-
Cinéma : les principaux films à découvrir le mercredi 4 novembre
-
L’enseignement catholique défend une école fondée sur la fraternité et la liberté
-
Après la défaite républicaine, Donald Trump salue les démocrates et brandit son veto
-
Présidentielle : Bruno Retailleau pousse Edouard Philippe vers une primaire
-
SNCF : les syndicats demandent un rattrapage salarial face à l’inflation
-
BMW abaisse de nouveau ses objectifs après un troisième trimestre en recul
-
Raymond Aabou absent de Fun Radio après une blessure lors d’une partie de padel
-
EuroMillions du 3 novembre : l’horoscope désigne un signe favorisé par le tirage
-
Attaque raciste de Trappes : l’enquête détaille la préparation de Kevin T.
-
Gisèle Pelicot évoque une nouvelle relation et une vie reconstruite
-
Quotidien : Salhia Brakhlia critique Maud Bregeon et Édouard Philippe sur la présidentielle
-
PostgreSQL 19 retardé après une vague de rapports de bugs générés par l’IA
-
Google glisse un hommage à Zelda Ocarina of Time dans son moteur de recherche
-
Zelda Ocarina of Time : le remake renonce au voyage rapide pour préserver l’exploration
-
Singles Day 2026 : les premières promotions apparaissent avant le 11 novembre
-
Cyberattaque aux supermarchés : Delhaize annonce le retour à la normale
-
Godzilla Minus Zero prolonge avec ambition le succès de Minus One
Fin de vie: opération déminage de Vautrin à Lille devant le secteur des soins palliatifs
La ministre de la Santé Catherine Vautrin a tenté mercredi de rassurer les professionnels de santé, inquiets et en colère, après la proposition de loi sur les soins palliatifs et celle sur la fin de vie, adoptées en première lecture fin mai à l'Assemblée nationale.
La ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, invitée à Lille au congrès national de la Société française des soins palliatifs (Sfap) qui fédère quelque 6.000 soignants, infirmiers et médecins, y a souligné "l'importance (de) la lutte pour les soins palliatifs" tout en justifiant "l'aide à mourir".
"J'ai souhaité venir vous retrouver ce matin car je sais que si le diable avait un visage, peut-être serait-ce le mien", a lancé Mme Vautrin à la tribune.
Elle a rappelé les grandes lignes du plan voté pour les soins palliatifs et les crédits consacrés, "un milliard d'euros en dix ans" avec 100 millions d'euros actés pour 2025.
Pour 2026 elle a promis de "travailler pour que ces crédits soient sacralisés", que "tous les départements soient dotés" et que le personnel soit formé.
Sur l'aide à mourir, Mme Vautrin a insisté sur la "clause de conscience": "aucun d'entre vous ne sera obligé de pratiquer l'aide à mourir, c'est un sujet absolument indispensable".
Concernant le "délit d'incitation" à l'aide à mourir, écarté par les députés, et le "délit d'entrave", retenu lui dans la proposition de loi, les discussions se poursuivent, a assuré Mme Vautrin, admettant que l'absence de délit d'incitation est "effectivement un élément de déséquilibre".
Sur le plan dédié aux soins palliatifs, "on n'a aucun retour sur l'utilisation de ces moyens" a regretté Claire Fourcade, la présidente de la Sfap, après l'intervention de la ministre.
Et le texte sur l'aide à mourir "est porteur de beaucoup d'incertitudes et d'inquiétudes" dans le secteur, a rappelé Mme Fourcade. "Ce changement du message collectif va avoir une importance immense", selon elle.
Seul une personne en fin de vie sur deux a accès à des soins palliatifs en France, par manque de structures d'accueil, de personnel et de moyens.
La proposition de loi adoptée le 27 mai à l'unanimité en première lecture à l'Assemblée nationale, en parallèle de celle créant un droit à l'aide à mourir, doit améliorer cette prise en charge, notamment en créant un droit opposable: autrement dit, une personne n'ayant pas accès aux soins palliatifs dans un certain délai pourrait saisir la justice administrative pour l'obtenir.
Les deux textes sur la fin de vie doivent être examinées en première lecture au Sénat à l'automne.
A.Ruiz--AT