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Le fils du chah déchu appelle Trump à aider le peuple iranien
Le fils du chah déchu, Reza Pahlavi, a exhorté samedi Donald Trump à aider le peuple iranien, après que le président américain a évoqué ouvertement le renversement du pouvoir en Iran.
Alors que Washington s'apprête à déployer un deuxième porte-avions dans le Golfe, cette figure de l'opposition iranienne en exil aux Etats-Unis multiplie ces derniers jours les appels à la mobilisation, en Iran comme à l'étranger, contre la République islamique.
Environ 200.000 personnes se sont rassemblées samedi après-midi à Munich, en Allemagne, contre les autorités iraniennes, a indiqué la police de la capitale bavaroise, où se tient une conférence de sécurité internationale.
"La culture prévaut toujours sur la force et la répression", pouvait-on lire sur une pancarte, alors que les autorités iraniennes ont écrasé dans le sang des manifestations massives en janvier.
- "Enterrer le régime" -
Des rassemblements pour appeler à une action internationale contre Téhéran sont aussi prévus samedi à Toronto et Los Angeles.
Dans un message sur X jeudi, M. Pahlavi a appelé les Iraniens de l'intérieur "à faire entendre (leurs) voix et à scander des slogans depuis maisons et toits" samedi et dimanche soir.
Donald Trump, qui alterne appels à une issue négociée et menaces militaires, a évoqué ouvertement vendredi un renversement du pouvoir en Iran.
"Il semble que ce serait la meilleure chose qui puisse arriver", a-t-il répondu à des journalistes l'interrogeant sur un éventuel "changement de régime".
"Le peuple iranien vous a entendu dire que l'aide est en route, et il a foi en vous. Aidez-le", a lancé M. Pahlavi lors d'une conférence de presse, après que Donald Trump a confirmé l'envoi "très bientôt" d'un deuxième porte-avions américain, le Gerald Ford, pour rejoindre l'USS Abraham Lincoln dans la région.
"Il est temps d'en finir avec la République islamique. C'est la revendication qui résonne depuis le bain de sang de mes compatriotes, qui ne nous demandent pas de réformer le régime, mais de les aider à l'enterrer", a ajouté M. Pahlavi, qui ne fait pas l'unanimité au sein d'une opposition iranienne divisée.
Le président américain avait brandi la menace d'une intervention militaire en Iran face à la répression des manifestations qui, selon des ONG de défense des droits humains, a fait des milliers de morts.
Il a ensuite continué de menacer Téhéran pour pousser à un règlement diplomatique portant notamment sur le programme nucléaire iranien.
- Reprise des pourparlers ? -
Après une reprise des discussions le 6 février à Oman entre Américains et Iraniens, une deuxième session de négociations est prévue mardi à Genève, a affirmé le site américain Axios, citant un responsable américain et trois sources au fait des pourparlers.
Les deux parties, dont les positions divergent, n'ont pas confirmé officiellement.
Accusé par les Occidentaux de chercher à se doter de l'arme atomique, l'Iran ne veut discuter que de son programme nucléaire qui, assure-t-il, ne comprend pas de volet militaire.
Washington, appuyé par Israël, exige également qu'il limite son programme de missiles balistiques et cesse de soutenir des groupes armés dans la région.
Les Etats-Unis avaient bombardé en juin des sites nucléaires iraniens lors de la guerre de 12 jours déclenchée par Israël.
Le Canada a de son côté annoncé samedi de nouvelles sanctions contre sept Iraniens "liés" à des organes étatiques "responsables d'intimidation, de violence et de répression transnationale" contre opposants et défenseurs des droits humains.
Selon le groupe basé aux Etats-Unis Human Rights Activists News Agency (HRANA), au moins 7.008 personnes, la plupart des manifestants, ont été tuées dans la répression de la contestation, et plus de 53.000 personnes arrêtées depuis.
Parmi elles, des centaines de personnes encourent la peine capitale, selon l'ONG Iran Human Rights (IHR).
Les autorités iraniennes reconnaissent plus de 3.000 morts, affirmant qu'il s'agit en grande majorité de membres des forces de sécurité ou passants tués par des "terroristes" manipulés par Israël et les Etats-Unis.
M.Robinson--AT