-
La canicule de juin a causé au moins 2.000 décès, en majorité des personnes âgées, selon un premier bilan
-
PFAS dans l'eau du robinet: les habitants veulent des dépistages sanguins, comme en Belgique
-
Course à l'IA: les objectifs climatiques de Google et Amazon s'éloignent encore
-
Gaz à effet de serre: comment sont déclarées (et vérifiées) les émissions des industriels européens
-
La Fonderie de Bretagne placée en redressement judiciaire
-
L'avortement au Kenya, un tabou qui tue des milliers de femmes
-
La Cour suprême étend encore les pouvoirs présidentiels mais frustre Trump de ses objectifs fétiches
-
Au Tadjikistan, des prénoms sous contrôle de l'Etat
-
Climat: face aux submersions, l'île d'Oléron ravive ses marais salants
-
Le réseau électrique français se rafraichit en vue des futures canicules
-
"Le prince de Dubaï", nouveau visage de l'escroquerie sentimentale
-
La moitié est des Etats-Unis sous une chaleur "atroce"
-
Canicule au travail: la CGT veut un changement d'urgence de la loi, le gouvernement des accords par métier
-
Les incendies dans le Sud marquent le pas, Nuñez attendu dans l'Aude
-
Mondial-2026: la Suisse écarte l'Algérie et renoue avec les 8es
-
"Pas un musée" : un village slovaque classé par l'Unesco ploie sous le tourisme
-
Championnat des nations: les Bleus en lever de rideau face à la montagne All Black
-
Tour de France: Paul Seixas, un espoir français
-
Mondial-2026: Scaloni, ex-intérimaire, champion du monde, centenaire
-
Au moins 30 morts à Kiev dans les pires frappes russes sur la capitale ukrainienne
-
Le corps du guide suprême Khamenei est arrivé sur le lieu de ses funérailles à Téhéran
-
Mondial-2026: Ronaldo et Portugal survivent à la Croatie, l'Espagne les attend
-
A New York, le mariage de Taylor Swift et Travis Kelce est lancé
-
Un attentat dans un café de Damas fait neuf morts
-
Loi d'urgence agricole: le Sénat imprime ses marqueurs, inquiétudes sur l'avenir du texte
-
L'Iran va faire ses adieux à Khamenei, le guide suprême tué au début de la guerre
-
Législatives en Algérie: participation provisoire de 20,79%, vers un possible plus bas historique
-
Au moins 27 morts à Kiev dans les pires frappes russes sur la capitale ukrainienne
-
Donald Trump au pied du Mont Rushmore pour lancer les festivités des 250 ans
-
GPA: la Cour de cassation se prononce sur la reconnaissance de la filiation
-
A New York, le mariage de Taylor Swift est lancé
-
Mondial-2026: comment la France peut faire céder le mur paraguayen ?
-
Mondial-2026: la Roja bombe le torse et attend Ronaldo ou Modric
-
Mondial-2026: l'Espagne se balade et rassure contre l'Autriche, avant les 8es
-
Venezuela: un survivant extrait des décombres huit jours après le séisme
-
Wimbledon: Rybakina, Swiatek et Zverev foncent au troisième tour, Anisimova accrochée
-
Le Sud en proie à des feux prématurés, violents, attisés par les "événements climatiques"
-
A New York, mariage imminent pour Taylor Swift et Travis Kelce
-
Au moins 25 morts à Kiev dans les pires frappes russes sur la capitale ukrainienne
-
Christine Lagarde n'exclut pas de quitter la BCE pour peser dans le débat présidentiel
-
Wimbledon: Swiatek, Fritz et Zverev foncent au troisième tour, Anisimova accrochée
-
La SNCF de nouveau interpellée après la mort d'un chat sur des voies en gare de Lyon
-
Pas de cigarettes pour les nouvelles générations: l'Assurance maladie dégaine une mesure choc
-
Guinée : un ex-Premier ministre condamné en appel à trois ans et neuf mois de prison
-
A New York, place au mariage plus si secret de Taylor Swift et Travis Kelce
-
Le coup de rabot de MaPrimeRénov' refusé par le Conseil national de l'habitat
-
Les canicules, une "hécatombe invisible" dans les écosystèmes marins
-
Le Sud en proie à des feux prématurés, violents, boostés par les "événements climatiques"
-
Jérôme Chapuis reprend la direction de La Croix après l'approbation de la rédaction
-
OpenAI a proposé au gouvernement américain une part de 5% de son capital (presse)
L'Australie veut obliger les géants du numérique à payer pour les contenus médias qu'ils relaient
A la suite de l'UE et du Canada, l'Australie veut obliger Meta (Facebook, Instagram) et Google à payer pour les contenus d'information relayés sur leurs plateformes en versant une compensation aux médias --une façon de soutenir une presse exsangue dont fondent les recettes publicitaires.
