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Les expulsions massives prévues par Trump détruiront l'économie, selon des experts
Donald Trump martèle à l'envi qu'il veut des expulsions massives de migrants. Devant des sénateurs, des experts ont mis en garde contre les conséquences économiques dévastatrices d'un tel projet, des témoins républicains ont volé à son secours, illustrant une nouvelle fois la polarisation des Etats-Unis.
L'ancien et futur président républicain a dit vouloir déclarer l'état d'urgence nationale pour appliquer son programme dès sa prise de fonction en janvier, et utiliser l'armée pour réunir et expulser environ 13 millions d'immigrants sans papiers.
Devant la commission judiciaire du Sénat dirigée par un démocrate, un ancien général et des spécialistes de l'immigration ont estimé que les expulsions de migrants illégaux porteraient atteinte au bien-être de tous les Américains.
"Le programme d'expulsions massives du président élu terrasserait l'économie américaine et porterait un coup de boutoir aux fondements de notre société, en expulsant près de 4% de la population américaine toute entière", a souligné Aaron Reichlin-Melnick, analyste de l'American Immigration Council, un organisme non partisan.
D'après lui, la mise en oeuvre des expulsions coûterait près de mille milliards de dollars et effacerait entre 4,2 et 6,8% du PIB, soit une facture similaire à celle induite par la crise financière internationale de 2008.
Cela fait des décennies que les Etats-Unis sont à la peine à la frontière avec le Mexique. Donald Trump avait déclaré pendant la campagne que le pays était "envahi" par des violeurs et des meurtriers.
Plus de 90% des migrants clandestins ont un casier judiciaire vierge. La plupart sont dans le système scolaire ou travaillent dans des secteurs comme le bâtiment, la restauration ou la garde d'enfants, des secteurs qui accuseraient sérieusement le coup si les expulsions massives devenaient réalité, a poursuivi Aaron Reichlin-Melnick.
Randy Manner, un général de l'armée de terre à la retraite, a jugé que faire intervenir les militaires serait mauvais pour le moral des troupes, lesquelles ne sont pas formées ni équipées pour cela.
- "On va venir vous chercher" -
Foday Turay, procureur adjoint à Philadelphie, a pour sa part expliqué aux sénateurs être né au Sierra Leone et n'avoir découvert qu'il était sans papiers qu'au moment de passer son permis de conduire.
"Du point de vue sociétal, des expulsions de masse seraient destructrices", a-t-il dit.
"En tant que procureur, je sais que les relations entre les forces de l'ordre et les immigrés peuvent être compliquées. Si les immigrés ont peur de coopérer avec la police ou les procureurs comme moi de peur d'être expulsés, on souffrira tous."
Mais des témoins républicains, y compris Patty Morin, dont la fille Rachel a été violée et étranglée en 2023 par un meurtrier présumé expulsé trois fois, s'inscrivent en faux.
"En ce moment précis, je pense que les expulsions sont nécessaires", a-t-elle lancé.
"Les Américains ne doivent pas avoir peur de rester chez eux. Il faut qu'on applique les lois qui existent déjà, il faut qu'on ferme nos frontières. Il faut qu'on protège les familles américaines."
Art Arthur, du Centre des études sur l'immigration, a mis en garde contre le fait de critiquer un plan qui n'est pas encore finalisé mais a souligné que tout programme du président élu serait "conforme à la loi".
Lindsey Graham, sénateur républicain de haut rang, a déclaré que la plupart des Américains étaient des gens "sympathiques, au grand coeur" mais qu'ils se sentaient trahis par la politique migratoire du président sortant Joe Biden, sous le mandat duquel un nombre record de migrants illégaux a franchi la frontière avec le Mexique avant de décliner en 2024.
"Si vous êtes ici illégalement, préparez-vous à partir. Si vous êtes un criminel, on va venir vous chercher."
A.Taylor--AT