-
Des pétroliers iraniens passent le détroit d'Ormuz avant les nouveaux pourparlers
-
Un suspect du génocide au Rwanda comparaît devant un tribunal néerlandais
-
Pologne et Allemagne signent un accord de défense aux ambitions limitées
-
Espagne: l'ex-Premier ministre Zapatero convoqué pour une audition inédite devant le juge
-
Fed: Warsh entre en scène, pas de dégel des taux d'intérêt en vue
-
Ultime vote au Parlement pour relancer l'investissement dans les barrages
-
Le Parlement européen en passe d'autoriser une nouvelle génération d'OGM
-
Migration: le Parlement européen vote mercredi le règlement sur les retours
-
Mondial-2026: la France de Mbappé réussit son entrée, Messi dans l'histoire
-
VivaTech: intelligence artificielle et souveraineté technologique au menu
-
Une vague de chaleur déferle sur la France, en plein bac
-
L'IA au menu du G7 avant un dîner Trump-Macron sous les ors de Versailles
-
Poutine reçoit des dirigeants asiatiques pour un sommet parallèle au G7
-
Loi d'urgence agricole: au Sénat, retour en vue pour le volet "pesticides" de la loi Duplomb
-
L'acteur Javier Bardem laisse ses empreintes sur Hollywood Boulevard
-
Sean Penn réalisera un film sur l'assaut du Capitole (médias)
-
Mondial-2026: la France de Mbappé réussit son entrée, en attendant l'Argentine de Messi
-
Mondial-2026: Mbappé d'abord brouillon, ensuite record et enfin libérateur
-
Les autorités affirment avoir déjoué un projet d'attentat pour le show de MMA à la Maison Blanche
-
Mondial-2026: un Mbappé record lance idéalement les Bleus
-
SpaceX dépasse quelques heures la capitalisation boursière d'Amazon, cinquième du monde
-
Présidentielle au Pérou: Keiko Fujimori accentue son avance
-
Tirs de semonce d'un navire de guerre russe sur un yacht dans la Manche
-
Wall Street termine dispersée, entre Moyen-Orient et Fed
-
Une "menace potentielle" déjouée pour le show de MMA à la Maison Blanche
-
En Haïti, le chef de l'ONU demande "pardon" aux victimes des gangs
-
La Banque de France abaisse nettement sa prévision de croissance pour 2026
-
Le débat sur l'autonomie de la Corse a débuté à l'Assemblée
-
Des hackers de plus en plus jeunes derrière des cyberattaques massives
-
Sommet du G7: Emmanuel Macron sur France 2 jeudi soir
-
De nouvelles baisses de tarifs imposées aux radiologues en juillet après des négociations infructueuses
-
En Tunisie, des vols de retours des migrants quasiment quotidiens, selon un responsable à l'AFP
-
Le Parlement allonge la durée de rétention des étrangers jugés dangereux
-
En Tunisie, des vols de retours des migrants quasiment quotidiens (responsable à l'AFP)
-
Snap lance ses lunettes de réalité augmentée Specs, pari sur l'après-smartphone
-
Mondial-2026: avec la Tunisie, la nouvelle mission commando de Renard
-
SpaceX dépasse Amazon et devient la cinquième capitalisation boursière mondiale
-
"Roblox", le jeu vidéo pour enfants à l'appétit d'ogre
-
Le jeu Roblox généralise ses comptes sécurisés pour mieux protéger les mineurs en ligne
-
Accréditation refusée au salon Eurosatory: un journaliste saisit la justice contre l'Intérieur
-
La Bourse de Paris termine en hausse, profitant du recul du pétrole
-
Ile-de-France: d'ici 2030, les billets de transport payables à l'unité en carte bancaire, à tarif majoré
-
Entre upcycling et élégance, la dentelle renaît dans la mode contemporaine
-
Microsoft passe à la facturation "au compteur" avec son nouvel agent IA
-
Mondial-2026: la France entre en scène, tout comme sa grande rivale, l'Argentine
-
Brésil: l'état du chef Raoni, en soins intensifs, s'améliore
-
Première transmission entre humains de la bactérie de la dermatophilose
-
Téhéran et Washington doivent entrer dans le vif du sujet vendredi en Suisse
-
SpaceX se hisse à la cinquième place des capitalisations mondiales, dépasse Amazon
-
Wall Street ouvre en hausse, attend des détails sur l'accord Etats-Unis-Iran
A 82 ans, l'astrophysicienne Jocelyn Bell Burnell encourage les femmes à "briller"
"Tu es faite de poussières d'étoiles: alors brille!", lance Jocelyn Bell Burnell à une étudiante. A 82 ans, l'astrophysicienne britannique, injustement privée du Nobel pour sa découverte des pulsars dans les années 60, continue d'encourager les femmes en sciences.
