-
La Grande-Bretagne et le Rwanda s'affrontent devant les tribunaux au sujet d'un accord sur la migration
-
Le loueur d'avions AerCap commande 100 monocouloirs A320 et A321 à Airbus
-
La Bourse de Paris dans le vert, avec la baisse des prix du pétrole
-
Le Parlement écossais rejette la légalisation de l'aide à mourir
-
Chikirou absente sur BFMTV: les débats relèvent de la "liberté" des chaînes, rappelle l'Arcom
-
Israël: sous les missiles iraniens, une vie de chiens
-
Pour les fans de BTS, un retour de bâton... lumineux
-
Frappe sur un hôpital à Kaboul: "des centaines de morts et de blessés", confirme une ONG
-
Le Venezuela prend sa revanche sur les Etats-Unis au baseball
-
A Dijon, sur les traces de Gaulois enterrés assis
-
Japon: le nombre de visiteurs chinois plonge à nouveau en février malgré le Nouvel An lunaire
-
Chili: les tranchées anti-migrants de Kast divisent à la frontière avec le Pérou
-
Un homme s'est introduit dans l'enclos d'une hippopotame star d'internet
-
NBA: le Thunder premier qualifié pour les play-offs, les Spurs sur leur lancée
-
L'Iran enterre son puissant chef de la sécurité Larijani et jure de le venger
-
La Colombie dénonce un bombardement sur son territoire par l'Equateur, Quito dément
-
La guerre ravive l'inflation et la perspective d'un gel des taux prolongé aux Etats-Unis
-
Avec EU Inc, Bruxelles déroule le tapis rouge aux entrepreneurs
-
Faste royal au premier jour de la visite d'Etat du président nigérian au Royaume-Uni
-
Climat: décision sur la responsabilité de TotalEnergies, poursuivi par un agriculteur belge
-
Macron près de Nantes pour dévoiler le nom du futur porte-avions géant
-
CAN: après les incidents de la finale, le Sénégal déchu de son titre qui échoit au Maroc
-
Les Etats-Unis bombardent près du détroit d'Ormuz, l'Iran promet de "venger" Larijani
-
Au moins six morts dans des frappes israéliennes dans le centre de Beyrouth
-
Irak: attaques contre l'ambassade américaine à Bagdad
-
Cuba rétablit son réseau électrique, Washington accentue la pression
-
C1: le bijou d'Eze envoie Arsenal en quarts contre le Sporting
-
Ligue des champions: le Real Madrid éclipse Manchester City, encore
-
Ligue des champions: le PSG tout en talent et en maîtrise pour confirmer contre Chelsea
-
Le système ne "fera jamais partie" des discussions, dit une diplomate cubaine
-
Le Premier ministre irlandais tient courtoisement tête à Trump
-
Les marchés boursiers reprennent leur souffle, malgré la hausse du pétrole
-
Ligue des champions: le Sporting brise le rêve de Bodo Glimt
-
Poursuivi par sa soeur pour atteinte à la vie privée, Alain-Fabien Delon affirme avoir voulu "protéger son père"
-
Israël affirme avoir tué Ali Larijani, promet le même sort à Mojtaba Khamenei
-
Wall Street termine en hausse malgré les tensions géopolitiques
-
"Pas de trêve contre le terrorisme", exhorte Milei en commémorant un attentat anti-israélien en Argentine
-
Sassou Nguesso, "l'Empereur" du Congo qui refuse de passer la main
-
Congo-Brazzaville: Denis Sassou Nguesso réélu pour un 5e mandat
-
Inquiétudes autour d'un vide juridique sur la pédocriminalité en Europe
-
L'Equateur nie avoir bombardé le territoire colombien
-
Washington accentue la pression sur Cuba qui rétablit peu à peu le courant
-
Gaza fête son premier Aïd en période de trêve, mais craint l'oubli face à la guerre en Iran
-
Israël affirme avoir tué le chef de la sécurité en Iran Ali Larijani
-
Les Bourses européennes clôturent en hausse, les yeux tournés vers les banques centrales
-
Protéger les pétroliers de l'Iran rime avec déploiement militaire massif, à Ormuz et au-delà
-
Opposé à la guerre en Iran, un haut responsable de l'antiterrorisme américain annonce sa démission
-
Visage des opérations anti-immigration de Trump, le policier Greg Bovino part à la retraite
-
Starmer appelle à "ne pas perdre de vue" l'Ukraine, en recevant Zelensky à Londres
-
Aux assises de Paris, le supplice des femmes yazidies traitées comme des "objets sexuels"
Russie: le Centre Sakharov, chassé de ses locaux, refuse de mourir
La fin d'une époque, pas d'une histoire. Le Centre Sakharov, considéré comme l'un des poumons de la vie intellectuelle moscovite, est évincé de ses locaux, victime de la répression. Mais son équipe refuse de se laisser abattre.
