-
Mexique: la fusillade sur la pyramide était "planifiée", sécurité renforcée avant le Mondial-2026
-
Espagne: le Real Madrid ne renonce pas, Mbappé et Vinicius décisifs
-
Coupe de France: Lens rejoint la finale, tout proche d'écrire son histoire
-
Moyen-Orient: la montée des incertitudes pèse sur les marchés boursiers
-
Wall Street en baisse, crispée par les incertitudes sur les négociations entre Iraniens et Américains
-
Enquête criminelle en Floride sur ChatGPT et des conversations avant une attaque mortelle
-
Fuite de données à l'ANTS: près de 12 millions de comptes concernés, annonce l'Intérieur
-
Turquie: 14 heures de garde à vue pour 110 mineurs en grève de la faim
-
Madonna regrette la disparition de la tenue qu'elle portait à Coachella
-
Mexique: la fusillade était "planifiée", la présidente réclame plus de sécurité avant le Mondial-2026
-
Carburants: des aides prolongées et augmentées pour les secteurs vulnérables
-
Procès de la mort de Maradona: sa fille dénonce une "manipulation totale" de la famille par l'équipe médicale
-
Le candidat de Trump à la tête de la Fed défend son indépendance
-
Carburants: Lecornu annonce un "dispositif d'accompagnement" pour près de 3 millions de "grands rouleurs"
-
La Bourse de Paris recule avant la fin du cessez-le-feu, Thales et Safran dégringolent
-
Pédopornographie: Telegram dans le viseur du régulateur britannique des médias
-
Downing Street dément avoir fait pression pour accélérer la nomination de Mandelson
-
Moyen-Orient: les marchés boursiers reculent face à l'incertitude
-
Présidence de la Fed: sous le feu des sénateurs, Kevin Warsh assure de son indépendance
-
Ouverture des débats au nouveau procès d'Harvey Weinstein
-
Possible féminicide: les recherches se poursuivent pour retrouver une jeune mère
-
Volkswagen veut diminuer d'un million sa capacité de production mondiale
-
Les énergies renouvelables, clé pour sortir de la crise énergétique selon les dirigeants de la COP31
-
Présidence de la Fed: face aux sénateurs, Kevin Warsh veut convaincre de son indépendance
-
A Nabatiyé, dans le sud du Liban, la peur d'un retour à la guerre
-
Le gouvernement annonce six milliards d'euros d'économies pour compenser le coût de la guerre
-
En Guinée équatoriale, Léon XIV appelle au "droit" et à la "justice"
-
Le président taïwanais reporte son voyage en Eswatini, à la suite de "pressions" de Pékin sur des pays africains
-
De nouveaux éléments constitutifs de la vie découverts sur Mars
-
Paris: aucun train dans les gares de Lyon et de Bercy pendant le long weekend du 1er mai
-
Cernée par les affaires, la ministre du Travail de Trump quitte ses fonctions
-
Environ 7.900 migrants morts ou disparus sur les routes migratoires dans le monde en 2025, selon l'ONU
-
BlaBlaCar veut cesser son service d'autocars, BlaBlaCar Bus
-
Les IA compagnons de santé sortent de l’ombre, avec prudence
-
En Roumanie, le succès de Lolita, chanteuse virtuelle, incarnation pour certains du racisme anti-rom
-
A Téhéran, profiter de la trêve malgré tout
-
Cadmium: la dépollution des sols agricoles n'est "pas pour demain"
-
Prêt à l'Ukraine de 90 milliards d'euros: Kallas s'attend à des "décisions positives"
-
Sur le front ukrainien, un couple de soignants panse la guerre
-
Crise de l'énergie: au Bangladesh, les files d'attente devant les stations-service s'allongent encore
-
Bill White, un ambassadeur trumpiste à Bruxelles
-
Le gouvernement annonce des milliards d'euros d'économies
-
Amnesty exhorte les pays à résister aux dirigeants "prédateurs" comme Trump, Poutine ou Netanyahu
-
Moyen-Orient: la Bourse de Paris mise sur la prudence
-
Au Salvador, les disparus, grands oubliés de la politique de Bukele
-
Moyen-Orient: les marchés boursiers se donnent le temps d'y voir clair
-
Le Japon lève les barrières à l'exportation d'armes, un revirement historique
-
Séisme de magnitude 7,7 au Japon: six blessés, pas de dégâts importants
-
Royaume-Uni: Charles III rend hommage à sa "chère maman" Elizabeth II, qui aurait eu 100 ans
-
Le groupe derrière Hello Kitty va créer ses propres jeux vidéo
"Un mauvais rêve": en Ukraine, l'armée russe s'approche d'une nouvelle région
Jadis les combats semblaient si loin de Svitlana Roudokvas et de son petit village ukrainien. Aujourd'hui elle peine encore à réaliser, comme "dans un mauvais rêve", que l'armée russe pourrait pour la première fois atteindre sa région.