"Il est important que les plateformes numériques jouent leur rôle. Elles doivent soutenir l'accès à un journalisme de qualité qui informe et renforce notre démocratie", a martelé la ministre des Communications Michelle Rowland en dévoilant jeudi le dispositif envisagé.
Alors que les rédactions traditionnelles luttent souvent pour leur survie, la manne de leurs revenus publicitaires étant accaparée par le web, Canberra souhaite que les géants de la tech accordent une rémunération aux médias dont les contenus sont diffusés sur leurs plateformes.
Plus de la moitié du public australien s'informe désormais sur les réseaux sociaux, selon une étude de l'université de Canberra.
Conséquence: des centaines de journalistes australiens ont perdu leur emploi ces dernières années suite à des fermeture de journaux et des réductions d'effectifs des entreprises de médias.
"La croissance rapide des plateformes numériques ces dernières années a bouleversé le paysage médiatique australien et menace la viabilité du journalisme d'intérêt public", fait valoir Mme Rowland.
Les plateformes numériques dont les revenus annuels en Australie dépassent 160 millions de dollars américains se verraient imposer une taxe destinée au financement des médias... mais pourront en être exemptés s'ils concluent des accords rémunérant les "droits voisins" avec les médias australiens.
Selon le gouvernement, les sociétés mères de Google, Facebook et TikTok seront probablement concernées, mais X pourrait y échapper en raison de revenus australiens en-deçà du seuil retenu.
-Contentieux multiples-
Le pays avait d'abord misé sur le volontarisme des "Gafam": en 2021, Google et Meta avaient conclu une série d'accords avec des rédactions australiennes pour les soutenir à hauteur de 160 millions de dollars américains au total.
Mais Meta a indiqué qu'il ne renouvellerait pas ces accords lorsqu'ils expireront en mars, arguant que les informations d'actualité ne représentent qu'une infime partie de son trafic.
L'Australie "fait payer un secteur pour en subventionner un autre (...) la proposition ne tient pas compte des réalités du fonctionnement de nos plateformes", a fustigé jeudi un porte-parole de Meta.
L'Australie emboîte le pas à l'Union européenne, qui a adopté dès 2019 une directive sur les "droits voisins": celle-ci doit permettre aux médias --journaux, magazines ou agences de presse-- de se faire rémunérer lorsque leurs contenus sont réutilisés par les géants du numérique.
Mais la mise en oeuvre s'est avérée ardue, et les contentieux se multiplient pour tenter de faire valoir ceux-ci.
Outre les réseaux sociaux, Google était aussi ciblé en raison des titres et extraits d'articles apparaissant dans les résultats de son moteur de recherche ainsi que via ses services Google Actualités et Discover.
Google a récemment riposté en retirant les contenus de médias dans ses résultats de recherche dans plusieurs pays européens --une "expérimentation" à laquelle il a renoncé en France sur décision de justice, après avoir déjà essuyé dans le pays une lourde amende de l'autorité de la concurrence.
Accusé de mauvaise foi dans ses négociations sur les droits voisins, X (anciennement Twitter) a pour sa part été attaqué en novembre devant la justice française par des journaux comme Le Monde, Le Figaro ou Le Parisien, et par l'Agence France-Presse.
De son côté, le Canada a voté en juin 2023 une législation similaire contraignant les géants de la tech à compenser les médias canadiens pour les contenus partagés, sous peine d'arbitrage contraignant.
En réponse, Meta a bloqué l'accès aux médias canadiens pour les utilisateurs de Facebook ou Instagram, afin d'éviter d'avoir à l'appliquer, provoquant un tollé général.
S'appuyant sur ces précédents, le dispositif australien est conçu pour empêcher les groupes tech de faire simplement disparaître les contenus de média de leurs plateformes.
Canberra s'efforçait déjà de durcir leur encadrement: le mois dernier, le pays a adopté une nouvelle réglementation interdisant l'accès aux médias sociaux aux mineurs de moins de 16 ans.
L'Australie a également envisagé d'imposer des amendes aux entreprises ne parvenant pas à éradiquer sur leurs plateformes les contenus choquants et la propagation de la désinformation.
P.Hernandez--AT