-
Le FBI accuse la Corée du Nord du "casse du siècle" chez Binance
-
F1: Lewis Hamilton, sur Ferrari, en pole position du Grand Prix du Mexique
-
En Allemagne, des manifestations de la "Gen Z" suivies d'affrontements
-
Italie: l'AC Milan fait (re)vivre un cauchemar à l'Inter
-
Angleterre : premiers nuages pour Manchester City, alerte rouge à United
-
Top 14: l'UBB se fait peur, Toulon revit, le Racing 92 s'enfonce
-
Revers judiciaire pour Trump au sujet d'une lettre licencieuse à Epstein
-
Crise politique en Pologne : Bruxelles fait pression sur le président polonais
-
Ligue 1: l'entraîneur du Havre Didier Digard écarté, son président démissionne
-
Allemagne: accroché par le Borussia, le Bayern conserve la tête après le Klassiker
-
Crise politique en Pologne: le président consulte, le Premier ministre défend son action
-
ATP 500 de Vienne : De Minaur écarte Zverev et rejoint Alcaraz en finale
-
Top 14: l'UBB se fait peur, le Racing 92 s'enfonce
-
Le guide suprême iranien met en garde les États-Unis et Israël contre une reprise de la guerre
-
Top 14: Malgré les absences, l'UBB résiste et vient à bout de Bayonne
-
ATP 500 de Vienne : Alcaraz domine Medvedev et rejoint la finale
-
A Madagascar, des centres d'arnaque déplacés du Cambodge exploitaient des Africains
-
Pologne: le président reçoit les partis pour sortir de la crise politique
-
Cyclisme: Pogacar, qui avait trois vertèbres cassées, "juste heureux d'être en vie" (presse)
-
Ukraine : les habitants évacués d'Olechky accueillis par leurs proches
-
MotoGP: deuxième du sprint en Malaisie, Marquez veut encore creuser l'écart
-
Japon: des animaux de compagnie bénis en kimonos
-
Allemagne: la police mobilisée en amont d'importantes manifestations de jeunes
-
MotoGP: deuxième du sprint en Malaisie, Marquez se rapproche encore d'un 8e titre mondial
-
Pologne: le président consulte les partis pour trouver une issue à la crise politique
-
Corée du Sud : inhumation des cendres d'un vétéran français de la guerre de Corée
-
Pologne: le président convoque les partis pour trouver une issue à la crise politique
-
Piratage de Binance : comment des milliards de dollars de cryptomonnaies ont-ils pu être volés ?
-
Acte III de la mobilisation sociale : la crainte d'un nouveau 17 octobre, le parcours Bastille/Nation interdit
-
À la COP17, le monde s'engage à remettre sur les rails les efforts pour protéger la nature
-
"Trump nous a trahis" : en Arizona, le ressentiment des électeurs latinos
-
Ukraine : à Kherson, sur la ligne de front, le cessez-le feu offre un fragile répit
-
Boxe: à Riyad, Mbilli se mesure à la légende "Canelo"
-
Top 14 : en crise de résultats, Clermont et Urios sous tension
-
NBA : les Sixers dominent les Knicks, les Warriors s'imposent contre les Lakers
-
Indonésie : neuf orangs-outans sauvés des incendies trouvent un nouveau foyer
-
Flavio Bolsonaro dit avoir quitté le Brésil pour fuir une "persécution"
Le premier vol d'Ariane 6 désormais prévu au dernier trimestre 2023
L'horizon se dégage pour Ariane 6: le vol inaugural du lanceur, qui porte les ambitions européennes d'accès indépendant à l'espace, est désormais programmé pour le quatrième trimestre 2023, sous réserve que la campagne d'essais se déroule comme prévu.
"C'est une date prévue et le programme devra encore réaliser successivement et en temps voulu un certain nombre d'étapes clés pour que ce calendrier reste valide", a affirmé le directeur général de l'Agence spatiale européenne (ESA) Josef Aschbacher lors d'une conférence de presse.
Le programme de ce nouveau lanceur destiné à succéder à Ariane 5 et à remplir les missions auparavant effectuées par la fusée russe Soyouz avait été lancé en 2014. Initialement prévu pour 2020, le premier vol d'Ariane 6 avait déjà dû être reporté de deux ans en raison de la pandémie de Covid-19 et de certaines difficultés de mise au point.
Ces derniers jours, plusieurs jalons ont permis de dégager un peu l'horizon vers le premier vol.
A Kourou, l'intégralité du lanceur a été assemblée sur son pas de tir du Centre spatial guyanais. Cet exemplaire ne volera pas, mais vise à tester l’ensemble des interfaces et les bonnes communications entre le lanceur et son pas de tir.
Ces essais doivent également permettre de tester les logiciels de vol, ceux des bancs de contrôle, ainsi que les opérations de remplissage et vidange des réservoirs.
Ces "essais combinés" impliquent aussi la mise à feu du moteur Vulcain de l'étage principal à plusieurs reprises, dont une de plus de 8 minutes correspondant à sa durée d'utilisation en vol.
- Tests des moteurs -
Parallèlement, sur le site de l'agence spatiale allemande (DLR) à Lampoldshausen, la campagne de tests au sol de l'étage supérieur réallumable -principale innovation du futur lanceur- a commencé début octobre.
Cette campagne a lieu avec plus d'un an de retard en raison de difficultés rencontrées dans la mise au point des instruments de mesure qui équipent les bancs d'essais.
Les essais visent à tester le moteur Vinci et un autre élément clé de l'étage supérieur, l'APU, l'unité de puissance auxiliaire. Ce petit moteur permet d'alimenter en carburant le moteur Vinci pour le rallumer et ainsi de déployer plusieurs satellites d'une constellation au cours d'une même mission.
Le moteur Vinci a été mis à feu "pendant 45 secondes comme prévu", a affirmé André-Hubert Roussel, président d'Arianegroup, le maître d’œuvre industriel. Jusqu'à trois mises à feu sont prévues, selon lui.
D'après M. Aschbacher, pour que le calendrier soit tenu, il faut que "d'ici le premier trimestre 2023", les tests de l'étage principal ainsi que les essais combinés aient avancé, et qu'une "revue de qualification du système de lancement" ait été lancée.
- Près de 4 milliards -
Ariane 6, qui aura coûté près de 4 milliards d'euros, doit permettre à l'Europe de s'adapter notamment à la féroce concurrence de l'américain SpaceX et de répondre à l'essor des petits satellites et constellations: environ 18.500 satellites de moins de 500 kilos doivent être lancés au cours des dix prochaines années, soit l'équivalent d'une tonne par jour, selon le cabinet spécialisé Euroconsult.
La fusée est prévue pour être 40% moins coûteuse qu'Ariane 5 et surtout plus polyvalente.
Une version à deux propulseurs latéraux (boosters), Ariane 62, lui permettra d'avoir la capacité d'emport de la fusée russe Soyouz, dont les tirs depuis la Guyane ont été interrompus par l'invasion de l'Ukraine. Une autre à quatre boosters remplacera le lanceur lourd Ariane 5.
Ariane 6 pourra tout aussi bien lancer jusqu'à 12 tonnes vers l'orbite géostationnaire à 36.000 kilomètres, pour laquelle elle a été pensée en 2014, que les constellations en orbite basse à quelques centaines de kilomètres d'altitude qui ont entre-temps émergé.
Une fois le premier vol passé, 29 lancements sont déjà prévus, dont 18 pour déployer des satellites de la constellation Kuiper du géant Amazon.
A.Taylor--AT