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Préparation pour un sommet Trump-Poutine, Zelensky prêt à s'y joindre
Moscou et Washington ont entamé lundi les discussions en vue d'une rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump attendue prochainement à Budapest, Volodymyr Zelensky se disant prêt à s'y joindre s'il recevait une invitation.
Les présidents américain et russe doivent se retrouver à Budapest pour leur deuxième sommet destiné à trouver une issue à la guerre en Ukraine, envahie début 2022 par la Russie qui a déclenché le pire conflit armé en Europe depuis la Deuxième guerre mondiale.
Ni la date ni les modalités précises de la rencontre n'ont encore été annoncées.
"Il y a beaucoup de travail de fond à faire", a déclaré lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
Lundi, une conversation téléphonique "constructive" entre les chefs de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et américain Marco Rubio a porté sur les "mesures concrètes possibles" pour la tenue de cette rencontre, a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères.
M. Zelensky s'est déclaré prêt à s'y joindre, même s'il a estimé que Budapest n'est pas "le meilleur lieu pour cette réunion" au vu des relations entre MM. Orban et Poutine.
- Conditions russes -
"S'il s'agit d'une invitation sous la forme d'une rencontre à trois" ou "d'une diplomatie itinérante, où le président Trump rencontre Poutine et où le président Trump me rencontre, alors, sous une forme ou une autre, nous nous mettrons d'accord", a déclaré M. Zelensky.
Proche allié de Donald Trump au sein de l'Union européenne, le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, est resté conciliant avec Vladimir Poutine malgré l'invasion de l'Ukraine et très critique envers Volodymyr Zelensky.
La capitale hongroise reste aussi associée à un douloureux épisode pour Kiev.
C'est là que l'ancienne république soviétique a conclu en 1994 un accord, connu sous le nom de mémorandum de Budapest, par lequel elle acceptait de remettre à la Russie les armes nucléaires soviétiques stockées sur son territoire en échange de garanties de sécurité territoriale de la part de Moscou, Londres et Washington.
Moscou a violé ce mémorandum d'abord en annexant la péninsule ukrainienne de Crimée en 2014, puis en lançant son invasion de grande envergure en 2022.
Selon M. Zelensky, les conditions de la Russie pour aboutir à une paix demeurent inchangées, avec notamment le retrait des forces ukrainiennes de la totalité du Donbass, région industrielle de l'est de l'Ukraine que Moscou veut annexer après y avoir soutenu depuis 2014 une lutte armée séparatiste.
Il a précisé avoir expliqué à ses interlocuteurs américains, lors de sa visite à Washington vendredi, que "la position de l'Ukraine n'avait pas changé", c'est-à-dire qu'elle rejetait les conditions russes.
"Nous n'allons pas donner la victoire aux Russes", a-t-il insisté.
"Mettre la pression sur l'Ukraine en tant que victime n'est pas la bonne approche", a souligné lundi la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Kaja Kallas. "Si l'agression (de la Russie) porte ses fruits, cela incite à la reproduire ailleurs", a-t-elle fait valoir.
- 25 systèmes Patriot -
M. Zelensky a par ailleurs indiqué devant la presse à Kiev que son pays, bombardé quotidiennement par la Russie, avait besoin de 25 systèmes antiaériens américains Patriot supplémentaires, une arme moderne et coûteuse.
Il a affirmé avoir "engagé des discussions avec des entreprises du secteur de la défense" afin "de préparer un contrat pour 25 systèmes Patriot".
Les Etats-Unis ne fournissant plus à l'Ukraine que des armements payés par les Européens, l'argent pour ces Patriot devrait provenir notamment de "l'utilisation des avoirs russes gelés" en Europe depuis l'invasion, a plaidé le chef de l'Etat ukrainien.
Vendredi, lors de sa visite à Washington, le président ukrainien n'était pas parvenu à convaincre Donald Trump de fournir à l'Ukraine des missiles de croisière américains Tomahawk, au lendemain d'un long appel de celui-ci avec M. Poutine.
A.Williams--AT