-
Victoire de Vincent Bolloré devant la cour d'appel sur la scission de Vivendi
-
UniCredit a sécurisé 17,6% des actions de Commerzbank
-
Cambodge: le retour du tigre pas toujours vu d'un bon œil
-
Inondations en Chine : les secours en quête de sinistrés, un super-typhon menace
-
La canicule s'étend, journée à haut risque pour les incendies
-
Otan: au sommet d'Ankara, Trump se défoule contre les alliés européens
-
OpenAI va rendre public son nouveau modèle d'IA, GPT-5.6
-
Meta porte "une atteinte grave" à la presse en ne payant pas les droits voisins, estime l'Autorité de la concurrence
-
Après la reprise des hostilités, Trump déclare le cessez-le-feu avec l'Iran "terminé"
-
Le Pen, condamnée mais candidate, lance sa campagne sous le feu des critiques
-
Apple perd des recours contre l'application d'une loi emblématique de l'UE
-
Venezuela: le petit immeuble de La Guaira qui a survécu aux séismes
-
Le chef de l'Otan tente de rassurer les alliés secoués par les attaques de Trump
-
Entre océan et désert, le paradis menacé des Imraguen mauritaniens
-
Dernier hommage en Irak à Ali Khamenei, sur fond de frappes entre Washington et Téhéran
-
Les Etats-Unis lancent des frappes massives contre l'Iran, qui riposte dans deux pays du Golfe
-
En Irak, dernière étape des funérailles de Khamenei avant l'inhumation
-
Santé périnatale: alerte sur des "défis persistants", malgré certains progrès
-
Choyé par les alliés, Trump entre en scène au sommet de l'Otan
-
Allemagne: verdict pour un médecin de soins palliatifs accusé d'avoir tué 15 patients
-
Mondial-2026: Messi renverse tout et momifie l'Egypte, Argentine-Suisse en quart
-
Mondial-2026: la Suisse sort la Colombie au bout du suspense et renoue avec les quarts
-
Nouvelle décision de la Cour d'appel sur le rôle de Bolloré dans la scission de Vivendi
-
Gucci et L'Oréal concluent un accord de licence beauté de 50 ans
-
Wimbledon: au bout du suspense, Djokovic s'offre une affiche contre Sinner
-
Wall Street dans le rouge, turbulences sur les semi-conducteurs
-
Cuba: rétablissement progressif du réseau électrique
-
Mondial: encore miraculée, l'Argentine de Messi foudroie l'Egypte
-
Le CIO réintègre les Russes, sans leur rendre hymne et drapeau
-
Tour de France: torpeur partout, fraîcheur nulle part
-
Sans Nice, une carte olympique et paralympique plus compacte pour 2030
-
Le freeride et le patinage synchronisé seront aux JO-2030, pas le combiné nordique
-
La Bourse de Paris finit emportée par les doutes sur les semi-conducteurs
-
Wimbledon: l'habitué Sinner et la novice Gauff au rendez-vous des demi-finales
-
Tour de France: la 4e étape pour Pedersen, le jaune pour Traeen
-
Climat: le prochain El Niño devrait battre "des records" d'intensité, selon un expert de référence
-
Mondial-2026: entre la France et le Maroc, la bataille des milieux
-
Les télé et radio publiques hongroises cessent d'émettre pour repartir sur de nouvelles bases
-
Les Bourses européennes terminent majoritairement dans le rouge
-
GB: rattrapé par des affaires, Nigel Farage démissionne pour s'en remettre au vote des électeurs
-
JO-2030: entrée du freeride et patinage synchronisé, sortie du combiné nordique
-
En intégrant l'indice boursier Nasdaq 100, SpaceX s'invite au portefeuille de millions d'Américains
-
Rebond des prix et volumes agricoles en 2025, après la terrible année 2024 (bilan Insee)
-
Au sommet de l'Otan, Trump vante son "alchimie" avec Erdogan
-
Cuba: HRW dénonce les sanctions américaines et le manque de liberté sur l'île
-
Wall Street ouvre en baisse, nouvelle vague de vente sur les semi-conducteurs
-
Macron affiche son soutien à Chareh pour stabiliser la Syrie, après deux attentats à Damas
-
La mortalité périnatale continue d'augmenter en France: 11 pour 1.000 naissances en 2024
-
Tour de France: l'équipe Visma aussi s'intéresse à Paul Seixas
-
Le cercueil du guide suprême iranien Khamenei entame sa route vers l'Irak
En Birmanie, avec les chasseurs d'épaves du fleuve Yangon
Sans matériel professionnel, Than Nyunt plonge dans les eaux boueuses du fleuve Yangon en Birmanie, pour remonter à la surface des épaves, en quête de bouts de ferraille qui l'aident à survivre.
