-
Hôpital: les représentants d'anesthésistes veulent "interdire le travail plus de 16H consécutives"
-
Euro de volley: Antoine Brizard, capitaine reposé
-
Les marchés mondiaux sous pression face à la hausse des taux et du pétrole
-
Crise des carburants et menace russe au menu de l'interview de Macron à 20H00
-
Xi reçu avec faste par Trump à la Maison Blanche
-
Des Playmobil géants s'exposent à Drouot, avant une vente aux enchères inédite
-
Concilier sécurité économique et investissements étrangers, l'exercice d'équilibriste de Bercy
-
Wall Street ouvre en baisse, plombée par les taux obligataires et le pétrole
-
Natation: la pépite chinoise Yu Zidi, 13 ans, prête à faire sensation aux JO de Los Angeles 2028
-
Italie: l'Udinese relance Alaba, sans club depuis son départ du Real Madrid
-
La capitale pakistanaise se barricade avant une manifestation de l'opposition
-
Changement climatique : le pape appelle à passer de la "réponse d'urgence" à la "prévention"
-
Ukraine: au moins huit morts dans de nouvelles attaques russes
-
Vente de SFR: les salariés appelés à la grève jeudi après-midi
-
Maricarmen, expulsée à 87 ans de son appartement à Madrid, visage de la crise du logement
-
Cisjordanie: l'ambassadeur israélien s'en prend à la France, son fils toujours "en danger"
-
La bataille sur la définition du "Made in Europe" relancée
-
Route du Rhum: une nuit sur l'Ultim de Le Cléac'h en "répétition"
-
Agriculture : un insecte invasif repéré en Hongrie et pour la première fois dans l'UE
-
Face à la sécheresse, un village de Chartreuse en mode "survie"
-
Ethiopie: les autorités rebelles du Tigré se disent "en guerre totale" contre le gouvernement
-
A La Réunion, en "coma circulatoire", le retour d'un projet de train
-
Auchan en passe de céder 17 supermarchés à Lidl
-
Valeo choisit le site de Sainte-Florine en Haute-Loire pour produire ses moteurs de drones
-
Ο Alex Bodi και ο καθηγητής Δρ. Stefan Haupt συμφωνούν σε συνεργασία για μια θρυλική συλλογή έργων τέχνης στη Ρουμανία
-
Natation: le Japonais Shin Ohashi établit un nouveau record du monde du 200 m brasse en 2min04.83
-
Le Pakistan frappe l'Afghanistan dont Kandahar, 4 civils tués selon le gouvernement taliban
-
Alex Bodi och prof. dr Stefan Haupt ingår samarbetsavtal om en legendarisk konstsamling i Rumänien
-
एलेक्स बोडी और प्रो. डॉ. स्टीफन हॉप्ट रोमानिया में एक पौराणिक कला संग्रह पर सहयोग करने के लिए सहमत हुए
-
อเล็กซ์ โบดี และศาสตราจารย์ ดร. สเตฟาน ฮาปท์ ตกลงร่วมมือกันในการจัดตั้งคอลเลกชันศิลปะอันเป็นตำนานในโรมาเนีย
-
Sècheresse et betterave sucrière: quand ce n'est même plus la peine de récolter
-
Alex Bodi ve Prof. Dr. Stefan Haupt, Romanya’daki efsanevi sanat koleksiyonu için işbirliği anlaşması imzaladı
-
Alex Bodi a prof. dr. Stefan Haupt se dohodli na spolupráci na legendární umělecké sbírce v Rumunsku
-
Alex Bodi i prof. dr Stefan Haupt uzgodnili współpracę w sprawie legendarnej kolekcji dzieł sztuki w Rumunii
-
알렉스 보디와 슈테판 하우프트 교수, 루마니아의 전설적인 미술품 컬렉션을 위한 협력 합의
-
Un mois après, ce que l'on sait de la crue meurtrière dans l'Himalaya
-
Au Népal, les rescapés de la crue comptent sur leur Premier ministre, et le monde entier
-
Michelle Bolsonaro trace sa route dans la droite brésilienne
-
Carburants : face à une crise "jamais vue", les stations-service ont le blues
-
Stériliser les chats, mesure clé pour lutter contre les abandons
-
Comment l'IA bouscule le monde des avocats
-
Mondiaux de cyclisme: Seixas, tous pour un
-
Isolé et sur la défensive, un Netanyahu combatif attendu à l'ONU
-
D'Afrique australe à l'Australie, la nouvelle route de la meth du cartel de Sinaloa
-
Dans le nord du Pérou, des murets de fortune avant le retour d'El Niño
-
Aux Etats-Unis, les républicains dépensent à tout-va à quelques semaines des élections
-
Euroligue: la course aux armements avant le grand chambardement
-
F1: Antonelli à l'épreuve du difficile circuit de Bakou
-
Ligue des nations: Klopp et Xavi lancent une nouvelle ère en Allemagne et aux Pays-bas
-
Ligue des nations: l'Espagne favorite, Zidane fait ses débuts avec la France
Petit pays aux grandes réserves de pétrole le Guyana veut échapper à la malédiction de l'or noir
Pays aux plus grandes réserves pétrolières par habitant du monde, le Guyana, petit pays du nord de l'Amérique du sud qui élit son président lundi, veut échapper à "la malédiction de l'or noir" et se développer en sortant de la pauvreté.
