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Tennis: à deux semaines de Roland-Garros, la douche romaine pour Fils
Arrivé à Rome en pleine confiance après son tonitruant retour en compétition, le N.1 français Arthur Fils est tombé de haut: touché à une hanche, il a été contraint à l'abandon samedi, à deux semaines de Roland-Garros (24 mai-7 juin).
La soirée de samedi n'avait rien de romaine avec sa fraîcheur inhabituelle pour un mois de mai. Dans un stade quasiment vide malgré la présence d'un Italien face à lui, elle est vite devenue glaciale pour Fils, son entourage et le tennis français.
Après 22 minutes de jeu, le 17e mondial, éloigné huit mois du circuit pour soigner son dos, a jeté l'éponge alors qu'il était mené 4 à 0 par Andrea Pellegrino (155e) qui venait de remporter deux jours plus tôt à 29 ans son premier match dans un Masters 1000.
Fils n'est jamais entré dans son match: il a été breaké d'entrée et n'a marqué que cinq points. Et pour cause, il a ressenti une douleur à une hanche dès le deuxième jeu, a-t-il expliqué après coup.
Après le troisième jeu, il a fait appel à l'encadrement médical du tournoi qui a fait craindre une rechute de sa blessure au dos. Après une courte discussion, durant laquelle il a montré son propre dos, le physiothérapeute de l'ATP l'a conduit sous les tribunes du stade pour lui prodiguer des soins à l'abri des regards.
- "Pas prendre de risques" -
Revenu sur le court, Fils s'est rapidement adressé à son camp avant de reprendre la rencontre. Il a perdu le quatrième jeu, commencé à servir, puis après avoir perdu le troisième point pour être mené 15-30, il a fait un geste de dépit de la main vers son camp. Il s'est dirigé vers sa chaise, a jeté son bracelet-éponge et a serré la main de l'arbitre puis de son arbitre, avant de quitter rapidement le court.
"J'ai senti une douleur à la hanche au deuxième jeu. J'ai appelé le kiné pour pouvoir essayer de soigner, mais ça n'a pas fonctionné. Malheureusement, j'ai dû arrêter un peu après", a-t-il expliqué dans une courte déclaration transmise par l'ATP.
"C'est des choses qui arrivent. Maintenant, je vais faire des soins, je vais parler avec l'équipe et on va prendre des décisions. Il ne fallait juste pas prendre de risques avant Roland et c'est pour ça que j'ai pris cette décision", a-t-il ajouté.
Si ses déclarations sont plutôt rassurantes, s'il a montré depuis son retour qu'il savait se ménager en faisant un croix sur Dubai et Monte-Carlo, ce nouveau coup du sort n'en est pas moins inquiétant pour un joueur éloigné des terrains d'août 2025 à février 2026 pour soigner son dos, dont la carrière a déjà été émaillée de nombreuses blessures.
- 4e à la Race -
Depuis son retour en compétition, il a remporté un titre, à Barcelone, disputé une finale, à Doha, et a rallié le dernier carré des Masters 1000 de Miami et de Madrid.
Grâce à ses résultats probants, il pointe à la 4e place de la Race, le classement mondial annuel.
Avant son entrée en lice, il avait expliqué à la presse française qu'il n'avait jamais douté lors de sa longue absence qu'il allait revenir sur le circuit et qu'il n'était pas surpris de son retour tonitruant.
"Je sais à quel point on a travaillé pendant ces 8 mois avec toute l'équipe, à un moment donné ça allait arriver, après que ça arrive aussi vite après une reprise, c'est très rare, je touche du bois, mais j'espère que ça va continuer", avait-il expliqué.
"Je me suis toujours dit que j'allais revenir, c'était juste une question de temps (...) il y a des matins, je me levais et je me disais +j'ai un peu mal au dos+, d'autres matins je me levais et je me disais +Je suis très très bien+ Maintenant, je me lève quasiment tous les matins sans rien, sans aucune douleur, donc on est très bien", avait-il assuré.
R.Garcia--AT