Arizona Tribune - La Russie libère l'Américain Stephen Hubbard, Trump nie toute "contrepartie"

Euronext
AEX 0.86% 1143.36 €
BEL20 0.31% 5638.03 €
PX1 0.96% 7913.81 €
ISEQ 0.73% 14264.49 €
OSEBX 0.63% 2103.05 kr
PSI20 0.53% 9380.45 €
ENTEC -0.41% 1416.23 €
BIOTK 6.5% 4183.19 €
N150 0.67% 4245.65 €
La Russie libère l'Américain Stephen Hubbard, Trump nie toute "contrepartie"
La Russie libère l'Américain Stephen Hubbard, Trump nie toute "contrepartie" / Photo: Handout - Moscow City Court press service/AFP/Archives

La Russie libère l'Américain Stephen Hubbard, Trump nie toute "contrepartie"

Stephen Hubbard, un Américain de 75 ans détenu depuis quatre ans en Russie, est en route pour les Etats-Unis après avoir été libéré par Moscou mercredi, officiellement "sans contrepartie" selon Donald Trump.

Taille du texte:

La libération de M. Hubbard a été annoncée en milieu de journée par Vladimir Poutine, au moment où le président russe recevait l'émissaire américain Steve Witkoff à Saint-Pétersbourg.

"Stephen est en route vers son foyer et sera bientôt auprès de sa famille", a écrit le président américain peu après sur son réseau Truth Social.

"Les Etats-Unis, par respect pour le président Trump, n'ont pas été tenus de donner quoi que ce soit en contrepartie", assure son message.

Steve Witkoff a remercié de son côté le président russe au nom de Donald Trump et de "toute la nation" américaine, au début de la rencontre à Saint-Pétersbourg dont la télévision publique russe a transmis des images.

"Vous parlez beaucoup du fait que mon président, le président Trump, est un humaniste. Vous êtes vous-même un humaniste, monsieur. Et je salue cela", a déclaré Steve Witkoff.

Mardi, Donald Trump avait indiqué avoir demandé à Vladimir Poutine de relâcher Stephen Hubbard, laissant entendre qu'un dénouement pourrait être proche.

Stephen Hubbard, un professeur d'anglais à la retraite, a été condamné en Russie lors d'un procès à huis clos en octobre 2024 à près de sept ans de prison pour "mercenariat" au profit de l'Ukraine, une accusation qu'il rejette.

Il avait été fait prisonnier le 2 avril 2022 au moment de l'occupation d'Izioum, une ville du nord-est de l'Ukraine, selon la version russe. Il s'était installé dans cette région en 2014 avec sa compagne ukrainienne.

La Russie n'avait révélé qu'en septembre 2024, au début de son procès à huis clos, détenir cet homme depuis deux ans et demi.

- "Accord majeur et important" -

D'après Moscou, Stephen Hubbard avait rejoint au début de l'assaut russe la défense territoriale ukrainienne et était payé "au moins 1.000 dollars par mois".

Interrogées par l'AFP, les autorités ukrainiennes ont répondu ne pas avoir trace de l'Américain au sein de cette composante de l'armée. Un codétenu ukrainien a raconté que cet homme avait été torturé par ses geôliers.

Un second message posté par Donald Trump sur Truth Social mercredi nuance implicitement l'affirmation du président américain sur l'absence de contreparties à la libération de M. Hubbard.

Il y salue en effet "un accord majeur et important pour les Etats-Unis".

Le président américain évoque des appels reçus de "nombreuses personnes qui avaient demandé que des sanctions soient immédiatement imposées à la Russie" et, affirme-t-il, veulent désormais lui "présenter leurs excuses" car elles "ignoraient qu'il négociait la libération de Stephen Hubbard".

"Si des sanctions avaient été mises en place, ces négociations auraient certainement été stoppées", martèle-t-il dans ce même message.

Donald Trump a décidé la semaine dernière d'exempter la Russie de sanctions majeures auparavant votées par le Congrès.

Ce geste, vivement critiqué par l'Ukraine, intervenait quelques jours après un accord entre Washington et Moscou sur la levée d'autres sanctions pour permettre aux États-Unis d'importer de grandes quantités de diesel russe.

La Russie a dit mercredi s'attendre à la signature "dans les prochains jours" des premiers contrats portant sur l'exportation de son diesel sur les marchés.

Le prix élevé des carburants aux Etats-Unis est un enjeu majeur pour Donald Trump à deux semaines des élections législatives du 3 novembre qui s'annoncent difficiles pour son camp.

Y.Baker--AT