-
Chili : le gouvernement de Kast suspend la régularisation massive de migrants
-
Moyen-Orient: les Bourses mondiales tiennent bon malgré l'absence de perspectives claires
-
Guerre au Moyen-Orient: Trump menace d'"anéantir" des infrastructures énergétiques iraniennes
-
Le G7 prêt à "toutes les mesures nécessaires" pour stabiliser le marché de l'énergie
-
Le procès du navigateur Kevin Escoffier pour agressions sexuelles reporté en novembre
-
Berlin et Damas travaillent à un rapatriement massif des réfugiés syriens, selon Merz
-
Berlin et Damas coopèrent pour rapatrier les réfugiés syriens et reconstruire leur pays
-
Wall Street ouvre en légère hausse, espère des discussions entre Washington et Téhéran
-
Décès d'Emiliano Sala: la justice rejette les demandes financières de Cardiff envers le FC Nantes
-
Iran: menacer Kharg, un levier pour Trump aux effets incertains
-
Trump menace d'"anéantir" l'île de Kharg, le pétrole toujours haut
-
Les choses de la vie "nous manquent": des habitants de Téhéran à bout après un mois de guerre
-
Dernier hommage à Isabelle Mergault au cimetière du Père-Lachaise
-
Cuba : le Kremlin se félicite de l'arrivée d'un pétrolier russe défiant le blocus américain
-
Pas de pause dans les bombardements, le pétrole en hausse dans le sillage de Trump
-
Athanor: le procès des dérives criminelles de francs-maçons barbouzes s'est ouvert
-
Angleterre: la majorité des fans de Premier League souhaitent la suppression de la VAR (sondage)
-
Prisma Media annonce supprimer 261 postes, soit 40% de ses effectifs
-
BFMTV repasse en tête des chaînes info en mars, devant CNews
-
Eric Woerth confirmé à la présidence du PMU
-
Retour de Céline Dion: fin du suspense attendu lundi soir
-
Séisme de magnitude 7,3 au large du Vanuatu
-
Carburants: le plan d'aide du gouvernement mécontente agriculteurs et transporteurs
-
La saison des cerisiers en fleurs atteint son pic au Japon
-
Le général Min Aung Hlaing, auteur du coup d'Etat de 2021 et futur président de la Birmanie
-
La Bourse de Paris entame la semaine avec prudence face à la guerre au Moyen-Orient
-
L'extinction du réseau 2G débute mardi en France
-
Sans GPS à cause de la guerre, comment se guider dans le futur?
-
Xi Jinping invite la cheffe de l'opposition taïwanaise à venir en Chine
-
Air China reprend les vols directs entre Pékin et Pyongyang
-
Des pesticides présents dans l'air un peu partout en France, selon Atmo France
-
Hausse des carburants : début de l'opération escargot des routiers sur le périphérique à Paris
-
"Humaniser l'IA": quand des outils peu fiables cherchent à vous faire payer
-
Un homme, sa chienne et ChatGPT: la saga du vaccin IA en Australie
-
En Grèce, la feta pâtit d'une épizootie chez les brebis
-
Au Vietnam, un parfum de scandale flotte sur une usine chimique
-
Décès d'Emiliano Sala: Cardiff City et le FC Nantes fixés lundi sur leur contentieux financier
-
Miami: Sinner implacable, réussit le doublé après Indian Wells contre Lehecka
-
Iran et Israël s'attaquent, Trump dit entrevoir un accord avec Téhéran
-
NBA: Boston de nouveau en play-offs, le Thunder bat les Knicks
-
Propos polémiques sur CNews: le maire de Saint-Denis appelle à un rassemblement antiraciste samedi
-
Echec des négociations ministérielles de l'OMC à Yaoundé
-
Le président syrien en visite à Berlin pour oeuvrer à la reconstruction de son pays
-
Guerre au Moyen-Orient: un G7 Finances-Energie lundi sur l'impact économique
-
Cuba: un pétrolier russe sous sanctions attendu mardi, défiant le blocus américain
-
Le navigateur Kevin Escoffier jugé à Lorient pour quatre agressions sexuelles
-
MotoGP: Bezzecchi s'impose aux Etats-Unis
-
Top 14: le Stade français corrige Clermont et revient sur le podium
-
Foot: les Bleus ont de la réserve
-
"Vive le shah!": un millier de personnes rassemblées à l'appel de Pahlavi à Washington
Présidentielle en Corée du Sud: à la frontière avec le Nord, l'espoir d'un apaisement des tensions
Depuis leur village d'où ils peuvent voir la Corée du Nord à l'oeil nu, les habitants de Tongilchon, qu'ils soient de droite ou de gauche, n'espèrent qu'une chose: que le prochain président sud-coréen s'abstienne d'attiser la tension.
