-
Leboncoin réduit le télétravail et affronte à la première grève de son histoire
-
Norvège: plus de sept ans de prison requis contre le fils de la princesse héritière, jugé pour viols
-
Dans le sud du Liban, les déplacés de la "zone rouge" fuient la mort et la destruction
-
Municipales: tractations bouclées, la bataille du second tour s’engage
-
Bombardement sur un hôpital de Kaboul: préparation des funérailles, lourd bilan, confirme une ONG
-
Les audiences des Oscars 2026 sont en baisse
-
Gims, Theodora, Helena: le made in France tracte le marché musical, selon un rapport
-
"Jusqu'au bout": au bord de la route, des Ukrainiens accueillent leurs prisonniers de guerre
-
Le Royaume-Uni et le Rwanda s'affrontent devant les tribunaux au sujet d'un accord sur l'expulsion de migrants
-
Un juge ordonne la reprise des émissions de Voice of America
-
La Grande-Bretagne et le Rwanda s'affrontent devant les tribunaux au sujet d'un accord sur la migration
-
Le loueur d'avions AerCap commande 100 monocouloirs A320 et A321 à Airbus
-
La Bourse de Paris dans le vert, avec la baisse des prix du pétrole
-
Le Parlement écossais rejette la légalisation de l'aide à mourir
-
Chikirou absente sur BFMTV: les débats relèvent de la "liberté" des chaînes, rappelle l'Arcom
-
Israël: sous les missiles iraniens, une vie de chiens
-
Pour les fans de BTS, un retour de bâton... lumineux
-
Frappe sur un hôpital à Kaboul: "des centaines de morts et de blessés", confirme une ONG
-
Le Venezuela prend sa revanche sur les Etats-Unis au baseball
-
A Dijon, sur les traces de Gaulois enterrés assis
-
Japon: le nombre de visiteurs chinois plonge à nouveau en février malgré le Nouvel An lunaire
-
Chili: les tranchées anti-migrants de Kast divisent à la frontière avec le Pérou
-
Un homme s'est introduit dans l'enclos d'une hippopotame star d'internet
-
NBA: le Thunder premier qualifié pour les play-offs, les Spurs sur leur lancée
-
L'Iran enterre son puissant chef de la sécurité Larijani et jure de le venger
-
La Colombie dénonce un bombardement sur son territoire par l'Equateur, Quito dément
-
La guerre ravive l'inflation et la perspective d'un gel des taux prolongé aux Etats-Unis
-
Avec EU Inc, Bruxelles déroule le tapis rouge aux entrepreneurs
-
Faste royal au premier jour de la visite d'Etat du président nigérian au Royaume-Uni
-
Climat: décision sur la responsabilité de TotalEnergies, poursuivi par un agriculteur belge
-
Macron près de Nantes pour dévoiler le nom du futur porte-avions géant
-
CAN: après les incidents de la finale, le Sénégal déchu de son titre qui échoit au Maroc
-
Les Etats-Unis bombardent près du détroit d'Ormuz, l'Iran promet de "venger" Larijani
-
Au moins six morts dans des frappes israéliennes dans le centre de Beyrouth
-
Irak: attaques contre l'ambassade américaine à Bagdad
-
Cuba rétablit son réseau électrique, Washington accentue la pression
-
C1: le bijou d'Eze envoie Arsenal en quarts contre le Sporting
-
Ligue des champions: le Real Madrid éclipse Manchester City, encore
-
Ligue des champions: le PSG tout en talent et en maîtrise pour confirmer contre Chelsea
-
Le système ne "fera jamais partie" des discussions, dit une diplomate cubaine
-
Le Premier ministre irlandais tient courtoisement tête à Trump
-
Les marchés boursiers reprennent leur souffle, malgré la hausse du pétrole
-
Ligue des champions: le Sporting brise le rêve de Bodo Glimt
-
Poursuivi par sa soeur pour atteinte à la vie privée, Alain-Fabien Delon affirme avoir voulu "protéger son père"
-
Israël affirme avoir tué Ali Larijani, promet le même sort à Mojtaba Khamenei
-
Wall Street termine en hausse malgré les tensions géopolitiques
-
"Pas de trêve contre le terrorisme", exhorte Milei en commémorant un attentat anti-israélien en Argentine
-
Sassou Nguesso, "l'Empereur" du Congo qui refuse de passer la main
-
Congo-Brazzaville: Denis Sassou Nguesso réélu pour un 5e mandat
-
Inquiétudes autour d'un vide juridique sur la pédocriminalité en Europe
Dans les entrailles de l'Opéra Bastille, le ballet des machinistes
Sur l'immense plateau, on déplace le décor de "La Bohème" à l'aide de tracteurs électriques. Six étages en dessous, on démonte ou assemble d'autres décors: à l'Opéra Bastille, le travail des machinistes est un spectacle en soi.
