-
Wall Street termine en baisse, vague de ventes massives sur la tech
-
Valérie Masson-Delmotte: "Ma grande peur, c'est qu'on rende invisible la surmortalité des personnes âgées"
-
Lunettes à éclipse: la Société astronomique de France appelle à la "vigilance"
-
Potentielles fissures dans les ailes: 16 Airbus A380 nécessitent des inspections
-
En RDC, des chefs veulent hisser la cuisine congolaise au rang de gastronomie
-
A Hanoï, une rare et prudente contestation contre les démolitions de maisons
-
Ebola en RDC: visite prochaine du président Tshisekedi à l'épicentre de l'épidémie
-
Mondial-2026: La course aux buts de Messi et Mbappé réveille Ronaldo
-
Marc Bloch, l'historien résistant, aux portes du Panthéon
-
Mondial-2026: Le Portugal balaye l'Ouzbékistan, Ronaldo en mode superstar
-
Après la grève, la SNCF sort le carnet de chèques
-
Potentielles fissures dans les ailes: 16 Airbus A380 nécessitent des inspections dont cinq immédiatement
-
Un supercalculateur chinois déclaré le plus puissant au monde, une première depuis près de dix ans
-
Le Hezbollah demande un retrait total d'Israël du Liban selon un calendrier préétabli
-
Fusillade mortelle dans un lycée aux Philippines, l'attaque était préméditée
-
La Bourse de Paris touchée par le coup de semonce sur l'IA
-
Canicule: dans les Ehpad, le plan bleu pour protéger les résidents
-
Les députés favorables à une autonomie de la Corse, prochaine étape incertaine au Sénat
-
La canicule s'intensifie en Europe, température record en France et attendue en Angleterre
-
Face à l'IA, Cate Blanchett lance un site pour faire valoir les droits de chacun
-
Carburants: TotalEnergies veut maintenir le plafonnement dans les stations-service rurales
-
Liban: plusieurs tirs de l'armée israélienne dans le sud, deux morts
-
L1: l'entraîneur Gary O'Neil quitte déjà Strasbourg pour Ipswich Town
-
Les Bourses européennes clôturent en baisse, mais atténuent le coup de chaud sur la tech
-
A Bruxelles, une rencontre inédite entre responsables talibans et l'UE sur l'immigration
-
La canicule s'intensifie en Europe, température record attendue en Angleterre
-
Lyhanna: Lecornu donne rendez-vous aux parlementaires à l'automne pour la "loi intégrale"
-
Catastrophes naturelles: la moitié des dégâts assurés causés par la sécheresse en 2025
-
La canicule enchaîne les records, Lecornu mobilise le système de santé
-
Le coup de semonce sur les valeurs de la tech touche les Bourses mondiales
-
Foot: pendant le Mondial, les affaires continuent
-
La relance du logement neuf encore "loin du compte", selon la FFB
-
Wall Street: la tech vacille, le Nasdaq chute de plus de 2% à l'ouverture
-
Des responsables talibans à Bruxelles pour parler d'immigration
-
Blés secs et volailles asphyxiées: l'effet caniculaire en agriculture
-
Une expédition va récupérer le corps de "Green Boots", fameux mort de l'Everest enfin identifié
-
Tensions avec Varsovie: Zelensky absent d'une conférence clé sur l'Ukraine en Pologne
-
Des responsables talibans à Bruxelles pour parler immigration
-
Les Bourses mondiales cèdent du terrain face à la débandade de la tech
-
Ormuz : trafic maritime record lundi depuis le début de la guerre
-
Mondial-2026: Messi et Mbappé à la course aux buts, Ronaldo attendu au tournant
-
L'IA pourrait surpasser les connaissances de cybersécurité "en quelques mois" (Five Eyes)
-
Canicule : des températures records attendues jusqu'en Angleterre
-
Laurence Ferrari va piloter la couverture de la présidentielle sur CNews
-
La canicule enchaîne les records, infrastructures et organismes à rude épreuve
-
L'Iran refuse l'accès des inspecteurs nucléaires à ses sites bombardés
-
Le chef de l'ONU demande "toute la vérité" sur le coût climatique de l'IA
-
L'Iran sera "le seul pays" habilité à décider de l'utilisation de ses avoirs débloqués, selon son ambassadeur
-
Un entrepreneur indien, Kunal Shah, nommé nouveau patron de WhatsApp
-
#MeToo: la justice refuse de rouvrir l'enquête pour viol visant Luc Besson
"Nous sommes des êtres humains!": le désespoir de Vénézuéliens face à la frontière américaine close
Après une dangereuse odyssée, leurs espoirs d'entrer légalement aux Etats-Unis viennent de s'envoler: à la lisière avec le Mexique, des centaines de Vénézuéliens sont atterrés par la décision de la Cour suprême américaine, qui pourrait prolonger la fermeture officielle de la frontière.
