Arizona Tribune - Darmanin : des policiers « qui n'ont plus de testicules » après les violences

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Darmanin : des policiers « qui n'ont plus de testicules » après les violences
Darmanin : des policiers « qui n'ont plus de testicules » après les violences

Darmanin : des policiers « qui n'ont plus de testicules » après les violences

Lors d'une interview sur BFMTV, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a décrit avec des mots crus les blessures infligées aux policiers et gendarmes lors des récentes mobilisations. Il a notamment évoqué des agents incapables d'avoir des enfants, avant de s'excuser auprès de la journaliste pour la crudité de ses propos.

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Gérald Darmanin a employé un vocabulaire particulièrement direct et cru lors de son passage sur BFMTV le 3 novembre 2026, en présence d'Apolline de Malherbe. Le ministre de la Justice est revenu sur les violences subies par les forces de l'ordre lors des récentes mobilisations sociales, évoquant des séquelles physiques telles que la perte de dents ou de testicules chez certains jeunes agents.

L'échange a débuté lorsque la journaliste interrogeait le ministre sur les images choquantes montrant des émeutiers tentant d'incendier des CRS et sur les perspectives d'arrestation des auteurs. Gérald Darmanin a d'abord rappelé que la communication relative à l'enquête relevait de la compétence du procureur de la République de Paris. Il a toutefois salué la réactivité de la justice, qui a ouvert immédiatement une enquête pour tentative d'homicide après ce qu'il qualifie de tentative d'assassinat contre un gendarme mobile.

Le ministre a ensuite élargi son propos à l'étendue des violences quotidiennes que rencontrent les policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers. Il cite des tirs à balles réelles, le lancement de boules de pétanque sur la tête ou encore l'usage de cocktails Molotov. Selon lui, il est resté en contact étroit avec les forces de sécurité depuis son entrée au ministère de l'Intérieur et a recueilli des témoignages de jeunes agents qui conserveront à vie les séquelles de leurs blessures.

C'est à ce moment que le ministre a utilisé des termes très explicites. Il a décrit des policiers de 25 ans « qui n'ont plus de dents » avant d'ajouter : « pardon de ce propos devant vous mais qui n'ont plus de testicules, qui ne peuvent plus avoir d'enfants parce qu'ils ont protégé des commerces ou protégé des bâtiments publics ». Face à cette description, Apolline de Malherbe a résumé la situation en affirmant que c'est là la réalité derrière les blessures des policiers.

Gérald Darmanin a insisté sur l'ampleur du bilan, estimant qu'il y a eu plus de 1300 policiers et gendarmes blessés. Il a précisé que ces blessures ne sont pas uniquement physiques ; certains agents souffrent de conséquences psychologiques telles qu'ils ne peuvent plus retourner travailler. Pour le ministre, ces traumatismes doivent être pris en considération au même titre que les blessures visibles, parfois extrêmement graves.

L'ancien ministre de l'Intérieur a voulu attirer l'attention sur une réalité qu'il juge insuffisamment montrée dans le débat public. Bien que les images du week-end aient marqué l'opinion, il assure que ce type de scènes n'est pas exceptionnel pour les forces de sécurité. Il inclut également les pompiers et parfois les journalistes parmi les professionnels pris pour cible pendant certaines contestations, des blessures qu'il estime trop souvent réduites à des chiffres.

A.O.Scott--AT