-
Huit morts dans la région de Kiev, visée par des frappes russes
-
Le super-typhon Bavi provoque des "dégâts majeurs" sur l'île américaine de Rota
-
Scandale au Mondial-2026: La Fifa blanchit Balogun après un coup de fil de Trump
-
Mondial-2026: le sourire d'Haaland, les larmes de Neymar et l'appel de Trump à Infantino
-
Mondial: Haaland et la Norvège terrassent le Brésil et passent en quart
-
Wimbledon: Osaka maîtrise Sabalenka, Djokovic et Sinner en quarts sans trembler
-
Séismes au Venezuela: plus de 3000 morts, des corps non identifiés enterrés
-
Le super typhon Bavi touche terre sur l'île américaine de Rota, dans le Pacifique
-
Mondial: Trump remercie la Fifa d'avoir suspendu le carton rouge à Balogun, la Belgique stupéfaite
-
L'incendie dans le Gard fixé, l'A9 réouverte dans la soirée
-
Le super typhon Bavi fonce sur l'île américaine de Rota, dans le Pacifique
-
Mondial-2026: les joueurs du Cap-Vert célébrés à leur retour au pays après un parcours héroïque
-
Wimbledon: Osaka terrasse Sabalenka, un Djokovic record en quarts
-
Mondial-2026: les cadres de la Belgique aux ordres de Garcia
-
Evacuations importantes face à l'incendie dans les Pyrénées-Orientales, qui bouscule le Tour de France
-
Un incendie parcourt 540 hectares dans le Gard, l'A9 partiellement fermée
-
Pyrénées-Orientales: sécheresse de l'air, chaleur et vent, "comme du carburant" pour l'incendie
-
F1: à Silverstone, avantage Ferrari sur Mercedes grâce à la victoire de Leclerc
-
La troisième étape du Tour: un retour en France sans public à cause des feux
-
Incendie dans les Pyrénées-Orientales: 5.000 évacuations, Tour de France "sans public"
-
La canicule historique à peine terminée, le mercure s'envole encore et les incendies menacent
-
Tour de France: Del Toro remporte la 2e étape à Barcelone, Vingegaard reste en jaune
-
Présidentielle: Édouard Philippe dans l'arène pour "prendre le pouvoir"
-
Guam et les Mariannes du Nord se barricadent à l'approche du super typhon Bavi
-
L'administration Trump minimise un défilé suprémaciste pour le 250e anniversaire de l'indépendance
-
Canicule: 16 départements en vigilance orange lundi
-
A Narbonne, une marche blanche pour Louis et un appel au durcissement judiciaire
-
Guam et les Mariannes du Nord se barricadent à l'approche d'un typhon "très dangereux"
-
Mondial-2026: après France-Paraguay, l'arbitre au coeur des débats
-
La troisième étape du Tour de France: arrivée en France, et déjà les Pyrénées
-
Au Mali, les rebelles harcèlent le pouvoir central qui peine à contrôler le pays
-
Plus de 1.300 hectares parcourus par un nouvel incendie dans les Pyrénées-Orientales
-
La canicule historique à peine terminée, le mercure s'envole à nouveau en France
-
Népal: 100 jours après son arrivée au pouvoir, l'énigme Balen Shah
-
Surfer au Bangladesh: des petites vagues mais des rêves grands comme la vie
-
À Washington, la météo sème la confusion pour les 250 ans des Etats-Unis
-
Des chasseurs de pellicules au secours de films oubliés en langue taïwanaise
-
Mondial-2026: 12,2 millions de téléspectateurs pour France-Paraguay, "record" d'audience à 23H (M6)
-
Une flambée de criminalité frappe la jeunesse arabe d'Israël
-
Turquie: Un espoir de renaissance pour le séminaire grec des îles des Princes
-
Un nouvel incendie dans les Pyrénées-Orientales a parcouru près de 1.000 hectares
-
Mondial: le Brésil face à la montagne Haaland
-
Mondial-2026: réveil obligatoire pour l'Angleterre, au défi d'un Mexique bouillant
-
Les Etats-Unis fêtent leurs 250 ans, Trump les dépeint en "chef d'oeuvre"
-
Près de 3.000 morts au Venezuela dans le double séisme
Le car, l'une des dernières options pour quitter le Bélarus
Plus d'avions, pas de trains... Contrainte de prendre le car Lioudmila, 70 ans, se souvient avec nostalgie du temps où voyager en Europe, à partir du Bélarus, était chose facile.
