-
Open d'Australie: Djokovic, increvable, défiera Alcaraz en finale
-
Cuba accuse Donald Trump de vouloir "asphyxier" l'économie de l'île
-
Trump choisit Kevin Warsh pour présider la Fed, avec l'espoir de baisses de taux
-
Minneapolis: un journaliste arrêté, Trump qualifie Alex Pretti d'"agitateur"
-
Wall Street recule, sans être surprise par le candidat de Trump pour diriger la Fed
-
Canal: le Panama en contact avec Maersk après l'annulation de la concession du Hongkongais CK Hutchison
-
Le Congrès américain s'échine à éviter une longue paralysie budgétaire
-
Minneapolis: une responsable de l'UE indignée par des images "terrifiantes", un "choc"
-
Le bilan d'un glissement de terrain en Indonésie monte à 44 morts
-
Un chêne vieux de 340 ans abattu dans la Sarthe
-
Condamné pour corruption de mineurs, Morandini renonce à "tout recours"
-
En Syrie, la facture d'électricité plus élevée que les salaires
-
Gaza: Israël doit rouvrir dimanche le passage de Rafah, avec des restrictions draconiennes
-
Le Kremlin affirme avoir accepté une pause sur les frappes contre Kiev jusqu'à dimanche
-
Aux JO-2026, deux "pompiers de la psy" pour épauler les Bleus
-
Ligue 1: l'OM après le cauchemar, méfiance pour le PSG
-
Open d'Australie: Sabalenka-Rybakina, retour vers le futur en finale
-
Trump choisit un critique de la Fed, Kevin Warsh, pour présider la banque centrale
-
Ligue des champions: avec Monaco, le PSG retrouve un club français en barrages
-
Soumission chimique: une expérimentation pour rembourser les analyses même sans plainte
-
Kevin Warsh, du cercle de Trump aux portes de la Fed
-
Trump désigne Kevin Warsh, un ex-banquier central, pour présider la Fed
-
Eutelsat: l'Etat bloque une vente d'actifs à un fonds suédois et défend une activité "trop stratégique"
-
CIO: le projet olympique de Coventry devrait s'esquisser à Milan
-
Derrière les lunettes du président Macron, les défis d'un savoir-faire français
-
NBA: OKC chute dans le Minnesota, Denver stoppe sa mauvaise série
-
Budget: un ultime 49.3 dégainé en 13 secondes, épilogue lundi
-
Ski: Lindsey Vonn chute lourdement à Crans-Montana, son rêve olympique en suspens
-
Minneapolis: le cofondateur de LinkedIn dénonce "le chaos trumpiste"
-
Zone euro: le taux de chômage en légère baisse en décembre
-
Syrie: Damas et les Kurdes annoncent un accord, une "étape historique" selon Washington
-
Zelensky accepte le principe d'une trêve énergétique avec la Russie
-
Canal de Panama: annulation de la concession du Hongkongais CK Hutchison, vive réaction de Pékin
-
Minneapolis: entre chaud et froid, Trump qualifie Alex Pretti d'"agitateur"
-
La Bourse de Paris s'affiche en petite hausse dans un environnement incertain
-
Somfy envisage une réorganisation, près de 350 postes menacés en France
-
Radio France ouvre son offre de podcasts aux studios indépendants
-
Budget: Lecornu a dégainé un ultime 49.3, épilogue lundi
-
Après une croissance française 2025 finalement à 0,9%, Paris optimiste pour 2026
-
Gaza: nouvel accroc à la trêve, Israël dit avoir "éliminé trois terroristes"
-
Des rayons vides au G20 en une génération: le "miracle" polonais
-
Le filtrage des contenus IA se développe face à l'irritation d'une partie des internautes
-
La pollution des eaux sous un entrepôt Bolloré incendié en 2023 suscite l'inquiétude
-
Gifi, en difficulté, écarte son patron cinq mois après sa nomination
-
Dans le Minnesota, des visites médicales à domicile pour une communauté somalienne apeurée
-
La drogue et l'extorsion, fléaux dans les 5 Etats les plus violents du Mexique
-
Pétrole: le Venezuela adopte une loi favorable au secteur privé, les Etats-Unis lèvent des sanctions
-
Cancer du sein: l'IA améliore le dépistage humain, affirme une vaste étude suédoise
-
Procès Casino: l'ex-PDG Jean Charles Naouri, l'entreprise et Nicolas Miguet condamnés pour corruption
-
Les Etats-Unis vers une paralysie budgétaire a minima après un accord
Les ours du Svalbard ont résisté mieux que prévu au réchauffement
C'est "une surprise" pour les chercheurs : les ours polaires du Svalbard ont augmenté leur corpulence, résistant mieux que prévu au réchauffement climatique accéléré qui frappe la région, conclut une étude publiée jeudi, même si cette adaptation pourrait être de courte durée.
