-
Engrais: le gouvernement annonce aides d'urgence et stratégie pour "sortir de la dépendance"
-
Taïwan se prépare pour son plus gros typhon depuis des années
-
Les Etats-Unis frappent l'Iran, qui riposte et les accuse de vouloir perturber les obsèques de Khamenei
-
Chine: zèbres, zébu et autruches s'échappent d'un zoo frappé par les inondations
-
Rugby: Ntamack en 10, Jalibert en 15, le pari de Galthié contre les Wallabies
-
Nucléaire civil : l'Australie s'accorde avec l'Inde pour lui fournir de l'uranium
-
Qui protège les gardiennes? Les Philippines à la rescousse des mangroves
-
Puces IA: SK hynix va fixer le prix de son introduction à Wall Street
-
Séismes: l'ONU appelle aux dons et Caracas au dégel des avoirs sanctionnés pour reconstruire
-
Les Etats-Unis frappent à nouveau l'Iran, qui riposte dans le Golfe
-
Accusé de viol, un important candidat démocrate renonce à la course au Sénat américain
-
L'Iran va inhumer l'ayatollah Khamenei, épilogue de six jours de cérémonies
-
Après les séismes au Venezuela, l'angoisse de perdre son logement endommagé
-
Royaume-Uni: Andy Burnham dans les starting-blocks pour succéder à Keir Starmer
-
Entre appareils en panne et personnel épuisé, la santé cubaine au bord de la rupture
-
Vingt-cinq dollars pour des déchets récoltés près du mariage de Taylor Swift
-
Mondial-2026: Justin Bieber en concert pour la finale
-
Mondial-2026: la France s'attaque au Maroc, un quart de tous les dangers
-
Mondial-2026: l'attaque des Bleus, le réveil espéré de la force
-
Un adolescent de 16 ans arrêté après avoir blessé deux collegiennes de 13 ans
-
Tennis: un parfum de Féry continue d'enchanter Wimbledon
-
Tour de France: Olav Kooij, pari réussi
-
La Bourse de Paris termine dans le rouge, secouée par la reprise des hostilités au Moyen-Orient
-
Mondial-2026: France-Maroc 2022, du catalyseur Hernandez au sauveur Kolo Muani
-
Les séries "The Pitt" et "Hacks" en tête des nominations aux Emmy Awards
-
Présidentielle: "L'Heure de vérité" revient sur France 2, avec Duhamel et Bastié
-
Tour de France: le Néerlandais Olav Kooij remporte la 5e étape au sprint à Pau
-
Tour de France: le maillot jaune, un sparadrap parfois encombrant
-
Les Bourses européennes terminent en forte baisse après la reprise des hostilités au Moyen-Orient
-
Un adolescent de 16 ans arrêté après une attaque présumée dans un collège-lycée en Bavière
-
Booba renvoyé devant le tribunal, cette fois pour le cyberharcèlement de Magali Berdah
-
A la Fed, un compte-rendu de réunion très attendu pour prendre le pouls des débats sous Warsh
-
La canicule s'étend, 7.800 hectares déjà brûlés en huit jours
-
OpenAI élargit l'accès à son nouveau modèle d'IA, la Maison Blanche assure ne pas être impliquée
-
"Reine du couscous": l'Arcom intervient auprès de W9 pour six séquences de l'émission de Hanouna
-
Mondial-2026: le choix de Bouaddi, sans regret pour les Bleus ?