"Nous sommes des êtres humains, nous sommes en chair et en os! Comment expliquer cela aux juges et aux gouverneurs ?" tonne Juan Delgado.
Vêtu d'un simple pull, le trentenaire doit affronter le mercure avoisinant les 0°C à Ciudad Juarez, une ville frontalière qui borde le mur longeant le Texas.
Comme lui, des milliers de migrants espéraient en finir avec l'application du "Title 42", qui ferme depuis deux ans les postes-frontières aux personnes sans visa, y compris aux demandeurs d'asile.
Activée par l'ex-président Donald Trump au nom de la lutte contre la pandémie, cette mesure controversée devait initialement expirer mardi à minuit, après un long feuilleton judiciaire.
Mais à la dernière minute, la Cour suprême a ordonné lundi de maintenir ces restrictions, le temps qu'un recours d'urgence déposé par une vingtaine de gouverneurs républicains soit examiné. Une décision qui ouvre la porte à une éventuelle prolongation du "Title 42".
"Pourquoi ne nous donnent-ils pas une chance ?", se désole M. Delgado auprès de l'AFP. "Ils nous traitent comme des criminels, alors que nous voulons juste travailler."
A côté de lui, Edward Acevedo est abattu. Cet imbroglio judiciaire le plonge dans une "grande tristesse". "Nous avons traversé la jungle, la faim et le froid. Beaucoup d'épreuves", souffle ce Vénézuélien de 41 ans, qui partage un abri de fortune avec des dizaines de compatriotes, dans la maison d'un pasteur.
L'expiration de ce régime d'exception, "c'était la chance d'aller de l'avant pour tous les Vénézuéliens qui sont ici", regrette Angel Colmenares, après avoir fondu en larmes en apprenant la décision.
Face à la profonde crise politique et économique dans laquelle est enlisée le Venezuela, plus de 6 millions de Vénézuéliens ont quitté leur pays depuis 2015 selon l'ONU.
S'ils émigrent en majorité vers d'autres pays d'Amérique latine, nombre d'entre eux s'embarquent dans un dangereux périple, qui implique notamment de braver la jungle du Darien au Panama, pour atteindre les Etats-Unis.
- "Personne ne veut de nous" -
A Ciudad Juarez, la misère dans laquelle subsistent les candidats à l'exil en dit long sur la détresse qui les meut. La plupart dorment à même le sol et allument des feux dans des poubelles pour se réchauffer.
Malgré le froid, beaucoup tentent de traverser le fleuve Rio Grande, qui sépare le Mexique des Etats-Unis, avec leurs enfants sur les épaules. Les autres tentent de vendre des couvertures ou des gants pour survivre, quand ils ne se font pas kidnapper par les cartels.
"Nous sommes les oubliés, personne ne veut de nous", soupire un Vénézuélien, qui souhaite rester anonyme. "Où que nous allions, nous dérangeons."
Pour tenter de diminuer cet afflux, Washington a lancé en octobre un programme humanitaire, qui prévoit d'accueillir un quota de 24.000 Vénézuéliens arrivant directement par avion.
En contrepartie, ceux qui arrivent par la terre, et qui étaient auparavant exemptés du "Title 42" à cause de la situation politique au Venezuela, subissent désormais cette mesure.
Mais la plupart des migrants qui atteignent le mur frontalier refusent de faire demi-tour et optent pour la clandestinité.
"Le salaire au Venezuela est de 20 dollars, et avec ça j'achète deux poulets, comment pouvez-vous vivre comme ça ?" reprend M. Acevedo, qui a laissé femme et enfant derrière lui.
A Ciudad Juarez, la barrière comporte de nombreux trous à travers lesquels se faufiler, comme sur les milliers de kilomètres qui longent le Texas, le Nouveau-Mexique, l'Arizona ou la Californie.
Les migrants qui la franchissent se rendent ensuite d'eux-mêmes aux garde-frontières, pour que leur cas soit examiné. S'ils sont autorisés à formuler une demande d'asile, ils sont alors relâchés dans l'attente d'une décision définitive.
Lundi, en l'espace d'à peine dix minutes, une équipe de l'AFP a vu cinq Vénézuéliens emprunter l'une de ces failles pour rejoindre la ville d'El Paso au Texas.
"Ils ne vont pas nous laisser entrer et je ne peux pas attendre plus longtemps", a expliqué l'un deux, en réclamant l'anonymat. "Ma femme est en train de mourir d'une tumeur et j'ai besoin d'argent pour son traitement."
M.White--AT