A une soixantaine de kilomètres de Séoul, Tongilchon - littéralement: "Village de l'Unification" - fait partie de la poignée de colonies agricoles construites par l'Etat sud-coréen dans les années 1970 pour faire revivre les zones frontalières dévastées par la guerre de Corée 20 ans plus tôt. A l'origine, les terres sont allouées pour moitié à des militaires démobilisés, pour moitié à des civils originaires de la région et déplacés par les combats.
"Le village a été fondé sur le modèle des kibboutzim israéliens, avec le slogan: travailler en combattant, combattre en travaillant", explique le chef de la petite communauté, Lee Wan-bae, 73 ans.
Pour la plupart très âgés, ayant connu la guerre et un grand nombre de présidents de tous bords, les quelque 450 villageois ne semblent guère se passionner pour la présidentielle du 3 juin. Et ce même si l'élection aura forcément des conséquences sur les relations avec le Nord, distant de moins de quatre kilomètres, puisqu'elle oppose le conservateur Kim Moon-soo, tenant de la ligne dure face à Pyongyang, au chef de l'opposition de centre-gauche Lee Jae-myung au discours plus conciliant.
"C'est toujours la même chose, je ne m'y intéresse pas vraiment", dit Kwon Yeong-han, 87 ans. "Nous vivons tout près du Nord, donc nous espérons seulement que les relations s'améliorent et qu'il n'y ait pas de guerre".
Depuis la place devant le bureau de vote, un drapeau nord-coréen géant, qui flotte au sommet d'un mât de 160 mètres de haut de l'autre côté de la frontière, est clairement visible. Un aspirateur à moustiques est déployé pour capturer et analyser ceux venus du Nord, où la malaria est courante. Souvent, des haut-parleurs du Nord diffusent à plein volume des bruitages terrifiants, dignes de la bande-son d'un film d'horreur.
- Sons de fantômes -
"Dans les années 1970, la Corée du Sud diffusait aussi de la propagande. A l'époque, c'était des messages, des chansons. Aujourd'hui, c'est juste du bruit, comme des sons de fantômes", raconte M. Lee. "Ca nous empêche de dormir, ça rend le travail aux champs pénible".
Tongilchon est situé dans la "zone de contrôle civil" (CCZ), un secteur d'accès restreint adjacent à la célèbre zone démilitarisée (DMZ) entre les deux Corées. A l'école élémentaire Kunnae, située dans l'ombre de hauts-parleurs d'alerte aérienne, seuls six élèves sur 36 vivent dans la CCZ. Les autres sont acheminés par bus depuis l'arrière.
"Nous faisons beaucoup d'efforts pour maintenir l'école, comme offrir des programmes que d'autres n'ont pas et des activités extrascolaires gratuites après les cours et pendant les vacances", explique le directeur-adjoint, Jong Jae-hwa.
Quand la CCZ est bouclée pour cause d'activité militaire inhabituelle en Corée du Nord et que les bus scolaires sont bloqués, ce sont les professeurs qui doivent raccompagner eux-mêmes, dans leurs voitures, les élèves habitant à l'extérieur de la zone interdite.
Les fermetures de la CCZ lors des épisodes de tension militaire entraînent aussi l'annulation des voyages organisés près de la DMZ, ce qui a un impact direct pour l'économie de Tongilchon.
Les produits agricoles locaux sont pour l'essentiel écoulés sous le label "riz DMZ", "ginseng DMZ" ou encore "soja DMZ" dans un magasin de souvenirs situé en périphérie du village, étape obligée des circuits touristiques frontaliers. Les autocars y défilent à un rythme effréné, déversant plus de 2.000 personnes par jour. Pas de touristes, pas de revenus.
"La vie est dure ici. Peu importe qui sera élu président, ce que nous voulons, c'est juste vivre paisiblement", plaide le chef du village.
Selon Min Tae-seung, 85 ans, la vie à Tongilchon est pourtant beaucoup plus facile qu'avant. "Dans les premières années après notre installation ici, il y avait des menaces militaires, des infiltrations nord-coréennes", raconte-t-il.
M. Min votera pour le candidat de droite. Selon lui, "les progressistes sont trop indulgents envers la Corée du Nord. Le camp conservateur ne prend pas la Corée du Nord à la légère, il reste très méfiant".
Mais quel que soit le prochain président, "je ne pense pas que les relations intercoréennes vont s'améliorer rapidement", poursuit-il. "Bien sûr, ce serait idéal de se réconcilier, de circuler librement, mais cela semble lointain".
Sa fille Min Sung-hee, 45 ans, est d'un avis légèrement différent.
"En vivant à Tongilchon, le désir de réunification est naturellement devenu le centre de mes préoccupations", dit-elle. "Même si la réunification ne se réalise pas, j'espère sincèrement que nous pourrons aller librement d'un pays à l'autre. J'aimerais tellement que mes parents puissent voir ce jour arriver".
T.Wright--AT