-
Séisme au Venezuela: "Je suis né à nouveau", dit le miraculé ayant passé 8 jours sous les décombres
-
A Lampedusa, les pêcheurs déchirent leurs filets dans les épaves de migrants
-
En Chine, des femmes bricoleuses démontent des clichés encore bien présents
-
Trump déclare le cessez-le-feu avec l'Iran "terminé", annonce de nouvelles frappes
-
Wall Street secouée par la reprise des hostilités au Moyen-Orient
-
Dans la Creuse asséchée, les prairies grillent et les éleveurs s'alarment
-
La Réserve et le Meurice classés parmi les meilleurs hôtels du monde par La Liste
-
Argentine miraculée, France lancée, Espagne solide: le baromètre avant les quarts du Mondial-2026
-
Bracelets thermiques, horaires adaptés: le "modèle espagnol" pour travailler lors de chaleurs extrêmes
-
La canicule s'étend, le vent attise les incendies
-
Le calvaire des livreurs à vélo dans la fournaise bordelaise
-
La sixième étape du Tour: première vraie bagarre en montagne
-
Canicule: Uber Eats et Deliveroo suspendront les livraisons dans les départements en vigilance rouge
-
Rémunération de la presse : le gendarme français de la concurrence porte un coup de semonce à Meta
Israël fouille l'hôpital al-Chifa à Gaza, malgré la présence de civils
L'armée israélienne a annoncé jeudi fouiller chaque bâtiment de l'hôpital al-Chifa, le plus grand de Gaza, au lendemain du raid mené dans ce site qu'elle présente comme un repaire du Hamas, malgré la présence de malades et de civils piégés par les combats.
Le gouvernement du Hamas a affirmé que les soldats israéliens avaient "détruit" plusieurs services de l'hôpital, un immense complexe situé dans l'ouest de la ville de Gaza, au coeur des combats qui font rage depuis des jours entre l'armée et les combattants islamistes.
L'armée israélienne, qui a lancé le 27 octobre des opérations terrestres, a pris le contrôle de bâtiments gouvernementaux, "vides" selon le Hamas, avant de lancer mercredi un raid dans l'hôpital al-Chifa, refuge pour des milliers de Palestiniens fuyant la guerre, qui a suscité des appels pressants à protéger les civils.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé à des "pauses humanitaires urgentes et prolongées" dans la bande de Gaza. Sur X, l'ambassadeur israélien à l'ONU Gilad Erdan a estimé cette résolution "déconnectée de la réalité".
Israël a également annoncé jeudi la prise du port de Gaza, affirmant que ce petit port de pêche était utilisé par le Hamas comme centre d'entraînement "afin de planifier et d'exécuter des attaques terroristes navales".
L'activité du port est très limitée par le blocus qu'impose Israël à la bande de Gaza depuis 2007.
L'armée a également confirmé à l'AFP que ses soldats étaient toujours déployés dans l'enceinte de l'hôpital al-Chifa, dans le même secteur, où se trouvent, selon l'ONU, environ 2.300 personnes, patients, soignants et civils déplacés par la guerre.
Israël estime que cet hôpital abrite des infrastructures stratégiques du Hamas, classé organisation terroriste par les Etats-Unis, l'Union européenne et Israël, notamment dans des tunnels creusés sous le complexe, ce que dément le mouvement islamiste.
Depuis plusieurs jours, l'armée resserre son étau sur la ville de Gaza et plus particulièrement ses hôpitaux, accusant le Hamas de les utiliser comme des bases et de se servir des malades comme de "boucliers humains".
Jeudi, un responsable de l'armée a annoncé que les soldats procédaient "à la fouille de chaque étage, bâtiment après bâtiment alors que des centaines de patients et de membres du personnel médical se trouvent encore dans le complexe".
- Des "images relatives aux otages" -
Des "images relatives aux otages", capturés lors de l'attaque du Hamas contre Israël, ont été trouvées sur des ordinateurs saisis au cours du raid et appartenant au mouvement islamiste, a ajouté ce responsable.
Le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas a affirmé que l'armée israélienne avait frappé plusieurs services de l'hôpital, "détruit le service de radiologie et bombardé le service des grands brûlés et des dialyses".
Le Croissant-Rouge palestinien a par ailleurs annoncé jeudi après-midi qu'une "violente attaque" était menée par des chars israéliens sur un autre hôpital de la ville de Gaza, Ahli Arab, et que celui-ci était "assiégé".