"L'augmentation de leur condition physique durant une période de perte significative de la glace de mer a été une surprise", confie à l'AFP Jon Aars, de l'Institut polaire norvégien, auteur principal de l'article paru dans la revue Scientific Reports, pour qui ce résultat pourrait s'expliquer par une diversification de l'alimentation des ours.
Les scientifiques ont analysé la corpulence de centaines d'ours entre entre 1995 et 2019 dans l'archipel norvégien du Svalbard, une région marquée par un changement climatique jusqu'à quatre fois plus rapide que la moyenne mondiale. Certaines zones de la mer de Barents ont même connu un réchauffement de près de 2°C par décennie ces 40 dernières années, soulignent les chercheurs.
Conséquence de ces conditions climatiques, la glace de mer qui sert de terrain de chasse à l'ours polaire - entre 1.900 et 3.600 individus dans toute la mer de Barents, selon un recensement de 2004 - recule.
Les scientifiques s'attendaient donc à trouver des ours plus maigres, comme dans d'autres régions du monde touchées par un même recul de la glace, mais le résultat s'est avéré étonnant.
L'indice mesurant la condition corporelle des ours, après un déclin initial entre 1995 et 2000, a "augmenté ensuite, durant une période de perte rapide de la glace de mer", concluent ainsi les chercheurs dans leur étude.
- "Surprenant" -
"Ce résultat peut sembler surprenant car il est contraire aux résultats des études menées dans d'autres populations d'ours polaires, comme dans la baie de Hudson, où la condition physique a fortement diminué à cause du réchauffement", souligne pour l'AFP la chercheuse Sarah Cubaynes, qui n'a pas participé directement à cette étude mais a aussi travaillé sur les populations d'ours.
Une dégradation de ces mesures, qui prend en compte la corpulence et les réserves de graisse, aurait été considérée comme un indicateur de futurs problèmes démographiques pour ces animaux, comme dans d'autres régions.
"Quand les conditions se dégradent, avec moins d'accès à la nourriture, on anticipe d'abord que les ours vont devenir plus maigres, en accumulant moins de graisse", "avant que les choses ne s'aggravent encore et que la survie et la reproduction ne baissent significativement", explique Jon Aars.
Les auteurs insistent donc sur l'importance de ne pas extrapoler les observations d'une région à une autre. La situation des ours du Svalbard obéit à une "relation complexe" entre leur habitat, l'écosystème, leurs gains et leurs dépenses énergétiques, soulignent-ils.
- Rennes et morses -
Pour expliquer leur résilience, les auteurs suggèrent que les ours ont pu diversifier leur alimentation, jusqu'ici composée essentiellement de phoques. Ils auraient pu chasser plus facilement les rennes et les morses, dont les populations ont de nouveau prospéré après avoir été surexploitées par les humains.
La concentration d'une espèce particulière de phoques pourrait aussi avoir augmenté lorsque la glace de mer était plus rare, demandant moins d'efforts aux ours pour les chasser.
"Une hypothèse plausible pourrait être que les ourses femelles arrivent à préserver leur condition physique toutefois au prix de produire moins de descendants", ajoute Sarah Cubaynes, évoquant une piste qui n'est pas mentionnée dans l'étude.
Même si l'adaptation des ours polaires étudiés leur semble une "bonne nouvelle", les chercheurs se montrent moins optimistes pour la suite, estimant que les ours du Svalbard finiront probablement par être rattrapés par le changement climatique dans un futur proche.
"Nous pensons qu'ils sont toujours dépendants de leur capacité à chasser des phoques sur la glace", ce qui va s'avérer plus difficile, insiste Jon Aars.
P.Hernandez--AT