-
UE: Lescure juge "intéressante" la proposition de l'Espagne sur des emprunts communs
-
Le don de lait maternel, "de l'or" pour sauver la vie de prématurés
-
Un feu de forêt fait au moins 11 morts près d'Almeria, dans le sud de l'Espagne
-
Easyjet annonce un "accord de principe" avec un second acquéreur potentiel, le fonds Apollo
-
Mondial-2026: Courtois le Belgo-Madrilène face à son deuxième pays
-
Mondial-2026: l'infranchissable Espagne face à l'imprévisible Belgique
-
Cinq morts aux Philippines, évacuations et écoles fermées à Taïwan, à l'approche du typhon Bavi
-
Pour les supporters du Maroc, le rêve brisé des Lions de l'Atlas n'efface pas la fierté
-
Canicule: la vigilance rouge dans l'Ouest vendredi s'étendra samedi
-
La Tapisserie de Bayeux voyage vers Londres
-
Un feu de forêt fait 12 morts près d'Almeria, dans le sud de l'Espagne
-
En Floride, l'aéroport de Palm Beach porte désormais le nom de Donald Trump
-
Attentats à Damas: les autorités arrêtent des membres d'une cellule "affiliée à l'EI"
-
Début du transfert historique de la tapisserie de Bayeux vers Londres
-
"Le Gourmet solitaire", ode japonaise aux petits restaurants qui dépasse les frontières
-
Mondial-2026: les Bleus trop forts pour le Maroc et au rendez-vous des demies
-
Le guide suprême Khamenei inhumé sur fond de frappes entre les Etats-Unis et l'Iran
-
Mondial-2026: Mbappé l'insubmersible
-
Mondial-2026: les Bleus trop forts pour le Maroc et au rendez-vous des demis
-
Les Bourses mondiales retrouvent des couleurs, la tech en principal soutien
-
Wall Street en hausse, met de côté les incertitudes géopolitiques
-
Royaume-Uni: Andy Burnham plébiscité au début de la course à la succession de Keir Starmer
-
Massif échange de frappes entre l'Iran et les Etats-Unis avant l'inhumation de Khamenei
-
Vigilance rouge dans l'Ouest vendredi, la canicule tire en longueur
-
Tennis: la Tchèque Linda Noskova rejoint sa compatriote Karolina Muchova en finale de Wimbledon
-
La justice française interdit à Shein de vendre dans l'UE des produits imitant le crocodile Lacoste
-
Tour de France: Seixas à la hauteur de son rêve de podium
-
La Bourse de Paris
-
Le phénomène El Niño de cette année pourrait être "parmi les plus importants" enregistrés, selon une agence américaine
-
Siegmund, rockstar de l'extrême droite allemande aux portes du pouvoir en ex-RDA
-
En Iran, soif de vengeance et zéro compromis lors d'ultimes adieux à Khamenei
-
Les Bourses européennes terminent en rebond, sauf Londres
-
L'épidémie d'Ebola en RDC se propage plus rapidement que toutes les précédentes, selon l'agence de santé de l'UA
-
Encore balbutiant, l'éolien flottant en mer déploie peu à peu ses ailes
-
Tour de France: Pogacar remporte la 6e étape en solitaire et prend le maillot jaune
-
Un revolver, six balles: l'étrange cadeau du président turc aux dirigeants de l'Otan
-
Vigilance rouge à l'ouest, la canicule s'installe dans la durée
-
L'épidémie actuelle d'Ebola se propage plus rapidement que toutes les précédentes, selon l'agence de santé de l'UA
-
Moyen-Orient: Wall Street ouvre en hausse, mais reste sur ses gardes
-
Les Bourses mondiales esquissent un rebond, la tech en moteur
-
La famille Ingalls reconstruit sa petite maison dans la prairie, sur Netflix
-
Moyen-Orient: Wall Street ouvre en petite hausse, mais reste sur ses gardes
-
Cinq choses à savoir sur les éclipses solaires
-
La menace d'un conflit social majeur plane chez Volkswagen
-
Municipales: CNews mise en demeure pour "manque d'honnêteté" lors d'une soirée sur Dati
-
Un revolver, six balles: l'étrange cadeau du président turc aux leaders de l'Otan
-
Le média Disclose et RSF appellent à se mobiliser contre la "traque des sources"
-
La septième étape du Tour: deuxième round pour les sprinteurs
-
La canicule s'annonce pour plusieurs jours, les incendies se multiplient
-
Dans le nord de la Grèce, le retour des ours bruns inquiète la population
Sombre Noël à Bethléem, les combats font rage à Gaza
Un voile de tristesse enveloppe dimanche la ville de Bethléem qui se prépare à un Noël sombre marqué par la guerre dans la bande de Gaza où l'armée israélienne a intensifié ses opérations au 79e d'une guerre qui laisse les civils au bord de la famine selon l'ONU.
Les bombardements se poursuivaient dimanche, sans répit, du nord au sud de ce territoire sous blocus israélien depuis plus de 16 ans et où 85% de la population a été déplacée par les combats.
De la fumée s'élevait dans le ciel de Khan Younès après des frappes, tandis qu'une forte explosion, filmée par l'AFP depuis le sud d'Israël, a secoué le centre du territoire.
"La guerre sera longue", a prévenu le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu devant son gouvernement, en rendant hommage aux 153 soldats tués depuis le début de l'offensive terrestre à Gaza le 27 octobre.
