Arizona Tribune - Une victoire de LFI en 2027 ferait "fuir" le président du Medef

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Une victoire de LFI en 2027 ferait "fuir" le président du Medef
Une victoire de LFI en 2027 ferait "fuir" le président du Medef / Photo: Thomas SAMSON - AFP/Archives

Une victoire de LFI en 2027 ferait "fuir" le président du Medef

Le président du Medef Patrick Martin a estimé mercredi qu'une victoire de LFI aux élections de 2027 ferait "fuir" certains patrons, lui compris, ou qu'il serait en tout cas démotivé à continuer à diriger son entreprise en France.

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Alors qu'on lui demandait sur LCI si une victoire de la France insoumise en 2027 "ferait fuir les patrons", M. Martin, également président d'une société familiale de distribution à destination de l'industrie et du bâtiment, a répondu sans hésiter "oui, bien sûr", avant de nuancer : "ça peut être fuir physiquement, financièrement...".

"Ce serait mon cas", a-t-il poursuivi, "en ce sens qu'on lèverait le crayon en se disant qu'on est dans un pays qui devient horriblement dangereux : pourquoi travaillerait-on, prendrait-on des risques en investissant nos patrimoines, mettrait-on souvent en péril notre vie personnelle et familiale en travaillant comme des damnés pour à la fin ne rien récupérer et que ça parte dans un puits sans fond qui existe déjà mais qui serait largement creusé par LFI ?"

"La France du fric n'a pas de patrie, on le voit", a réagi Jean-Luc Mélenchon sur le réseau social X.

"Patrick Martin parle en fait pour une ultra-minorité, j'en suis certain. Mais mal leur en prendrait de suivre de tels conseils", a ajouté le chef de file de LFI avant de brandir une menace: "Nous savons comment répliquer à l'abandon d'une entreprise".

Le président du Medef a par ailleurs déclaré avoir vu "du bon et du moins bon" dans les propositions économiques de Marine Le Pen, qui a présenté mardi un plan d'économies de 140 milliards d'euros sur cinq ans.

Le bon, c'est "ce qui est prévu pour baisser les impôts de production, donc redonner de la compétitivité (...) ça va dans le bon sens".

Mais il a vu aussi "des zones d'ombre importantes", "des chiffrages qui relèvent un peu des vœux pieux (...), beaucoup d'approximations", notamment sur les retraites.

"Bien sûr qu'il y a un ou une ou plusieurs candidats qui peuvent redresser la France", a-t-il assuré, "mais il faut que ça se fasse sur la base d'un contrat clair, prendre le risque de dire les choses (même si) ça passe par quelques épreuves".

Alors que Sébastien Lecornu doit s'exprimer mercredi soir pour évoquer notamment le mouvement des lycéens et la hausse des prix des carburants, Patrick Martin attend que le Premier ministre "rappelle quelques principes de démocratie, de liberté d'expression mais également d'autorité, parce que dans la situation générale dans laquelle il est, le pays ne peut pas se permettre de surcroît le chaos dans la rue".

"On ne dit pas suffisamment aux jeunes quels sont les métiers d'avenir, a contrario quels sont les métiers qui sont menacés, quelles sont les formations vers lesquelles ils ont intérêt à s'orienter", a-t-il déploré.

W.Morales--AT