Chateau Margot. Le nom du quartier est prometteur mais Shaun Ferrier, 52 ans, sa femme Naomi et ses 5 enfants vivent dans une petite baraque en bois qu'il a construite sur un bout de terrain ne lui appartenant pas et coincé entre un grand axe routier de Georgetown et un canal de régulation d'eau de la capitale guyanienne.
Pas d'eau courante, pas d'électricité mais un panneau solaire pour avoir un peu de lumière. Les toilettes sont un trou derrière un panneau de bois à l'extérieur. A l'intérieur une petite cuisine, où se trouve un berceau, et dans l'autre pièce, un grand lit.
"C'est dur. Regardez comment je vis. Tout le monde devrait vivre mieux que ça", répond Shaun quand on lui demande s'il bénéficie de la manne pétrolière. "Ce sont les plus gros qui gagnent de l'argent. Pas les pauvres. Je dois travailler 12 heures toutes les nuits. Du dimanche au dimanche", explique ce gardien qui gagne 110.000 dollars guyaniens (450 euros) par mois.
Il concède qu'avec le pétrole les aides ont augmenté à 100.000 dollars guyaniens (410 euros) par an et par enfant. Pas de quoi changer le quotidien mais un apport important par rapport aux revenus de la famille. Pour l'avenir, Shaun et sa femme disent espérer que le pétrole offrira une vie meilleure que la leur à leurs enfants.
Avec une estimation de plus de 11 milliards de barils de réserves pour une population de 850.000 habitants -plus par personne que le Koweit-, Irfaan Ali, le président sortant et candidat, promet un "Guyana prospère" avec une meilleure éducation, une diversification de l'économie et un développement durable. Ses rivaux font les mêmes promesses.
- "Plus forte croissance" -
Le pays, qui a commencé l'exploitation pétrolière en 2019, espère faire passer sa production de 650.000 barils par jour à plus d'un million en 2030. Le président se targue de la "plus forte croissance d'Amérique latine et du monde" avec 43,6% en 2024. Partout dans le pays, du Nord au Sud, on voit des travaux routiers et des ouvrages en construction.
"Il y a plus de 5.000 projets publics", affirme à l'AFP le ministre des Travaux publics Juan Edghill, en assurant que le pays ne tombera pas dans la "malédiction des ressources", aussi appelée en économie le "syndrome hollandais" pour évoquer le déclin industriel ou l'absence de développement provoqué - dans certains pays - par l'abondance de ressources naturelles.
"Pourquoi souffririons nous du mal néerlandais? Nous ne sommes pas néerlandais", plaisante le ministre dont le pays est voisin du Suriname, l'ancienne Guyane néerlandaise.
Le budget de l'Etat a quadruplé en cinq ans pour atteindre 6,7 milliards de dollars en 2025. Avec cette manne, qui va théoriquement dans un fonds souverain, le gouvernement a augmenté les dépenses sociales, lancé des grands travaux tout en promettant des investissements dans l'éducation et la santé.
- "Le ruisselement ne fonctionnera pas" -
L'opposante Amanzia Walton-Desir, candidate outsider à la présidentielle, se montre très sceptique: "nous avons une richesse qui entre dans ce pays comme jamais auparavant: les gens sont toujours pauvres".
Pour elle, "la façon dont le gouvernement déploie les projets d'infrastructure et les subventions directes (aides aux personnes), contribuent directement à l'inflation" qui se situe autour de 4% selon les chiffres officiels alors que, selon de nombreux habitants, le prix des produits alimentaires a explosé.
"Ils (gouvernement) refusent de l'accepter mais l'économie de ruissellement telle qu'il la pratique, ne fonctionnera pas", assure-t-elle accusant aussi le pouvoir de "corruption". "Pour chaque dollar dépensé sur les infrastructures, 41 centimes sont gaspillés".
L'avocat Cris Ram, militant et figure de la société civile, dénonce lui aussi un coût de la vie qui "est hors de portée pour beaucoup, beaucoup de gens".
"L'une des choses les plus faciles à faire est de dépenser de l'argent. C'est encore plus facile lorsque ce n'est pas votre argent", poursuit-il en citant l'exemple de la construction d'un hôpital.
"Il n'y a pas d'équipe médicale, pas d'infirmiers, pas d'équipements, pas de fournitures, pas d'électricité".
"Donc, nous avons ces bâtiments, ils ont l'air bien, ils sont fantastiques...", ironise-t-il "...si vous aimez couper des rubans".
D.Johnson--AT