"Nous payons un très lourd tribut à la guerre, mais nous n'avons pas d'autre choix que de continuer à combattre", a-t-il dit.
Les combattants palestiniens ont aussi enlevé environ 250 personnes dont 129 restent détenues à Gaza, selon Israël. Les bombardements israéliens de représailles à Gaza où des milliers de bombes ont été déversées, ont fait 20.424 morts, majoritairement des femmes, adolescents et enfants.
- "Notre peuple se meurt" -
A quelques heures de la veillée de Noël, l'ambiance était à la sobriété à Bethléem, en Cisjordanie occupée, haut-lieu du christianisme.
Un voile de tristesse enveloppe la ville qui se pare habituellement de ses habits de fête. Cette année, pas de sapin gigantesque, pas de crèche flamboyante, peu de joie, a constaté une journaliste de l'AFP.
Les chrétiens palestiniens -- environ 50.000 dont un millier à Gaza -- n'ont pas le coeur aux célébrations, largement annulées par la municipalité, ne pouvant faire fi du sort de leurs concitoyens, assiégés et bombardés à Gaza.
"Ils sont nombreux à mourir pour cette terre, c'est très difficile de célébrer quelque chose alors que notre peuple se meurt", a confié à l'AFP Nicole Najjar, une étudiante de 18 ans, sur la place de la Mangeoire.
A son arrivée sur la place, le patriarche latin Pizzaballa, large keffieh noir et blanc autour du cou, a prononcé un court discours au milieu de quelques dizaines de chrétiens à Bethléem.
"Notre coeur est avec Gaza, avec toute la population de Gaza, avec une attention particulière pour notre communauté chrétienne qui souffre, mais je sais que nous ne sommes pas les seuls à souffrir", a-t-il dit.
- "Aucun endroit n'est sûr" -
La situation humanitaire à Gaza, une étroite bande côtière coincée entre Israël, l’Égypte et la Méditerranée, est désastreuse: la plupart des hôpitaux y sont hors service et dans les six prochaines semaines, l'ensemble de la population risque de subir un niveau élevé d'insécurité alimentaire, pouvant aller jusqu'à la famine, selon les Nations unies.
A Rafah, la ville frontalière avec l’Egypte, des Palestiniens pleuraient leurs proches tués.
Oum Amir Abou al-Awf a été blessée à la main et à la jambe quand une frappe a touché sa maison dimanche matin à Tel al-Sultan, à l'ouest de Rafah. "Où est la victoire dont ils parlent? Rien n'a été fait, sauf tuer des civils. Ils continuent à nous dire que Rafah est sûre, mais aucun endroit n'est sûr", a affirmé à l'AFP cette femme de 27 ans.
Les Etats-Unis, alliés historiques d'Israël, insistent de plus en plus, face aux lourdes pertes civiles palestiniennes, pour qu'Israël privilégie des opérations plus ciblées dans sa guerre contre le Hamas.
De leurs côtés, les médiateurs égyptiens et qataris tentent toujours de négocier une nouvelle trêve, après une pause dans les combats de sept jours fin novembre, qui a permis la libération de 105 otages et de 240 prisonniers palestiniens ainsi que l'entrée à Gaza d'importants convois d'aide humanitaire.
Selon une source au sein du Jihad islamique, le chef de ce mouvement -- un autre mouvement armé palestinien qui combat au côté du Hamas -- est arrivé à la tête d'une délégation au Caire.
Les discussions avec les responsables égyptiens doivent porter notamment sur "l'arrêt de l'agression sioniste" et "l'échange de prisonniers".
Dans le nord de Gaza, les soldats ont découvert "un dépôt d'armes adjacent à des écoles, une mosquée et un centre médical", qui renfermait "des ceintures d'explosif adaptées pour des enfants, des dizaines d'obus de mortier, des centaines de grenades et du matériel de renseignement", a annoncé l'armée dimanche.
- "Plus de haine" -
Malgré le vote vendredi par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution réclamant l'acheminement "immédiat" et "à grande échelle" de l'aide humanitaire, vitale pour la population de Gaza, celle-ci n'a pas connu d'augmentation significative.
"Pour que l'aide parvienne jusqu'à ceux qui en ont besoin, pour que les otages soient libérés, pour que d'autres déplacements soient évités et surtout, pour que cessent ces pertes humaines dévastatrices, un cessez-le-feu humanitaire est la seule issue", a déclaré dimanche le Haut commissaire de l'ONU pour les réfugiés, Filippo Grandi.
"La guerre défie la logique et l'humanité, et prépare un avenir fait de plus de haine et moins de paix", a-t-il ajouté.
A Rafah, où des centaines de milliers de réfugiés s'abritent dans des camps de fortune, la population se rue sur les rations alimentaires, insuffisantes.
"La situation des gens est très, très difficile. Nous nous dirigeons vers une famine très grave", a déclaré à l'AFP Bakr al-Naji, un déplacé de la ville de Gaza, bénévole auprès d'une organisation caritative.
A Jabaliya, dans le nord, des habitants portant des jerricans vont chercher de l'eau à un puits. "Les gens viennent de loin, font la queue et ne trouvent rien. Cette eau n'est même pas bonne pour le nettoyage, elle contient des germes, des maladies, moi, à mon âge, je dois la boire", témoigne Abou Loai al-Biri, un homme aux cheveux gris.
E.Rodriguez--AT