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Ambiance de carnaval pour l'arrivée de Payet à Rio
"Payet est arrivé! Aujourd'hui, c'est comme un jour férié". Comme des milliers d'autres supporters du club brésilien de Vasco da Gama, Leticia Silva, 19 ans, est venue à l'aube mercredi accueillir en héros le milieu français à l'aéroport international de Rio de Janeiro, au rythme des percussions endiablées.
Après avoir quitté en larmes l'Olympique de Marseille le mois dernier, Dimitri Payet, 36 ans, a droit à une ambiance digne du carnaval dès son arrivée à Rio.
Les supporters de Vasco, une équipe très populaire, mais qui végète à l'avant-dernière position du championnat brésilien, ont même préparé de nouveaux chants spécialement pour lui.
"Payet, Payet, Payet, eho, eho, eho, ohohoho!", scande la foule, reprenant la mélodie de "Prefixo de Verao", un classique du carnaval de Salvador de Bahia.
Les supporters étaient déjà là, pressés contre les grilles de sécurité, plusieurs heures avant l'arrivée du joueur.
Les traits tirés, mais tout sourire, Payet s'avance vers eux, monte sur une estrade pour les saluer et enfile un maillot noir à rayure blanche diagonale de sa nouvelle équipe, floqué à son nom, avec le numéro 10.
Coiffé d'un bob à l'effigie du groupe de supporters Força Jovem, il tend son téléphone pour une selfie avec les milliers de personnes qui l'acclamaient.
"Je suis vraiment heureux d'arriver, de recevoir toute cette ferveur de la part des supporters et j'ai vraiment hâte de jouer au football", se réjouit le Français en s'adressant brièvement aux journalistes.
Face à lui, des fumigènes, des drapeaux géants, et même quelques visages peints en bleu, blanc, rouge, les couleurs de la France.
"Payet, je t'aime", peut-on lire en français sur le cahier que montre à travers la grille Ranyelli Souza, étudiant de 22 ans.
"Notre équipe est dans une mauvaise passe, on a besoin de lui. Il a accepté ce défi, c'est une idole à l'Olympique de Marseille et je suis sûr qu'il deviendra aussi une idole ici", raconte-t-il.
À l'OM, Payet a joué huit saisons et demie (2013-2015 puis 2017 à 2023) pour 326 matches, 78 buts et 95 passes décisives, mais il n'a pas remporté de trophée.
- Ferveur -
L'ancien international français (38 matches, 8 buts) a signé un pré-contrat avec Vasco jusqu'en 2025. Le contrat définitif devrait être paraphé prochainement à Rio, après une visite médicale.
Il portera au Brésil le numéro 10 immortalisé par le "Roi Pelé", mais aussi porté par des joueurs emblématiques de Vasco, comme l'ancien attaquant Roberto Dinamite, décédé en janvier, ou plus récemment l'ancien parisien Nenê.
Mais ce club fondé par des membres de la communauté portugaise de Rio est loin de ses heures de gloire. De retour dans l'élite après deux longues saisons en deuxième division (2021 et 2022), il est relégable à mi-championnat.
"Payet est venu nous aider à sortir de cette mauvaise passe", assure Peterson Ramos, moto-taxi de 27 ans, qui n'a "pas dormi de la nuit" pour arriver à l'aéroport dès 4h00 du matin.
Mardi, avant de prendre l'avion pour le Brésil, Payet avait déclaré à RMC Sport que Vasco était "le choix du foot et pas de l'argent".
"En matière de ferveur et de football je ne pouvais pas trouver mieux que le Brésil et Vasco, donc je suis heureux", a-t-il confié.
"C'est le meilleur choix qu'il aurait pu faire. Il est 5h00 du matin, notre équipe est avant-dernière du championnat, mais on est là, avec toute cette ferveur", résume Jhonny Barbosa, supporter de 27 ans.
B.Torres--AT