-
PIB français : repli de 0,1% au troisième trimestre et craintes récession
-
L'État français débloque un milliard d'euros pour les prêts garantis
-
Hausse des assurances habitation : +7% prévus pour 2027
-
Le gouvernement vise un déficit social réduit à 12,7 milliards d'euros en 2027
-
Près de 90 % des PDG américains prévoient d'embaucher malgré l'IA
-
Plafond des retraites du privé : le nouveau montant pour 2027
-
Bettel met en garde Trump ; Hong Kong : Joshua Wong condamné à dix ans de plus
-
La BCE australienne et le débat sur la cible d'inflation : Pourquoi une fourchette plutôt que zéro ?
-
SCANDIC FINANCE ने एलेक्स बोडी को समूह का उपाध्यक्ष नियुक्त किया
-
SCANDIC FINANCE แต่งตั้งอเล็กซ์ โบดี เป็นรองประธานกลุ่มบริษัท
-
SCANDIC FINANCE Grubu, Alex Bodi’yi başkan yardımcılığına atadı
-
Alex Bodi wiceprezesem grupy SCANDIC FINANCE
-
Алекс Боди е назначен за вицепрезидент на групата SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi a SCANDIC FINANCE vállalatcsoport új alelnöke
-
Ο Άλεξ Μπόντι νέος αντιπρόεδρος του ομίλου SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi byl jmenován viceprezidentem skupiny SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi utsedd till vicepresident för SCANDIC FINANCE-koncernen
-
تعيين أليكس بودي نائبًا لرئيس مجموعة SCANDIC FINANCE
-
SCANDIC FINANCEグループ、アレックス・ボディ氏を副社長に任命
-
SCANDIC FINANCE 그룹, 알렉스 보디 부사장 선임
-
Malte : La Banque centrale plaide pour une transition vers la technologie et les compétences
-
亞歷克斯・博迪獲任命為 SCANDIC FINANCE 集團副總裁
-
Алекса Боді призначено віцепрезидентом групи SCANDIC FINANCE
-
Алекс Боди назначен вице-президентом группы SCANDIC FINANCE
En Inde, une loi inquiète les personnes transgenres et leurs médecins
Quand Kali Sidharth Medepalli a commencé son traitement hormonal, elle espérait achever sa transition en un an. Mais la clinique qui l'accompagnait a suspendu son traitement après le vote d'une loi qui redéfinit le statut des personnes transgenres en Inde.
"Tout s'est arrêté", constate cette communicante de 23 ans, défenseure des droits LGBT+.
Le texte adopté en mars par le Parlement aux mains du Premier ministre ultranationaliste hindou Narendra Modi a restreint à certaines catégories socioculturelles traditionnelles, comme les "hijra", le statut de personnes transgenres. Au nom de leur protection, clament les autorités.
La nouvelle loi encadre également les procédures de transition en introduisant des sanctions contre tous ceux qui y contraindraient leurs patients.
Le gouvernement a beau assurer ne pas viser les procédures faisant l'objet d'un consensus, médecins et militants indiens restent très préoccupés des conditions d'application de ces mesures.
"La peur s'est emparée de tout le système de santé", déplore la militante des droits des personnes transgenres Vyjayanti Vasanta Mogli, pour qui le manque de clarté de l'amendement "effraie même les mieux disposés envers la communauté".
Privée de consultation et d'ordonnance par sa clinique d'Hyderabad (sud), Kali Sidharth Medepalli explique avoir été sujette à des bouffées de chaleur, des douleurs et des troubles du sommeil. Elle a ensuite réussi à obtenir son traitement en réutilisant une ancienne ordonnance.
- "Serment" -
Son cas est loin d'être isolé, note le Dr Sanjay Sharma, patron de l'Association indienne pour la santé des personnes transgenres.
Il illustre aussi le dilemme des médecins, tiraillés entre devoir et respect de la loi. "Comment pourrais-je refuser des soins ?" résume-t-il, "j'ai prêté le serment de ne surtout jamais causer de mal".
Certains établissements ont pris le parti de continuer à suivre et à traiter leurs patients, mais en s'entourant d'un luxe de précautions. "Les cliniques privées se blindent juridiquement", dit le Dr Sharma.
Certaines cliniques privées continuent à délivrer des traitements, mais elles prennent des précautions supplémentaires, imposant notamment davantage de formalités administratives, des formulaires de consentement et, à la clé, des frais supplémentaires pour les patients.
La situation devient particulièrement difficile pour les personnes ne bénéficiant pas du soutien de leur famille, d'un médecin attitré ou d'argent pour se tourner vers le privé.
A Bombay (ouest), la famille de Meghna Kulkarni s'est résolument engagée à poursuivre la thérapie engagée par son enfant, soutenue par tout un réseau. "Nous connaissions bien les médecins, le chirurgien, le psychiatre", explique la mère de famille.
Il n'existe aucune statistique officielle en Inde recensant les personnes trans bénéficiant de soins d'affirmation de genre.
L'Inde ne dispose pas non plus d'une estimation du nombre de personnes transgenres dans le pays. Une étude réalisée en 2018 par la Commission indienne des droits humains a estimé leur nombre entre 5 et 6 millions.
- Avenir incertain -
Les incertitudes créées par la nouvelle loi vont au-delà des préoccupations médicales.
Pour Bhukya Ahalya, 21 ans, c'est aussi une question d'identité et de vie quotidienne. Elle a effectué une transition de genre l'an dernier, et fait la manche aux feux rouges et dans les commerces pour pouvoir survivre.
Depuis la promulgation de la nouvelle loi, elle n'arrive pas à obtenir de nouveaux documents d'identité. Ses anciens papiers affichent encore un genre masculin.
"Tout le monde souhaite que je tourne la page de cette vie", dit-elle. "Moi aussi je veux bien gagner ma vie décemment, mais je n'arrive pas à obtenir ma carte."
Bhukya Ahalya explique que toute ses demandes ont échoué depuis que nouvelle loi lui impose de fournir l'avis favorable d'une commission médicale. "J'aimerais bien que ce gouvernement m'écoute", déplore-t-elle.
L'amendement désormais en vigueur fait l'objet d'un recours en annulation devant la Cour suprême, au nom de la protection de la dignité des individus, de leur autonomie et de leur vie privée.
La plus haute instance judiciaire indienne n'a pas indiqué la date à laquelle elle se prononcerait.
Sollicité par l'AFP, le ministère de la Justice sociale et de l'Emancipation n'a pas donné suite.
A défaut de clarification, la transition de Kali Sidharth Medepalli, organisée avec soin, devient incertaine. "Je ne sais pas de quoi mon avenir sera fait", regrette-t-elle, "je ne peux plus le planifier".
T.Sanchez--AT