Les autorités russes ont exigé que le Centre, installé depuis 27 ans dans un ancien manoir, quitte les lieux fin avril en emportant tout ce qu'il possède, notamment son exposition sur les crimes soviétiques.
"On n'assiste pas souvent à la mort d'un musée", observe amèrement Valentin, l'un des derniers visiteurs, qui préfère taire son nom. "S'il est recréé un jour, ce sera forcément une époque différente."
Le Centre, situé près d'un square où se trouve un pan du mur de Berlin, a ouvert en 1996 pour perpétuer la pensée du grand physicien, dissident et défenseur des droits humains, Andreï Sakharov (1921-1989).
Mais l'offensive contre l'Ukraine se double, en Russie, d'une accélération de l'écrasement des derniers critiques. Le Centre Sakharov n'y a pas résisté.
Désigné depuis 2014 "agent de l'étranger", un statut infamant, il doit quitter son bâtiment à cause d'un récent durcissement de la loi, qui interdit aux "agents de l'étranger" d'obtenir des aides publiques.
Or, depuis sa création, le Centre s'était vu prêter gratuitement ces locaux par la municipalité de Moscou.
Pendant quasiment trois décennies, il a accueilli des centaines de débats et d'évènements culturels. C'est là aussi que des milliers de personnes s'étaient recueillies, en 2015, devant le cercueil de l'opposant assassiné Boris Nemtsov.
- "Génie et héros" -
L'AFP a assisté aux dernières étapes de son déménagement. Ses employés ont dû empaqueter les dizaines d'articles composant l'exposition permanente sur les répressions soviétiques, qui se tenait dans le bâtiment principal du Centre.
Une autre salle, adjacente au bâtiment principal, a accueilli jusqu'à dimanche dernier une exposition temporaire retraçant la vie de la seconde épouse d'Andreï Sakharov, la militante Elena Bonner.
Svetlana Gabdoullina, une professeure d'anglais venue visiter cette exposition, ne peut retenir ses larmes: "C'est très important de savoir qu'il y a des gens qui veulent vivre dans un monde normal où on a des droits, où on nous défend."
Elle s'interrompt, s'excuse, puis reprend. "Les Russes peuvent être intelligents, civilisés et apporter quelque chose d'important dans ce monde", clame-t-elle, les yeux bleus embués.
Alexeï Frolov, 19 ans, a découvert la figure d'Andreï Sakharov grâce à sa famille et à la faculté de physique où il étudie. Pour lui, c'est "un héros et un génie", un homme qui "est allé jusqu'au bout en restant fidèle à ses principes".
Considéré comme l'un des pères de la bombe H soviétique, Sakharov a toujours des rues et des monuments en son honneur en Russie. Pour le moment.
- Musée virtuel ? -
Les possessions du Centre seront placées dans un entrepôt et resteront accessibles aux chercheurs, en attendant l'ouverture, un jour, d'un nouveau lieu.
Le directeur, Sergueï Loukachevski, en exil en Allemagne, souligne que ses équipes ont réalisé des images du musée avant son démantèlement, pour en faire, peut-être, un musée virtuel.
Selon M. Loukachevski, il est actuellement "impossible" en Russie de refaire physiquement un musée sur les crimes soviétiques. "Cela nous exposerait très vite à des coups", dit-il à l'AFP.
Tout nouveau projet reste au conditionnel, faute de moyens financiers assurés, le Centre doit payer une lourde amende pour "violations" de son statut "d'agent de l'étranger", mais aussi à cause d'une "vérification" lancée en avril par le ministère de la Justice.
Cette "vérification" pourrait aboutir à la "dissolution" de l'association du Centre Sakharov, indique M. Loukachevski. Mais, même dans ce cas, il assure que l'ONG se reconstituerait sous la forme d'un "collectif".
Dimanche soir, une petite centaine de personnes s'est retrouvée pour la clôture de l'exposition temporaire, dernier évènement public du Centre avant son expulsion. Quelques figures d'une société civile éprouvée ont pris la parole.
"Le lieu disparaît, les gens restent", insiste Ian Ratchinski, l'un des dirigeants de Memorial, pilier de la lutte pour les droits humains, dissous fin 2021 et co-lauréat du Prix Nobel de la Paix.
"On ne peut pas tuer la communication humaine", lance l'opposante Ioulia Galiamina.
Une poétesse, Elena Sannikova, émue, déclame quelques vers: "Les tyrans combattent la vérité, mais leur puissance n'est rien contre elle. David gagne contre Goliath, la nuit se termine toujours par la pointe du jour."
M.O.Allen--AT