Arizona Tribune - Les discussions à Miami entre les États-Unis et l'Ukraine sous l'ombre de l'accord Trump-Poutine

Euronext
AEX 0.87% 1130.95 €
BEL20 1.02% 5454.74 €
PX1 0.95% 7803.33 €
ISEQ -1.08% 13901.81 €
OSEBX 1.13% 2068.38 kr
PSI20 -0.86% 9267.5 €
ENTEC -0.41% 1416.23 €
BIOTK 3.13% 3946.77 €
N150 1.11% 4183.63 €
Les discussions à Miami entre les États-Unis et l'Ukraine sous l'ombre de l'accord Trump-Poutine
Les discussions à Miami entre les États-Unis et l'Ukraine sous l'ombre de l'accord Trump-Poutine / Photo: Genya SAVILOV - AFP

Les discussions à Miami entre les États-Unis et l'Ukraine sous l'ombre de l'accord Trump-Poutine

Les États-Unis mènent vendredi des discussions avec l'Ukraine lors d'une rencontre en Floride à laquelle ont également été conviés les conseillers à la sécurité nationale de plusieurs pays européens.

Taille du texte:

La réunion a cependant été en partie éclipsée en début d'après-midi par l'annonce de Donald Trump de l'achat négocié avec Vladimir Poutine de centaines de milliers de tonnes de diesel russe "pour le marché américain et mondial".

Une annonce surprise du président américain venue jeter un pavé dans la mare des discussions prévues à Miami.

La délégation ukrainienne doit y rencontrer Jared Kushner et Steve Witkoff, émissaires de Donald Trump, pour cette réunion qui "devrait durer deux jours", a affirmé le président ukrainien Volodymyr Zelensky à des journalistes en amont des pourparlers.

Outre Jared Kushner, gendre du président américain agissant en qualité de médiateur informel, et l'émissaire spécial Steve Witkoff, des représentants américains du conseil de sécurité nationale et du ministère des Finances participeront.

Côté européen, Washington a convié les conseillers à la sécurité nationale de France, d'Allemagne et du Royaume-Uni, ont indiqué à l'AFP des responsables américains.

L'Union européenne sera représentée par le directeur de cabinet d'Ursula von der Leyen, tandis que le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, a également missionné son directeur de cabinet.

- "Impasse" -

Les efforts de médiation de Washington étaient au point mort depuis le début de la guerre contre l'Iran en février mais ont repris ces dernières semaines.

En déplacement en Europe cette semaine, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a dit regretter l'"impasse" actuelle du conflit.

"Les impasses sont très dangereuses", a averti le secrétaire d'État pour qui de telles situations se terminent soit par "un accord négocié", soit par une "escalade".

Une escalade pourrait aboutir à une "campagne de sabotage dans les pays voisins" de l'Ukraine, membres de l'Otan, a-t-il dit craindre.

Les pourparlers porteront sur de "nouvelles idées" avancées par les États-Unis pour mettre fin au conflit avec la Russie, en particulier des "propositions de garanties de sécurité pour l'Ukraine" et "un projet de prospérité pour l'après-guerre", ont précisé les sources américaines.

Washington juge que les inquiétudes sur l'arrivée de l'hiver et l'approvisionnement en énergie encouragent la reprise des discussions.

"Les Européens ont fait part aux États-Unis de leurs préoccupations face aux coûts élevés de l'énergie et aux autres répercussions financières majeures de la guerre en Ukraine. Ils sont tous nerveux à l'arrivée de l'hiver", a jugé un haut responsable américain interrogé par l'AFP.

- "Réponse" -

Jared Kushner et Steve Witkoff s'étaient rendus en septembre à Moscou et à Kiev mais les pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens n'ont toujours pas recommencé.

Après une campagne de frappes infructueuse de "40 jours" destinée à faire chavirer l'économie russe, l'Ukraine et ses alliés européens plaident désormais pour un cessez-le-feu dans le secteur énergétique et en mer.

Le président russe Vladimir Poutine avait rejeté la semaine dernière une telle idée.

Au moins 30 personnes ont été tuées jeudi dans une frappe russe ayant touché deux bus à Kramatorsk, une ville-clé sur le front dans l'est de l'Ukraine, l'une des attaques les plus meurtrières de ces dernières semaines à laquelle Kiev a promis une "réponse".

Interrogé sur cette attaque par l'AFP, un haut responsable américain n'a pas commenté directement, et a repris un commentaire déjà fait à d'autres occasions, en déclarant : "Le président (Trump) veut que cette guerre s'arrête pour que les massacres insensés prennent fin."

A.Taylor--AT