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DakhaBrakha, le folklore ukrainien en mode world music pour résister à "l'assimilation" russe
Recueillis dans les montagnes des Carpates ou les plaines fertiles du Dniepr, des chants traditionnels, dopés à la world music voire au rap, portent témoignage de l’ancestrale culture ukrainienne: le groupe DakhaBrakha conçoit son répertoire comme une résistance à la volonté d'"assimilation" de son pays par le voisin russe.
"Dobrii vetchir z vilnoï Oukraïni" (Bonsoir de l'Ukraine libre) lance sur la scène parisienne du Cabaret Sauvage Marko Halanevych, chanteur du groupe. A ses côtés, Nina Garenetska au violoncelle bariolé, Iryna Kovalenko au clavier et Olena Tsybulska aux percussions ressemblent à trois soeurs: mêmes blouses paysannes, couches de colliers et chapkas noires longues comme des tuyaux de poêle - une trouvaille purement théâtrale pour le coup, sans racine dans le folklore national.
Le propos est clairement politique : "nous subissons depuis trois cents ans la politique d’assimilation de la Russie. C’est un miracle que l’identité, la culture et la langue ukrainiennes existent encore, après la répression stalinienne, l’Holodomor (famine largement provoquée par le pouvoir soviétique dans les années 30) et tant d’autres épisodes tragiques", affirme Marko Halanevych, 42 ans, philologue ukrainien de formation.
- Fatigue -
Les sourires de l’accordéoniste, guitariste et chanteur du groupe cachent mal sa fatigue. Celle de la tournée en cours, en France, en Suisse et au Luxembourg, mais plus largement celle liée à la guerre qui ravage son pays depuis l’invasion des troupes russes le 24 février 2022.
Les concerts de DakhaBrakha sont émaillés de rappels de la guerre en cours, et une partie des recettes contribue à l’effort national. "Nous sentons bien que les gens en Europe sont fatigués d’entendre cela. Nous pouvons le comprendre et nous ne nous permettons certainement pas de juger. Nous aussi en Ukraine sommes très fatigués", soupire M. Halanevych, crâne rasé et longue barbe piquée de poils blancs.
Après une pause de deux ans provoquée par le chaos de l’invasion russe, DakhaBrakha, formé en 2004, a repris la route des concerts. A l’étranger, et en Ukraine dans la mesure du possible: en mai et juin derniers, le groupe a joué à Dnipro – concert interrompu trois fois suite à des alertes aériennes – Tchernivtsi, Odessa et Vinnytsia. Le groupe retournera en studio le mois prochain, pour la première fois depuis 2020 et à Kiev, "un choix important et symbolique".
Le répertoire folklorique fait l'objet d'un regain d'intérêt depuis plusieurs décennies en Ukraine, avec des ethnomusicologues allant tendre leurs micros, le plus souvent à des femmes âgées, pour recueillir ce patrimoine. C'est ce qu'ont fait, au début des années 2000, Nina Garenetska, Iryna Kovalenko et Olena Tsybulska, toutes trois issues de l'Université nationale de la culture et des arts de Kiev.
Une rencontre avec une figure clé de l'avant-garde théâtrale de Kiev, Vladyslav Troitsky, convainc Nina Garenetska et ses deux amies d'adapter cet héritage à la scène, en lui donnant un coup de jeune, à partir de 2004.
Les polyphonies d'Europe centrale sont désormais rythmées par des basses appuyées, une guitare électrique saturée, et le chant folklorique se mue à l'occasion en un "flow" évoquant le rap.
- Dissonance -
Le groupe a tourné en Europe, aux Etats-Unis, au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Des concerts souvent marqués par "une sensation de forte dissonance". "Il nous arrive régulièrement qu'à l'étranger se déclenchent les alarmes anti-attaques aériennes des applications téléphoniques de nos villes respectives en Ukraine. Et nous nous inquiétons alors du sort de nos proches", explique Marko Halanevych.
L’Ukraine manque d’hommes au combat, nombre d'entre eux cherchent à échapper à la guerre, et plusieurs alliés occidentaux incitent Kiev à abaisser encore l’âge de la mobilisation, passée de 27 à 25 ans l'an dernier.
Seul homme du groupe DakhaBrakha, M. Halanevych explique que "(son) pays comprend (son) rôle actuel de diplomate culturel et le juge important". "Mais la guerre dure depuis bientôt trois ans et qui sait, on aura peut-être besoin de plus de gens pour prendre les armes ou creuser des tranchées. Je suis prêt à défendre mon pays", assure ce père de deux filles. Qui ajoute que son frère Taras, 37 ans, journaliste et ingénieur du son, a entamé sa formation militaire le mois dernier.
D.Johnson--AT