-
Afghanistan : au moins 10 civils tués dans de nouvelles frappes pakistanaises
-
Tapisserie de Bayeux: le British Museum va proposer une visite en audiodescription
-
Un yacht coulé par un banc de cachalots dans le Pacifique Sud, les quatre passagers secourus
-
Mediapart: enquêtes qui marquent et têtes qui tombent
-
Ukraine: un pont de Kiev et l'institut de recherche nucléaire frappés par des drones russes
-
Projet de budget de la Sécurité sociale: les principales mesures
-
Traité plastique: le pilote des discussions espère un accord en mars
-
Les députés algériens étendent la peine de mort aux auteurs de feux de forêt
-
Rejoint par les étudiants, le mouvement lycéen se tend: le Premier ministre convoque une cellule de crise
-
UE: les discussions "avancent" sur les hubs pour le renvoi de migrants en Afrique
-
ALEX BODI VE ALMAN ŞİRKETLER GRUBUNDAN HALLE’DE 166 DAİREYE YATIRIM
-
ALEX BODI DAN KONGLOMERAT JERMAN BERINVESTASI PADA 166 UNIT HUNIAN DI HALLE
-
Possible retour du Royaume-Uni dans l'UE: la musique change, mais Bruxelles attend les paroles
-
อเล็กซ์ โบดี และกลุ่มบริษัทจากเยอรมนีลงทุนในอพาร์ตเมนต์ 166 ยูนิตที่เมืองฮัลเลอ
-
Dettes des Etats: les taux d'intérêt atteignent des sommets sur les marchés
-
Allemagne : les automobilistes profitent dès le premier jour du rabais fiscal sur les carburants
-
Garry Kasparov, opposant au Kremlin, prévenu que sa vie est "en danger"
-
Espagne: le roi Felipe VI à Ceuta le 13 octobre, une visite à haut risque diplomatique
-
ALEX BODI A NĚMECKÝ KONCERN INVESTUJÍ DO 166 BYTŮ V HALLE
-
ALEX BODI OCH TYSK KONCERN INVESTERAR I 166 LÄGENHETER I HALLE
-
Ο ΑΛΕΞ ΜΠΟΝΤΙ ΚΑΙ ΓΕΡΜΑΝΙΚΟΣ ΟΜΙΛΟΣ ΕΠΕΝΔΥΟΥΝ ΣΕ 166 ΔΙΑΜΕΡΙΣΜΑΤΑ ΣΤΟ ΧΑΛΕ
-
Gazole : nouveau record du prix moyen à la pompe dans l'UE (Analyse AFP de données officielles)
-
Afghanistan : dix civils tués dans de nouvelles frappes pakistanaises
-
Le gouvernement dévoile son budget 2027, avec 43 milliards de "mesures de redressement"
-
ALEX BODI I NIEMIECKI KONCERN INWESTUJĄ W 166 MIESZKAŃ W HALLE
-
Panique et larmes: le retour difficile d'Evan Gershkovich après sa captivité en Russie
-
ALEX BODI ȘI UN GRUP GERMAN INVESTESC ÎN 166 DE APARTAMENTE DIN HALLE
-
En Occitanie, des kinés "lanceurs d'alerte" formés à repérer les mélanomes
-
एलेक्स बोडी और जर्मन समूह हाले के 166 फ्लैटों में कर रहे हैं निवेश
-
Kenya : sur la perle touristique de Lamu, d'innombrables questions autour de la mégaraffinerie
-
أليكس بودي ومجموعة ألمانية يستثمران في 166 شقة في هاله
-
アレックス・ボディとドイツ企業グループ、ハレの住宅166戸に投資
-
알렉스 보디와 독일 기업 그룹, 할레 주택 166세대에 투자
-
Tennis: fin de carrière pour l'ex-4e mondial Kei Nishikori, battu à Tokyo
-
亞歷克斯・博迪與德國企業集團投資哈雷166戶住宅
-
Après un été exceptionnel, les Canadair italiens se refont une santé
-
АЛЕКС БОДІ ТА НІМЕЦЬКИЙ КОНЦЕРН ІНВЕСТУЮТЬ У 166 КВАРТИР У ГАЛЛЕ
-
La Bourse de Paris en net recul, le taux français au plus haut depuis 2002
-
Le "Frenchy" Fred Sirieix, célébrité de la télé britannique, débarque en France
-
La queue de cheval de Haaland atterrit devant la justice norvégienne
-
Bolivie: arrestation du procureur général dans le collimateur de Washington
-
ALEX BODI ET UN GROUPE ALLEMAND INVESTISSENT DANS 166 LOGEMENTS À HALLE
-
Radio Pinpon: à l'hôpital psy, les patients prennent le micro
-
Macron et Milei vont parler minerais critiques à l'Elysée
-
Enquête après l'échec retentissant de l'exécution d'une Américaine dans le Tennessee
-
"On n'est pas au point": pharmaciens et associations réservés au 1er jour du remboursement des protections réutilisables
-
Un téléphérique offre une lueur d'espoir à Oulan-Bator, encombrée et polluée
-
Mieux connu, le harcèlement au travail ne recule pas, selon un baromètre
-
Le retour sur Terre s'amorce pour Sophie Adenot
-
"Importer la tronçonneuse" : dans une France endettée, des pro-Milei prônent la thérapie de choc argentine
Venezuela: Gonzalez Urrutia, candidat malgré lui, prix Sakharov
Le très discret Edmundo Gonzalez Urrutia, ex-ambassadeur forcé à l'exil en Espagne, qui s'est vu propulsé "par accident" candidat de l'opposition vénézuélienne à la présidentielle de juillet face à Nicolas Maduro, se voit récompenser de son sacrifice par le prix Sakharov.