Ce mardi soir, quand elle pénètre dans l'amphithéâtre de l'IPSA, en banlieue parisienne, à l'invitation de l'association d'étudiants de cette école d'ingénieurs spécialisée dans l'aéronautique et le spatial, la célèbre scientifique commence par sonder l'assistance de ses yeux bleu pervenche.
Avant d'afficher un sourire satisfait: "vous avez une meilleure parité qu'en Grande-Bretagne! Il y a des progrès: quand j'étais étudiante en licence à Glasgow, notre classe comptait 49 hommmes... et moi".
"Personne ne voulait travailler avec une femme. J'ai donc dû résoudre tous mes problèmes toute seule. C'est un travail difficile, mais c'est formateur!", raconte-t-elle dans la salle bondée, où fusent les questions des étudiants et d'astrophysiciens admiratifs.
Née en 1943 en Irlande du Nord, Jocelyn Bell Burnell est devenue un symbole des femmes scientifiques longtemps restées dans l'ombre de leurs collègues et mentors masculins.
En 1967, alors qu'elle épluche d'interminables relevés de radioastronomie dans le cadre de sa thèse, la jeune étudiante remarque un étrange signal régulier.
Son superviseur croit d'abord qu'elle a mal réglé l'instrument: "+Stupide fille!+ ou +Femme stupide!+ m'a-t-il dit. J'étais tour à tour l'une ou l'autre. Je n'ai jamais bien compris la différence", confie-t-elle pince-sans-rire.
Mais après des vérifications et le repérage de signaux similaires dans d'autres endroits du ciel, il devient évident que la doctorante a découvert un nouvel objet céleste: un pulsar.
Cette étoile à neutrons en rotation très rapide émet des impulsions de façon extrêmement régulière, comme un phare dans la nuit, en faisant une sorte d'"horloge" cosmique très précise.
La découverte fait grand bruit. Mais c'est son directeur de thèse qui reçoit le prix Nobel en 1974, déclenchant une vive controverse sur l'omission de Jocelyn Bell Burnell.
"Une des choses que j'ai apprises, c'est qu'obtenir le Nobel marque la fin d'une carrière. Si tu n'obtiens pas de Nobel, en revanche, tu reçois toutes les autres récompenses possibles", philosophe-t-elle cinquante ans plus tard. "Tous les deux ou trois ans, il y a une cérémonie de remise de prix et une fête. Et c'est amusant!"
- "Syndrôme de l'imposteur" -
Désormais mondialement reconnue, Dame commandeur de l'Empire britannique, Jocelyn Bell Burnell a notamment reçu en 2018 le "Breakthrough Prize" en physique fondamentale.
Lancée par des entrepreneurs de la Silicon Valley, cette prestigieuse récompense est dotée de 3 millions d'euros, qu'elle a intégralement consacrés à la création d'une bourse pour aider les étudiants issus de minorités à poursuivre des études en physique. "Principalement des femmes".
Après avoir longtemps "souffert du syndrôme de l'imposteur", la prise de conscience de son rôle de modèle est venue "progressivement", car "la discrimination est subtile, faite de petits détails, de nombreuses petites blessures", confie-t-elle.
Comme lorsqu'un professeur en licence lui avait affirmé que "les femmes ne pouvaient pas faire de géologie". Ou lorsqu'elle a été contrainte de changer régulièrement de domaine d'études pour "obtenir un poste au centre d'astronomie le plus proche" au gré des affectations de son mari.
"C'est ainsi que je suis passée de la radioastronomie à l'astronomie des rayons gamma, puis des rayons X, à l'infrarouge et enfin au domaine millimétrique. Une carrière complètement insensée! Mais parce que j'ai travaillé dans tous ces domaines, je comprends mieux que beaucoup de gens la portée des nouveaux résultats qui arrivent", souligne la chercheuse.
Les ondes gravitationnelles et l'astrophysique des neutrinos, deux domaines très récents, vont "probablement produire certaines des révolutions, des surprises parmi les plus importantes" des prochaines années, estime-t-elle. "C'est une époque passionnante! Allez faire de la recherche en astrophysique !"
W.Nelson--AT