-
Ligue 1: Lyon enchaine face à Nice et conforte sa place sur le podium
-
Mort de Quentin: le procureur va s'exprimer, l"'ultragauche" accusée
-
Oudéa-Castéra: des JO déjà "très positifs" pour les Bleus, qui ont encore "des atouts maîtres"
-
Classe S 2026 : Nouvelle ère
-
Mort de Quentin: le parquet cherche à identifier les "auteurs directs"
-
Six nations: Fabien Brau-Boirie, dernière perle de l'usine à centres des Bleus
-
Six nations: les Bleus écrasent les Gallois et rêvent toujours du Grand chelem
-
JO: Klaebo refait l'histoire des Jeux, les Bleus écrivent la leur
-
L'Enduropale du Touquet célèbre sa 50e édition dans des conditions dantesques
-
ATP 500 de Rotterdam: premier succès en salle Alex De Minaur
-
Mort de Quentin: le parquet fait état de "témoignages significatifs"
-
JO: Jacquelin offre le record au biathlon français, Jeanmonnot au pied du podium
-
JO: Federica Brignone, c'est géant!
-
Ligue 1: Après De Zerbi, Benatia: l'OM s'enfonce dans la crise
-
La Défense civile de Gaza annonce que des frappes israéliennes ont fait 12 morts
-
Le musicien Michel Portal, figure inclassable du jazz contemporain, est mort à 90 ans
-
"C'est un océan": la Garonne toujours en alerte rouge crues, avant de nouvelles pluies
-
JO: "grande Fede" Brignone, sacrée en géant après le super-G
-
JO: les meilleurs fondeurs français de l'histoire en argent dans le relais
-
Le musicien Michel Portal, figure du jazz contemporain, est mort à 90 ans
-
JO-2026: record en vue pour les Bleus, record établi pour Klaebo
-
"Plateau" sur la Garonne en alerte rouge crues, neige sur le nord de la France
-
JO-2026: Jacquelin en bronze, le biathlon tient son record
-
La cheffe de la diplomatie de l'UE rejette le "dénigrement" américain
-
Japon: le lac "sans dieu", symbole du changement climatique
-
Interpol face à l'IA, arme redoutable des cybercriminels
-
En Inde, l'Etat de l'Andhra Pradesh se rêve en capitale de l'IA
-
"Trop beau pour être vrai": la bulle crypto éclate au Vietnam
-
En Zambie, promesses et périls de la ruée vers l'"or rouge"
-
Les éleveurs bovins américains, pris en étau entre coûts élevés et consommateurs prudents
-
A New York, le coût exorbitant de la vie contraint les artistes à l'exil
-
Russie: une disciple de Navalny combat Poutine et le cancer
-
Quatre choses à savoir sur Larry le chat, qui fête ses 15 ans à Downing Street
-
XV de France: au pays de Galles, grandir dans la continuité
-
JO-2010: à Vancouver, la médaille d'argent "déjà d'or" de Martin Fourcade
-
Vidéo raciste: Obama dénonce un "spectacle de clowns"
-
A l'Enduropale du Touquet, adrénaline, "poireaux" et public en fusion pour la 50e édition
-
JO-2026: les biathlètes et les Bleus à la poursuite de records
-
Rubio poursuit sa tournée en Europe chez des alliés proches de Trump
-
Vidéo raciste: Barack Obama dénonce un "spectacle de clowns"
-
Sophie Adenot à bord de l'ISS, une première pour une Française depuis 25 ans
-
Espagne: le Real Madrid met la pression sur le Barça, Mbappé laissé au repos
-
Top 14: La Rochelle et Bayonne n'avancent plus, Clermont s'offre Toulon
-
Ligue 1: Lens corrige le Paris FC et reprend la tête
-
ATP 500 de Rotterdam: Auger-Aliassime et De Minaur en finale
-
Crues record et "généralisées" en France, des villages "totalement isolés" sur la Garonne
-
Voile: le Gitana 18, bateau de demain, mis à l'eau à Lorient
-
Décès du jeune Quentin, grièvement blessé lors d'une agression à Lyon
-
Six nations: l'Ecosse dompte l'Angleterre, déjà un genou à terre
-
Ligue 1: Avec Abardonado, l'OM garde les mêmes défauts
BNP Paribas accusé à New York d'être complice des violences au Soudan sous Béchir
Le jury d'un tribunal civil fédéral de New York va décider si le groupe bancaire français BNP Paribas a contribué à des exactions au Soudan, en facilitant des échanges commerciaux dont les recettes auraient financé l'armée et les milices du régime d'Omar el-Béchir.
