-
Pour accompagner les mourants, l'émergence de "thanadoulas", entre "réel besoin" et méfiance
-
Netflix s'entend avec des médias pour proposer leurs courtes vidéos sur sa plateforme
-
Rémunération de la presse: le gendarme de la concurrence porte un coup de semonce à Meta
-
Pour Thomas Pesquet, le spatial ne doit pas être "une tour de verre"
-
Soupçons d'entrave à la concurrence: Sanofi propose des mesures correctives à l'UE
-
Cinquante ans après l'éruption de 1976, la Soufrière de Guadeloupe sous étroite surveillance
-
La fièvre monte dans le coeur de l'Espagne rurale avant l'éclipse solaire totale du 12 août
-
Procès ordonné contre Booba, accusé d'avoir cyberharcelé l'agente d'influenceurs Magali Berdah
-
La Chine met en garde contre une faille de sécurité dans l'outil de programmation d'IA d'Anthropic
-
Plateformes étrangères: Que Choisir Ensemble alerte sur les dangers de certaines crèmes solaires
-
Victoire de Vincent Bolloré devant la cour d'appel sur la scission de Vivendi
-
UniCredit a sécurisé 17,6% des actions de Commerzbank
-
Cambodge: le retour du tigre pas toujours vu d'un bon œil
-
Inondations en Chine : les secours en quête de sinistrés, un super-typhon menace
-
La canicule s'étend, journée à haut risque pour les incendies
-
Otan: au sommet d'Ankara, Trump se défoule contre les alliés européens
-
OpenAI va rendre public son nouveau modèle d'IA, GPT-5.6
-
Meta porte "une atteinte grave" à la presse en ne payant pas les droits voisins, estime l'Autorité de la concurrence
-
Après la reprise des hostilités, Trump déclare le cessez-le-feu avec l'Iran "terminé"
-
Le Pen, condamnée mais candidate, lance sa campagne sous le feu des critiques
-
Apple perd des recours contre l'application d'une loi emblématique de l'UE
-
Venezuela: le petit immeuble de La Guaira qui a survécu aux séismes
-
Le chef de l'Otan tente de rassurer les alliés secoués par les attaques de Trump
-
Entre océan et désert, le paradis menacé des Imraguen mauritaniens
-
Dernier hommage en Irak à Ali Khamenei, sur fond de frappes entre Washington et Téhéran
-
Les Etats-Unis lancent des frappes massives contre l'Iran, qui riposte dans deux pays du Golfe
-
En Irak, dernière étape des funérailles de Khamenei avant l'inhumation
-
Santé périnatale: alerte sur des "défis persistants", malgré certains progrès
-
Choyé par les alliés, Trump entre en scène au sommet de l'Otan
-
Allemagne: verdict pour un médecin de soins palliatifs accusé d'avoir tué 15 patients
-
Mondial-2026: Messi renverse tout et momifie l'Egypte, Argentine-Suisse en quart
-
Mondial-2026: la Suisse sort la Colombie au bout du suspense et renoue avec les quarts
-
Nouvelle décision de la Cour d'appel sur le rôle de Bolloré dans la scission de Vivendi
-
Gucci et L'Oréal concluent un accord de licence beauté de 50 ans
-
Wimbledon: au bout du suspense, Djokovic s'offre une affiche contre Sinner
-
Wall Street dans le rouge, turbulences sur les semi-conducteurs
-
Cuba: rétablissement progressif du réseau électrique
-
Mondial: encore miraculée, l'Argentine de Messi foudroie l'Egypte
-
Le CIO réintègre les Russes, sans leur rendre hymne et drapeau
-
Tour de France: torpeur partout, fraîcheur nulle part
-
Sans Nice, une carte olympique et paralympique plus compacte pour 2030
-
Le freeride et le patinage synchronisé seront aux JO-2030, pas le combiné nordique
-
La Bourse de Paris finit emportée par les doutes sur les semi-conducteurs
-
Wimbledon: l'habitué Sinner et la novice Gauff au rendez-vous des demi-finales
-
Tour de France: la 4e étape pour Pedersen, le jaune pour Traeen
-
Climat: le prochain El Niño devrait battre "des records" d'intensité, selon un expert de référence
-
Mondial-2026: entre la France et le Maroc, la bataille des milieux
-
Les télé et radio publiques hongroises cessent d'émettre pour repartir sur de nouvelles bases
-
Les Bourses européennes terminent majoritairement dans le rouge
-
GB: rattrapé par des affaires, Nigel Farage démissionne pour s'en remettre au vote des électeurs
Harris montre sa fermeté en politique étrangère, cherche l'équilibre sur Gaza
Kamala Harris a affiché à Chicago une posture particulièrement ferme sur les questions de politique étrangère tout en s'essayant à un rééquilibrage sur Gaza, une stratégie qui vise avant tout à battre Donald Trump dans la course à la Maison Blanche.
