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Ligue des champions: l'Atlético Madrid et Arsenal sortent vivants de la première manche
Tout reste encore à faire: l'Atlético Madrid et Arsenal, en quête de leur première Ligue des champions, se sont quittés dos à dos (1-1) mercredi en demi-finale aller, laissant le suspense entier pour la manche retour mardi prochain à Londres.
Il n'y avait guère de doutes, à mesure que le coup d'envoi approchait, que la copie de ce mercredi, au Metropolitano, n'atteindrait pas les altitudes vertigineuses de la veille, au Parc des Princes (5-4) entre le PSG et le Bayern. Tout simplement parce que les acteurs, et les approches tactiques n'étaient pas les mêmes, et que le football serait bien trop beau s'il se jouait toujours de cette manière.
La partie a cependant été loin du désastre annoncé, entre des Gunners d'abord en maîtrise puis presque éteints par l'intensité des Colchoneros, qui iront mardi à Londres avec quelques regrets.
Le verdict de cette première manche (1-1) semble quand même plutôt juste, dans la mesure où il laisse bien en vie les deux équipes, qui tentent désespérément de se débarrasser de leur étiquette d'éternels perdants dans leurs pays respectifs, en allant décrocher la première C1 de leur histoire.
- Alvarez répond à Gyökeres -
On ne pourra pas reprocher grand chose aux hommes de Diego Simeone, décidément bien plus forts lorsqu'ils décident de partir à l'abordage, si ce n'est leur manque d'efficacité devant le but, et deux fautes évitables du défenseur slovaque David Hancko dans sa surface.
Heureusement pour lui, et pour son équipe, seule une d'entre elles a valu un pénalty, obtenu et transformé en force par l'attaquant suédois Viktor Gyökeres pour donner l'avantage aux Londoniens juste avant la mi-temps (44e s.p., 1-0). L'autre a finalement été annulé par l'arbitre après visionnage du ralenti (77e), ce qui a considérablement soulagé les supporters rojiblancos.
Menée à la mi-temps malgré deux belles opportunités pour l'Argentin Julian Alvarez (14e, 36e), leur équipe était revenue à hauteur sur un autre pénalty, converti par le champion du monde 2022 (56e, 1-1), passé tout proche quelques minutes plus tôt d'un nouveau coup franc direct après celui face au Barça en quarts (50e).
Ce n'était que le sixième but encaissé par Arsenal dans cette campagne de C1, soit un de plus qu'en a empilé le PSG mardi en un peu moins d'une heure. Jusqu'à preuve du contraire, c'est cette approche, certes moins spectaculaire, qui a mené les Gunners aux portes de la deuxième finale de leur histoire, vingt ans après la première, perdue en 2006 face au FC Barcelone.
Elle est bien moins enivrante et frénétique que celles du PSG de Luis Enrique, et du Bayern de Vincent Kompany, c'est vrai. Mais elle permet pour l'instant aux hommes de Mikel Arteta, critiqués outre-Manche pour leur manque de folie offensive et leur style de jeu parfois trop dans le contrôle, de conserver leur destin entre les mains.
La faute, en grande partie, aux parades de leur gardien espagnol David Raya, impérial devant le Nigérian Ademola Lookman (53e, 74e) et à sa barre transversale, venue priver l'éternel Antoine Griezmann de ce qui aurait pu être le dernier but de sa carrière dans son stade (63e) sur la scène européenne.
En espérant pour l'attaquant français - et pour le football - que ce n'était pas le dernier, tout court.
A.Clark--AT