En Israël, l'attaque lancée le 7 octobre par des commandos du Hamas depuis la bande de Gaza a fait environ 1.200 morts, essentiellement des civils tués ce jour-là, selon les autorités.
Depuis l'attaque, 51 soldats ont été tués dans le territoire palestinien, selon l'armée israélienne.
L'armée israélienne estime à environ 240 le nombre d'otages emmenés par le Hamas à Gaza.
Les bombardements israéliens menés en représailles dans la bande de Gaza ont fait 11.500 morts, majoritairement des civils, parmi lesquels 4.710 enfants, selon le ministère de la Santé du Hamas.
Selon le Hamas, plusieurs dizaines de personnes ont été tuées dans des frappes israéliennes sur Gaza pendant la nuit de mercredi à jeudi. Neuf civils ont péri dans une frappe sur une station-essence du camp de Nousseirat, dans le centre, où des dizaines de déplacés avaient trouvé refuge.
A l'hôpital al-Chifa, "les bulldozers israéliens ont détruit en partie l'entrée sud" du complexe, "près de la maternité", déjà endommagée par des tirs d'obus de chars ces derniers jours, avait annoncé dans la nuit le ministère de la Santé du Hamas.
L'armée israélienne affirme y avoir trouvé "des munitions, des armes et des équipements militaires" du Hamas, et a publié des images de ce qu'elle affirme être des armes, des grenades et d'autres équipements.
L'AFP n'a pas été en mesure de vérifier de manière indépendante les affirmations des deux camps.
Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, a demandé jeudi une enquête internationale pour vérifier les "allégations extrêmement graves" de violations du droit international, "quels que soient leurs auteurs".
Le président américain Joe Biden, soutien clé d'Israël, a appelé son allié à être "extrêmement prudent" dans la conduite de son opération à l'hôpital.
- Libération "immédiate" des otages -
En Israël, la pression s'accentue sur le Premier ministre Benjamin Netanyahu sur la question des otages. Une marche des proches des otages partis mardi de Tel-Aviv pour réclamer un accord sur leur libération, doit arriver vendredi à Jérusalem.
Alors que des pourparlers se tiennent via une médiation du Qatar, Joe Biden s'est dit "relativement optimiste".
Le chef de la diplomatie de l'Union européenne, Josep Borrell, a pour sa part demandé la "libération immédiate" des otages, lors d'une visite jeudi à Beeri, dans le sud d'Israël.
Dans ce kibboutz dévasté où au moins 85 personnes ont été tuées par les commandos du Hamas et une trentaine d'autres prises en otage, il a appelé le gouvernement à "ne pas se laisser consumer par la rage".
Israël a jusqu'ici refusé tout cessez-le-feu sans libération préalable des otages.
Selon l'ONU, 1,65 des 2,4 millions d'habitants de la bande de Gaza ont été déplacés par la guerre. Plusieurs centaines de milliers d'entre eux ont fui le nord, où les combats sont les plus intenses, vers le sud, près de la frontière égyptienne.
Depuis le 9 octobre, Israël a placé la bande de Gaza en état de siège complet, coupant les livraisons d'eau, d'électricité, de nourriture et de médicaments, tandis que l'aide internationale arrive au compte-gouttes par camions depuis l'Egypte.
Malgré une première livraison d'un peu plus de 23.000 litres de carburant mercredi, l'ONU a averti que ses opérations d'aide à Gaza étaient "au bord de l'effondrement".
Le directeur de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) a affirmé jeudi à Genève que les communications étaient à nouveau "totalement coupées" avec la bande de Gaza, faute de carburant. "Gaza souffre à nouveau d'une panne totale de communications, et (...) c'est parce qu'il n'y a pas de carburant", a déclaré Philippe Lazzarini.
A.Taylor--AT