Clou de ce spectacle: le plateau lui-même, capable de monter et de descendre entre le niveau de la scène et le sixième sous-sol pour transporter une centaine de tonnes de décors, en moins de 12 minutes.
Ce plateau mobile de 400 mètres carrés est multiplié par neuf à l'arrière-scène et sur les côtés, avec des cases permettant le stockage de décors. Chose rare, il dispose aussi d'une salle de répétition, réplique exacte de la scène.
Du premier siège de la salle jusqu'au "lointain" (le fond de la scène), il n'y a pas moins de 100 mètres, une vision de grandeur impressionnante que voit rarement le public.
Inauguré en 1989, l'Opéra Bastille, le plus grand d'Europe (2.745 places), "a pour vocation de jouer trois à quatre spectacles en toute sécurité dans une même semaine", explique à l'AFP Lionel Morin, chef de la machinerie de cette salle, la deuxième de l'Opéra de Paris avec le Palais Garnier.
Quelques jours avant la reprise de "La Bohème" de Puccini (2 mai-4 juin), ses équipes s’attellent à la mise en place des décors. Cette version de Claus Guth avait en 2017 hérissé une partie de la critique et du public en situant l'histoire... dans l'espace.
Une station spatiale de près de 12 tonnes est poussée au milieu de la scène par des machinistes juchés sur des tracteurs électriques.
Une fois les actes 1 et 2 terminés, les machinistes ont, en temps réel, les 30 minutes de l'entracte pour dégager la station vers les coulisses et ramener une autre pièce du décor, un sol lunaire. Tout cela grâce à un système sophistiqué de chariots motorisés, de rails et une tournette pour faire pivoter les différents éléments.
Les machinistes ne sont pas seuls: "électriciens, éclairagistes, accessoiristes et habilleurs sont là; on travaille en communion", précise Michel Foulquier, responsable de spectacle.
On charge les frises -- qui cachent les projecteurs -- et les porteuses pour lever ou descendre des décors lourds stockés dans les cintres, on utilise des nacelles télescopiques pour monter rapidement certains décors.
Bastille, "c'est une fourmilière, une grosse usine", résume pour l'AFP Sonia Allienne, machiniste depuis 20 ans dans la maison.
Sur les productions où il y a des précipités (changements de décors très rapides), "on n'a pas le droit à l'erreur... Chacun sait ce qu'il a à faire", dit-elle.
- Une scène sous la Seine -
Le nombre de machinistes varie entre 100 et 120, dont 90 titulaires. "On a une activité du lundi au dimanche, de 08H00 à minuit, donc il faut couvrir toutes ces plages horaires", explique Lionel Morin. "Il y a des équipes attitrées par spectacle, avec un minimum de 12 personnes sur le plateau".
Parfois, ils sont beaucoup plus nombreux, comme pour la production de "Der Rosenkavalier" de Strauss, où il y avait des tours à déplacer et qui a nécessité 40 personnes. D'autres fois, il faut aller très vite, avec "un effet de machinerie toutes les 30 secondes à 1 minute", raconte Michel Foulquier.
Parallèlement à l'équipe du plateau, d'autres machinistes s'affairent au niveau -6, à 25 mètres sous la scène, et même quelques mètres en dessous du niveau de la Seine.
Là, un curieux mélange de décors s'offre aux yeux.
"En ce moment, sur le plateau, nous avons +La Bohème+ qui va jouer en alternance avec la soirée Maurice Béjart", indique Lionel Morin.
"Et au -6, nous sommes en train de démonter +Nixon in China+, nous montons +L'Affaire Makropoulos+ qui va jouer en septembre et on finit le montage de +Roméo et Juliette+", présenté en juin. "C'est une grande chance", assure-t-il.
K.Hill--AT