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Libération de détenus palestiniens: la joie contrariée d'une septuagénaire de Cisjordanie occupée
Depuis qu'elle a appris la sortie de trois de ses fils des prisons israéliennes, Latifa Abou Hamid est animée d'une "joie indescriptible". Même s'ils ont été forcés à l'exil, comme des dizaines d'autres ex-détenus libérés samedi.
Jusqu'à ce jour, cinq des dix enfants de cette habitante de Ramallah, en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967, étaient détenus par Israël.
Trois viennent d'être libérés lors d'un nouvel échange, prévu par l'accord de trêve entre Israël et le Hamas, entre quatre soldates détenues dans la bande de Gaza, depuis l'attaque du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre 2023 et 200 prisonniers palestiniens.
"Je suis si heureuse, j'ai parlé avec eux. Ils étaient dans le Néguev, j'ai entendu leur voix", souffle Mme Abou Hamid, 74 ans.
Nasr, 50 ans, Sharif, 45 ans et Mohammed, 35 ans, ont été libérés de la prison de Kziot, dans ce désert du sud d'Israël. Mais comme 70 autres détenus relâchés, ils ont été bannis par Israël.
Certains avaient indiqué envisager de s'installer au Qatar. En attendant, ils ont été remis à l'Egypte.
"Bien sûr, je préférerais qu'ils vivent avec nous, qu'ils soient là pour qu'on puisse profiter d'eux ici. Mais grâce à Dieu, (leur exil) ne sera pas pour toujours", espère leur mère.
- "Jamais perdu espoir" -
Son salon a des airs de musée, orné de grands portraits peints de chaque membre de la fratrie et de photomontages où Mme Abou Hamid, alias Oum Nasser, esquisse un "V" de la victoire au milieu de ses fils. Des certificats de détention sont exposés comme des diplômes.
Elle-même porte une robe floquée des visages de ses fils accolés à une vue du dôme du Rocher, mosquée emblématique de Jérusalem.
"Cela fait (plus de 40 ans) que je rends visite à mes fils en prison, soit plus de la moitié de ma vie et je n'ai jamais perdu espoir" de les voir libres, affirme-t-elle, malgré leurs condamnations à perpétuité.
Avec la même peine, un autre de ses fils, Islam, 38 ans, ne figure lui pas sur la liste des prisonniers libérables par Israël dans le cadre de l'accord de trêve.
Selon sa mère, il a tué d'un jet de pierre un soldat israélien lors d'un raid de l'armée dans le camp de réfugiés palestiniens d'al-Amari, près de Ramallah, où la famille vivait à l'époque.
L'aîné, Nasser, était pour sa part un des fondateurs des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, groupe armé créé au cours de la Seconde Intifada (2000-2005). Il est mort d'un cancer en détention et Israël n'a jamais restitué son corps.
Un autre membre de la fratrie, membre du Jihad islamique, a lui été tué par l'armée israélienne en 1994.
- "Repos et stabilité" -
Oum Nasser raconte que sa maison d'al-Amari a été détruite par l'armée, en vertu d'une politique de représailles visant les familles de Palestiniens auteurs d'attaques fatales à des Israéliens, régulièrement dénoncée par l'ONU et des organisations de défense des droits humains.
"Nous avons traversé des jours extrêmement difficiles", résume sa belle-fille Alaa Abou Hamid, l'épouse de Nasr. "Le moment est enfin venu de trouver le repos et de retrouver une stabilité familiale".
Sa belle-mère précise que trois de ses petits-enfants ne seront pas là pour la grande réunion familiale organisée en l'honneur des libérations. Ils sont eux aussi en détention.
Il n'est pas rare que des familles palestiniennes comptent ainsi plusieurs détenus. D'autant que depuis le 7-Octobre, des milliers de personnes ont été arrêtées par Israël en Cisjordanie occupée, portant le nombre total des détenus palestiniens à plus de 10.000, selon les organisations les défendant.
La première phase de l'accord de trêve entre Israël et le Hamas prévoit la libération en six semaines de quelque 1.900 prisonniers palestiniens, dont plus de 230 condamnés à la prison à vie, en échange de 33 otages israéliens détenus à Gaza.
Après la libération de trois de ses fils, Oum Nasser ne peut pas "savourer pleinement" son bonheur, "sachant qu'il reste d'autres prisonniers derrière les barreaux". "Et même si Islam sort aussi, je ne serai pas heureuse tant que tous ne sont pas libérés", affirme la septuagénaire.
A.Anderson--AT