"Après avoir sorti de l'eau un navire, j'ai envie de le refaire encore et encore", sourit le plongeur de l'extrême, 58 ans, qui œuvre à Rangoun, la capitale économique du pays.
Sa mission: ramener sur la berge les carcasses de navires engloutis, et récupérer le métal qui peut être vendu.
Faute de grue, Than Nyunt et son équipe s'appuient sur le mouvement des marées pour déplacer leur cible, reliée par des câbles à leur embarcation en surface.
Dans ce système qui nécessite des mois de travail, le danger est partout, au quotidien, et pousse les chasseurs d'épaves à rester soudés.
"Qu'importe nos disputes sur le bateau, on se comporte comme des frères dès lors qu'on est sous l'eau", développe Than Nyunt.
En près de quarante ans de plongée, il a tiré du fond une quarantaine d'embarcations perdues, dont des cargos et des ferries.
"En plus de faire de l'argent, je veux connaître la condition de l'épave. Je parle aussi avec les propriétaires de l'histoire de leur navire, et nous sommes tous les deux contents quand on peut les sauver", explique-t-il.
- 20 à 30 épaves -
Cette fois, il s'attaque au "Nya Madi" ("Rivière d'émeraude" en birman), un navire de marchandises de 53 mètres de long.
Than Nyunt l'avait déjà récupéré en 1981 pour son propriétaire, qui l'a remis en service avec un nouveau moteur. L'embarcation a coulé il y a environ huit ans.
Maillot de Manchester United sur les épaules, et gants de jardinage aux mains, il plonge avec un masque relié à une pompe à oxygène en surface, par un long tuyau qui lui sert d'unique moyen de communication avec le monde extérieur.
Si un collègue tire dessus une fois, c'est le signal qu'il faut remonter rapidement.
Il peut passer jusqu'à trois heures dans le fleuve, à attacher des câbles sur l'épave.
Il y a entre 20 et 30 épaves dormant au fond du fleuve Yangon, estime-t-il.
Durant la Seconde Guerre mondiale, des combats entre les Japonais et les forces alliées ont envoyé par le fond beaucoup de navires.
Le total a encore augmenté après le cyclone Nargis, qui a dévasté le delta de l'Irrawaddy en 2008.
La tâche des plongeurs n'a rien d'une simple chasse au trésor. Dans les courants forts et l'obscurité à une profondeur pouvant atteindre 25 mètres, chaque défaillance peut être fatale.
- Comme un "sportif" -
"Ma vie est entre les mains de celui qui tient la pompe à oxygène. Si quelque chose arrive à la machine, je ne peux le savoir que s'il m'envoie un signal", explique Thet Oo, 38 ans, un collègue plongeur de Than Nyunt.
Après plus de quatre mois de travail, le squelette du "Nya Madi" commence à être visible.
Lors de la dernière étape, d'autres personnes démembrent l'épave à l'aide de chalumeaux, avec de l'eau arrivant au niveau des genoux.
Un marchand de ferraille va ensuite acheter le métal, et le faire fondre pour le réutiliser.
Les plongeurs de l'équipe de Than Nyunt peuvent gagner entre 25.000 et 30.000 kyats par jour (11 à 13 euros).
Than Nyunt, lui, n'est pas prêt de s'arrêter.
"Je ne fume pas, je ne bois pas, je ne prends pas de drogues dans ma vie... J'ai l'ambition de travailler autant d'années que possible", assure-t-il.
"J'ai 58 ans maintenant, et je peux travailler pour les dix prochaines années parce que je suis comme un sportif qui est toujours actif", conclut-il.
A.Ruiz--AT