues" au cours de l'année.
Il "veille sur nous et nous donne son amour, son soutien et sa foi", assure la jeune femme.
Carlos Gonzalez, lui, s'est tourné vers Saint-Sébastian pour avoir des enfants, après que les médecins lui avaient annoncé que lui et sa femme ne pourraient devenir parents.
"Il y a quatorze ans, j'ai demandé au Seigneur d'agir pour que nous puissions en avoir", confie l'homme de 42 ans à l'AFP, qui ajoute, tout sourire, être désormais le père de trois enfants.
L.Adams--AT