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L'animateur Jimmy Kimmel privé d'antenne après des propos sur Charlie Kirk
L'humoriste Jimmy Kimmel, animateur d'un "late night show" très populaire aux Etats-Unis, va être privé d'antenne, après des propos accusant la droite américaine d'exploiter politiquement l'assassinat de l'influenceur pro-Trump Charlie Kirk, a confirmé mercredi la chaîne ABC.
L'émission "+Jimmy Kimmel Live+ sera suspendue pour une durée indéterminée", a déclaré à l'AFP un porte-parole d'ABC.
Une décision immédiatement saluée par Donald Trump, qui assume son bras de fer avec les médias depuis son retour à la Maison Blanche.
Le président américain n'appréciait pas les critiques régulières de l'animateur de 57 ans, et s'est réjoui d'une "excellente nouvelle pour l'Amérique", sur son réseau Truth Social.
M. Kimmel est l'un des visages les plus célèbres de la télévision américaine. Outre son émission, qui offre un regard humoristique sur l'actualité cinq soirs par semaine, il a également été quatre fois maître de cérémonie pour les Oscars.
Lundi, il a évoqué le récent meurtre de Charlie Kirk, porte-parole de la jeunesse trumpiste tué d'une balle dans le cou la semaine dernière.
Les Etats-Unis se déchirent sur le profil du jeune suspect, Tyler Robinson, un jeune homme élevé par des parents républicains et qu'une large partie de la droite désigne comme un tueur d'"extrême gauche", car il avait dénoncé à ses proches la "haine" véhiculée selon lui par M. Kirk et a utilisé des munitions gravées d'inscriptions à tonalité antifascistes.
"Nous avons atteint de nouveaux sommets ce week-end, avec la clique MAGA qui s'efforce désespérément de présenter ce jeune qui a assassiné Charlie Kirk comme quelqu'un d'autre qu'un des leurs et qui fait tout son possible pour en tirer un avantage politique", a estimé l'animateur dans son émission.
MAGA fait référence au célèbre slogan "Make America Great Again" (Rendre sa grandeur à l'Amérique) de Donald Trump.
Après le meurtre de Charlie Kirk, le président américain a immédiatement dénoncé la responsabilité de "la gauche radicale", faisant craindre une attaque plus large sur l'opposition.
- "Liberté d'expression" -
"Félicitations à ABC d'avoir enfin eu le courage de faire ce qui devait être fait. Kimmel n'a AUCUN talent", a repris mercredi Donald Trump, en appelant dans la foulée la chaîne NBC à priver d'antenne deux autres humoristes célèbres, Jimmy Fallon et Seth Meyers.
Plus tôt mercredi, Brendan Carr, le patron du gendarme des télécoms américains (FCC), avait dénoncé sur X "le comportement scandaleux" de Jimmy Kimmel. Dans un podcast, ce proche allié de Donald Trump avait menacé de retirer leur licence aux chaînes qui le diffusaient.
Nexstar, un groupe qui possède de nombreuses chaînes affiliées à ABC aux Etats-Unis, a annoncé quelques heures plus tard que ses antennes allaient stopper la diffusion de "Jimmy Kimmel Live".
M. Carr a publiquement remercié Nexstar.
"Si vous obtenez une licence de la FCC, nous attendons de vous que vous serviez largement l'intérêt public", a-t-il insisté lors d'une interview sur Fox News.
Jimmy Kimmel n'a pas encore réagi. Mais la gauche américaine s'indignait mercredi soir.
"Acheter et contrôler les plateformes médiatiques. Licencier des commentateurs. Annuler des émissions. (...) Tout cela est coordonné et c'est dangereux", a fustigé le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, en estimant que le parti républicain "ne croit pas en la liberté d'expression".
- Le précédent Stephen Colbert -
A Los Angeles, les spectateurs qui devaient assister à l'émission de M. Kimmel mercredi soir étaient choqués.
"Nous perdons notre liberté d'expression", a regretté auprès de l'AFP Tommy Williams, un docker venu de Floride. "C'est quelque chose qui se produit en Russie, en Corée du Nord et en Chine, dans les chaînes de télévision publiques."
Avant M. Kimmel, Stephen Colbert, présentateur du "Late Show", a appris en juillet que son émission emblématique serait annulée par CBS à partir de 2026.
Trois jours avant d'apprendre son futur licenciement, M. Colbert avait critiqué CBS pour avoir réglé à l'amiable un procès avec Donald Trump, dans une affaire où celui-ci reprochait un montage "trompeur".
Les accusations étaient fragiles, selon de nombreux experts, mais CBS avait accepté de verser 16 millions de dollars au président. Un "gros pot-de-vin" selon M. Colbert, visant à obtenir l'autorisation de la FCC pour le rachat par la société de production Skydance de Paramount, conglomérat dont fait partie CBS.
Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump multiplie les attaques contre la presse, en restreignant les accès à la Maison Blanche ou avec des procédures réclamant des sommes astronomiques.
Mardi, le milliardaire républicain a annoncé poursuivre le New York Times en diffamation, en exigeant 15 milliards de dollars de dommages et intérêts.
S.Jackson--AT