Mme Roudokvas, 51 ans, habite dans la région de Dnipropetrovsk, dans la localité de Novopavlivka, toute proche de la frontière avec celle de Donetsk (est), épicentre des affrontements depuis près de trois ans.
Les troupes russes, qui progressent depuis des mois face une armée ukrainienne moins nombreuse, ne sont plus qu'à environ 4 km de la frontière de la région de Dnipropetrovsk et à une quinzaine de kilomètres à l'est du village de Mme Roudokvas, selon les cartes d'analystes militaires.
"Des gens ont toujours cette idée d'une barrière psychologique (à la frontière) : ils pensent que les Russes ne la franchiront pas", commente Mme Roudokvas. Elle avoue avoir longtemps pensé la même chose.
Puis, récemment, des bombes planantes russes se sont abattues sur son village et elle a changé d'avis. Ce bombardement a pulvérisé un restaurant voisin du magasin qu'elle tient à Novopavlivka.
"C'est comme un rêve", dit-elle à l'AFP, en marchant dans les ruines du restaurant où fonctionne toujours une horloge accrochée à un mur éventré. "Je me lève et j'ai toujours l'impression de rêver. Est-ce que c'était un mauvais rêve? Ou c'est ma réalité maintenant?".
Elle veut que tout cela s'arrête et que "personne ne ressente plus jamais la même chose". Elle raconte que ses fournisseurs hésitent de plus en plus à venir approvisionner son magasin, pour l'heure toujours normalement achalandé.
- "Effets psychologiques" -
Ces derniers mois, les forces du Kremlin ont accentué leurs bombardements sur la région de Dnipropetrovsk. Mais elles progressent lentement, au prix de lourdes pertes en soldats et en équipements.
L'expert Mykhaïlo Samous estime qu'elles pourraient mettre encore des mois à entrer dans la région. Et cette entrée, selon lui, aurait davantage une importance psychologique que stratégique.
"Ils vont essayer de franchir cette frontière imaginaire pour dire +vous voyez, pour la première fois de la guerre, on est dans la région de Dnipropetrovsk+", affirme Mykhaïlo Samous, joint par téléphone.
"La Russie est maître dans l'art d'utiliser ce genre d'effets psychologiques", ajoute M. Samous, directeur du New Geopolitics Research Network, un centre de réflexion basé à Kiev.
Sur une route entre les régions de Dnipropetrovsk et Donetsk, un repère marquant leur frontière est devenu un mémorial couvert de drapeaux ukrainiens. L'AFP y rencontre Vadym, un militaire ukrainien de 35 ans. Lui dit ne pas être inquiet.
"Les Russes n'ont qu'à venir faire des photos ici", lance-t-il. "Tôt ou tard, on reviendra et on prendra en photo leurs cadavres devant ce même repère".
- "Notre vie" -
Mais à Mejova, où environ 5.000 personnes vivaient avant l'invasion de 2022, l'anxiété s'installe. La ville se trouve à 20 kilomètres à vol d'oiseau à l'ouest de zones sous contrôle russe.
"A une époque, c'était loin de chez nous. On avait peur, mais c'était pas la même peur qu'aujourd'hui", témoigne Polina Iakovenko, 29 ans, gérante d'un café dans le centre de Mejova.
Malgré les tirs et les explosions qui se rapprochent, elle n'envisage pas pour l'heure de partir. Mais elle est tiraillée entre la crainte de quitter sa ville et sa maison, et celle qu'il arrive un malheur à sa fille de 7 ans.
"C'est ici que sont nos amis, c'est ici qu'on a construit notre vie", explique Mme Iakovenko, qui connaît "chaque coin et chaque rue" de Mejova. Dans son café, le piano vient de sa maison : "C'est un bout de mon enfance".
A Novopavlivka, Svitlana Roudokvas a, elle, déjà préparé un sac avec des produits de première nécessité dans le cas où elle devrait fuir en urgence.
Et elle dit ne pas comprendre ce que veulent les Russes qui transforment un lieu "en cauchemar" puis passent à un autre qu'ils transforment aussi "en cauchemar". "Et ainsi de suite".
cbur-brw/rco/cls
P.A.Mendoza--AT