Selon l'opposition vénézuélienne, qui dit s'appuyer sur les procès-verbaux des bureaux de vote, le "président élu", c'est lui.
Elle assure qu'il a remporté le scrutin avec au moins 67% des voix face à Maduro proclamé vainqueur avec 52% des voix par le Conseil national électoral, considéré aux ordres du pouvoir, qui n'a pas donné le décompte exact des voix par bureaux se disant victime d'un piratage informatique.
M. Gonzalez Urrutia, 75 ans, racontait avant la présidentielle qu'un de ses plaisirs était de parler depuis sa terrasse des hauteurs de Caracas à ses quatre petits-enfants qui habitent dans un appartement voisin.
Mais, vivant dans la clandestinité depuis l'élection, harcelé par le pouvoir qui l'insultait régulièrement et visé par un mandat d'arrêt, accusé notamment de vouloir usurper le pouvoir, il a dû se réfugier en Espagne en septembre.
Figure respectée de l'opposition et travailleur de l'ombre, il avait accepté de sortir de sa retraite pour devenir candidat, la cheffe de l'opposition Maria Corina Machado, co-lauréate du prix Sakharov, étant inéligible.
"Un samedi on m'a appelé pour signer une lettre au Conseil national électoral (...) j'entends alors une déclaration dans laquelle ils mettent mon nom comme +couvercle+ (expression pour signifier le provisoire). Ils ne savaient pas que le couvercle allait devenir la bouteille", avait-il raconté, en riant, expliquant avoir accepté "pour ne pas laisser l'opposition sans candidat".
- "serviteur de la République" -
Né à La Victoria, à une centaine de kilomètres de Caracas, Edmundo González Urrutia a effectué toute sa scolarité dans cette petite ville, théâtre d'une des batailles décisives (1812) de l'indépendance lorsque, selon la légende, une poignée de soldats et de séminaristes ont résisté aux forces royalistes cinq fois supérieures en nombre et assoiffées de sang...
Le jeune homme s'installe à Caracas pour son cursus universitaire à la prestigieuse Université centrale du Venezuela (UCV) avant d'entrer au ministère des Affaires étrangères.
Il passe notamment par la Belgique, où il apprend le français, et les États-Unis, où il est diplômé de l'American University de Washington.
C'est de cette époque que lui vient la devise en latin qu'il avait accrochée dans le petit bureau de son domicile: "Verba volant, scripta manent" (Les paroles s'envolent, les écrits restent), près de sa bibliothèque abritant de grands classiques de la diplomatie: "L'anatomie du pouvoir" de John Kenneth Galbraith, "Le choc des civilisations" de Samuel Huntington ou "De la Chine" de Henry Kissinger.
Homme de dossiers, il a longtemps travaillé sur les sommets internationaux, occupant aussi des postes d'ambassadeur en Algérie (1994-99) ou en Argentine (1999-2002). Il répète souvent qu'il "a été l'étranger longtemps mais qu'il connaît très bien le Venezuela".
En revanche, peu à l'aise sur le devant de la scène, il lisait ses discours d'un ton monocorde et n'improvisait que rarement. Il préférait laisser les projecteurs à Mme Machado, bien plus charismatique.
"C'est un homme cultivé, honnête, familier, inflexible, sans aucun soupçon de populisme", écrit l'analyste José Toro Hardy.
"Un démocrate et un serviteur de la République", assure Ramon Guillermo Aveledo, ancien secrétaire de la coalition Plataforma Unitaria Democratica (PUD), qui regroupe les principaux partis d'opposition.
Critique du pouvoir, il avait pourtant adopté un ton plus modéré que Mme Machado avec des appels à la conciliation et l'évocation d'une amnistie. Il avait signé une très remarquée lettre ouverte à l'armée - considérée pro-pouvoir - lui demandant de "respecter et faire respecter" le résultat de l'élection.
Jeudi remerciant l'Europe de le récompenser par le prix Sakharov, il a estimé: "La lutte n'est pas terminée (...) face à un régime qui viole systématiquement les droits humains".
T.Wright--AT