Le procès, commencé le 9 septembre devant huit jurés, a été intenté par trois Soudanais - deux hommes et une femme sans relation familiale, désormais citoyens américains.
Ils ont raconté avoir été emprisonnés, torturés, battus, brûlés avec des cigarettes, lacérés au couteau, par des soldats soudanais et des miliciens Janjawid - déployée et équipée par Khartoum - tandis que leurs biens étaient volés ou détruits.
"Je n'ai plus aucune famille", a raconté Entesar Osman Kasher, 41 ans, narrant la mort sous ses yeux d'une partie de ses proches et comment, incarcérée, elle a été violée plusieurs fois par jour par des hommes différents.
Abulgasim Suleman Adballa, né en 1976, était agriculteur et éleveur et Turjuman Ramadan Turjuman, né en 1959, était juge puis avocat des droits humains avant sa fuite.
"Il n'y a tout simplement aucun rapport entre le comportement de la banque et ce qui est arrivé aux trois plaignants", avait affirmé Dani James, une avocate de BNP Paribas, en ouverture du procès.
Les plaidoiries finales se sont déroulées jeudi matin en présence des plaignants, suivies par les instructions du juge Alvin Hellerstein avant le début des délibérations du jury.
"Cette affaire très importante a révélé le secret qu'une banque internationale, BNP Paribas, a secouru, protégé, alimenté et soutenu illégalement l'économie d'un dictateur", a lancé jeudi David DiCello, un avocat des plaignants.
Elle a "soutenu un nettoyage ethnique et anéanti l'existence" des plaignants, a-t-il poursuivi. BNP Paribas n'est pas l'unique cause de cette situation, mais "c'est l'une des raisons".
La banque française, active au Soudan de la fin des années 1990 à 2009, a fourni des lettres de crédit dans le cadre de contrats commerciaux (import-export). En cas de défaut de l'acheteur - ce qui n'est jamais arrivé, d'après elle -, le vendeur était sûr d'avoir son argent.
- Pétrodollars -
Les plaignants considèrent qu'en permettant au régime soudanais de commercer et, donc, d'engranger des milliards de dollars de devises étrangères, la banque a contribué à la violence du régime contre une partie de sa population.
Mais, pour la défense, les plaignants n'ont pas prouvé sa responsabilité.
Barry Berke, un avocat du groupe français, a affirmé jeudi que les plaignants auraient subi les mêmes souffrances si BNP Paribas n'avait pas été au Soudan, qui aurait vendu son pétrole sans la banque. Même sans pétrole ni BNP Paribas, le régime aurait violé les droits humains, a soutenu l'avocat.
Détaillant, chronologies à l'appui, les conflits internes depuis l'indépendance du Soudan en 1956 jusqu'à aujourd'hui, M. Berke a souligné que les opérations incriminées étaient autorisées en Europe et que des instances internationales comme le Fonds monétaire international (FMI) collaboraient avec le pays.
Philippe Maillard, actuel directeur des opérations du groupe mais responsable mondial des activités dites Energy, Commodities, Export & Project (ECEP) entre 2006 et 2010, a affirmé au procès que la banque n'avait jamais prêté au Soudan.
Selon lui, les transactions portaient sur des produits agricoles, des matières premières, du pétrole, mais pas d'armes, car BNP Paribas avait dans son code éthique une "interdiction couvrant la totalité des pays".
Le volume total de marchandises garanties par l'ECEP pour le Soudan représente six milliards de dollars, sur toute sa période d'activité.
Selon les Nations unies, entre 2002 à 2008, la guerre a fait 300.000 morts au Darfour (ouest du Soudan) et près de 2,5 millions de déplacés.
Omar el-Béchir, qui a dirigé le Soudan d'une main de fer pendant trois décennies, a été destitué en 2019 et est recherché par la Cour pénale internationale pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
Elément atypique du procès: il est jugé en vertu des lois suisses car le Soudan était rattaché à l'ECEP de Genève.
Mais, a écrit l'ambassadeur de Suisse aux Etats-Unis au juge Hellerstein le 2 septembre, les transactions incriminées "étaient légales en Suisse" à l'époque.
Par conséquent, ce procès "remet en question la souveraineté de la Suisse", a-t-il reproché, citant d'autres éléments du dossier "contraires" à la législation suisse sur la responsabilité et l'indemnisation des victimes.
BNP Paribas a reconnu en 2014 devant la justice américaine avoir réalisé des opérations en dollars avec le Soudan, l'Iran et Cuba - trois pays sous embargo américain - entre 2002 et 2012. Elle a dû payer 6,6 milliards d'euros (8,9 milliards de dollars à l'éqoque).
A.Moore--AT