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Partygate: Boris Johnson a reçu "une version" du rapport très attendu
Le Premier ministre britannique Boris Johnson va s'exprimer lundi après-midi devant les députés, après avoir reçu dans la matinée une "version" d'un rapport administratif très attendu sur le scandale des fêtes à Downing Street durant le confinement.
La publication de ce rapport, rédigé par la haute fonctionnaire Sue Gray, sur les pots de départ, garden parties et fêtes de Noël ou d'anniversaire organisés en 2020 et 2021 à la résidence du Premier ministre, tient en haleine depuis plusieurs semaines la presse et la classe politique britanniques.
Initialement attendu la semaine dernière, le document tardait à être publié, selon la presse en raison d'interrogations sur ce qui peut y figurer. La police a en effet également ouvert une enquête, et demandé à ce que le rapport de Sue Gray ne comprenne pas d'éléments compromettant cette enquête.
"Nous pouvons confirmer que Sue Gray a fait le point sur son enquête auprès du Premier ministre", a commenté, dans un communiqué laconique lundi, un porte-parole du Cabinet Office, agence interministérielle dont sont issus les travaux de la haute fonctionnaire.
Downing Street s'était engagé à publier le rapport, avant que Boris Johnson ne fasse une déclaration à la Chambre des Communes. Celle-ci interviendra lundi à 15H30 (locales et GMT), selon l'ordre du jour de la chambre basse du Parlement.
Selon l'agence de presse britannique PA, "une version" de son enquête a été remise à Boris Johnson. Sky News affirme que le document remis lundi ne constitue pas "le rapport complet et final", laissant entendre que celui-ci pourrait l'être une fois l'enquête de la police terminée.
Faisant craindre la publication d'une version édulcorée, la police britannique avait provoqué l'indignation vendredi en demandant que ce rapport interne soit expurgé d'éléments clés afin de ne pas nuire à ses propres investigations sur plusieurs de ces fêtes, potentiellement les plus dommageables pour Boris Johnson.
Les partis de l'opposition réclament sa publication dans son intégralité.
Ces fêtes ont choqué au Royaume-Uni, qui était alors soumis à de stricts confinements, et plongé Boris Johnson dans une grave crise menaçant son maintien à son poste, les appels à la démission s'étant multipliés jusque dans la majorité conservatrice. Beaucoup de députés de son camp attendent la publication du rapport interne pour décider de tenter de l'évincer ou non par le biais d'un vote de défiance.
Disant comprendre la colère du public, Boris Johnson avait présenté des excuses pour ses "mauvais jugements", mais il s'est défendu d'avoir enfreint les règles, affirmant notamment avoir pensé qu'une fête où il s'était brièvement rendu en mai 2020 était un "événement de travail".
"Nous allons devoir attendre et voir le résultat des investigations, mais bien sûr, je maintiens absolument ce que j'ai dit dans le passé, a-t-il déclaré lundi, interrogé à la télévision en marge d'une visite dans le sud-est de l'Angleterre.
Pour faire oublier les scandales, le dirigeant de 57 ans a lancé une contre-offensive, annonçant lundi un projet de loi "libertés du Brexit" qui vise à faciliter le processus déjà en cours pour modifier ou abandonner et remplacer les lois héritées de l'Union européenne.
M.White--AT