Dans son discours jeudi à la convention démocrate, la vice-présidente américaine a juré qu'elle ne ferait "pas ami-ami avec les dictateurs", à l'inverse d'un milliardaire et ancien président qui "veut lui-même être un autocrate".
Elle tente ainsi d'apparaître comme plus musclée, plus capable sur la scène internationale que son adversaire républicain.
Une forme de rupture avec son président Joe Biden, qui avait fait campagne en 2020 avec la promesse de mettre un terme aux "guerres sans fin". Barack Obama avait lui aussi porté un message d'apaisement sur la scène internationale à son arrivée au pouvoir en 2008, après le belliqueux George W. Bush.
La démocrate Kamala Harris, elle, a lancé à la foule de Chicago son franc soutien à l'armée, affirmant qu'elle tenait à ce que "la force combattante et létale la plus puissante du monde" demeure américaine. Elle a aussi dit qu'elle répliquerait à toute attaque de l'Iran ou de ses soutiens au Moyen-Orient.
A grand renfort d'anciens militaires sur la scène de la convention, l'ancienne procureure a aussi martelé son soutien à l'Ukraine en guerre face à la Russie et dénoncé les attaques de Donald Trump sur l'Otan.
- Sexisme -
Pourquoi des mots si forts chez une candidate démocrate ?
"Le grand public aura toujours l'impression qu'une femme est, par essence, une dirigeante plus faible qu'un homme", estime Allison McManus, du centre de réflexion Center for American Progress, basé à Washington et plutôt à gauche.
"Donc en tant que femme, elle a besoin de faire beaucoup plus qu'un homme aurait besoin pour montrer qu'elle est forte", dit cette experte.
Cette force que projette Kamala Harris en politique étrangère ne doit pas être nécessairement comprise comme une ligne politique de va-t-en-guerre, souligne néanmoins Allison McManus.
- Gaza -
Car la question brûlante qui agite autant la diplomatie américaine que la campagne démocrate, c'est la guerre à Gaza et le solide soutien de l'administration Biden à Israël, malgré l'accumulation des victimes civiles palestiniennes. Des milliers de manifestants ont ainsi défilé dans les rues de Chicago cette semaine contre l'aide militaire américaine à Israël.
Et sur ce sujet, c'est en évoquant la souffrance des Palestiniens et en promettant de travailler à ce qu'"ils puissent accéder à leur droit à la dignité, à la sécurité, à la liberté et à l'auto-détermination", que Kamala Harris a été la plus applaudie.
L'utilisation par la candidate démocrate de l'expression d'"auto-détermination" est une étape significative, estime l'experte Allison McManus.
"Dire cela, c'est reconnaître que les Palestiniens constituent un peuple, qu'ils ont des droits et qu'ils doivent être ceux qui doivent avoir leur mot à dire pour décider de leur futur", analyse-t-elle encore.
Cela vient après sa promesse, à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu fin juillet, de ne pas "rester silencieuse" face aux souffrances des civils, elle dont son principal conseiller diplomatique, Phil Gordon, a publié un livre critique de la politique américaine au Moyen-Orient.
Mais Kamala Harris a aussi vigoureusement défendu jeudi soir "le droit d'Israël à se défendre", elle qui ne soutient pas la suspension de l'aide militaire américaine à Israël tant décriée.
"J'étais assez déçue qu'elle ne se soit pas saisie de cette occasion pour au moins essayer de faire comprendre qu'elle pourrait s'éloigner des positions actuelles" de l'exécutif américain, a déclaré Annelle Sheline, qui a démissionné en mars de la diplomatie américaine pour manifester son désaccord sur Gaza.
Elle assure cependant ne pas avoir perdu tout espoir.
Depuis longtemps aux Etats-Unis, rappelle-t-elle, s'afficher critique d'Israël était vu comme un mauvais calcul politique. Or cela, estime-t-elle, "a commencé à changer", même si "cela pourrait prendre un moment avant que la classe politique américaine" ne le comprenne.
T.Wright--AT