Ce pays est en effet visé par des sanctions draconiennes depuis que son président Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, a fait violemment réprimer un mouvement d'opposition en 2020, allant jusqu'à ordonner le détournement d'un avion de ligne, puis a aidé l'an passé la Russie à envahir l'Ukraine.
Au dernier poste-frontière ouvert avec la Pologne voisine, Lioudmila se souvient de ses voyages sans encombre à travers l'Europe, en particulier en Espagne, dans les années ayant précédé le vaste mouvement d'opposition de 2020.
"Tout est devenu plus difficile, bien sûr", confie la retraitée, attendant, sur un bout de pelouse ensoleillée, que l'ensemble des passagers du car en direction de Varsovie aient passé les interminables contrôles d'identité.
Le trajet dure en moyenne 12 heures, auxquelles s'ajoute l'attente à la frontière.
Car les Bélarusses dépendent désormais de la route, en particulier vers la capitale polonaise, pour quitter leur pays situé aux portes de l'Union européenne mais toujours plus isolé.
Depuis la fermeture des liaisons aériennes et ferroviaires avec l'UE, le car est en effet devenu le seul moyen de transport en commun avec le reste de l'Europe, en particulier avec la Pologne, devenue le refuge de milliers de Bélarusses ayant fui la répression.
Lioudmila ne se plaint pas, assure même voir l'aspect positif des choses. Mais elle préfère malgré tout préserver son anonymat, compte tenu de la situation politique au Bélarus.
"Je regarde la campagne. J'aime bien, on peut se détendre", dit-elle en souriant.
- Répression et sanctions -
Si la vieille dame a le temps d'admirer le paysage, c'est que les Occidentaux ont interdit de se déplacer en avion vers leurs pays à partir du Bélarus et via son espace aérien après l'interception en 2021 d'un appareil qui effectuait le vol Athènes-Vilnius par l'armée de l'air pour arrêter un opposant qui se trouvait à son bord.
Les liaisons ferroviaires sont quant à elles interrompues depuis la pandémie de Covid-19.
Les Bélarusses ne peuvent plus non plus passer par Moscou pour rejoindre l'UE, car cette dernière a fermé son espace aux avions en provenance de Russie en réplique à l'invasion de l'Ukraine.
Le car, "le trajet est long et les jambes s'engourdissent", raconte Piotr Sadko, qui va en Allemagne avec sa femme pour y voir leur fille.
"Naturellement, s'il n'y avait pas de conflit politique, tout serait merveilleux", ajoute-t-il.
Ilia, qui voyage avec sa petite amie pour la première fois dans l'Union européenne, acquiesce.
Le couple a vu de nombreux amis quitter le Bélarus après les manifestations de 2020 et va en Pologne obtenir un visa d'un an.
Prudents, cet homme et cette femme évitent d'évoquer la question de la répression dans leur pays et la guerre en Ukraine mais reconnaissent l'impact du conflit sur leur vie.
"La situation dans le monde a changé après les événements de 2022", constatent-ils, ajoutant que leurs projets de visites en Europe s'étaient "effondrés" avec les manifestations d'il y a deux ans.
"Un de nos amis nous attend à Varsovie. Il nous a dit : +Les gars, tout est prêt, venez et on va dîner !+", se réjouit Ilia.
- Wagner -
En 2020, les Polonais ont facilité l'obtention de visas pour les Bélarusses travaillant dans les nouvelles technologies, un secteur un temps frémissant au Bélarus.
Résultat, la Pologne accueille plus de réfugiés politiques bélarusses que n'importe quel autre pays dans le monde et compte actuellement 80.000 Bélarusses sur son territoire, trois fois plus qu'avant le début des manifestations de l'été de cette année-là.
"Il faut comprendre que la plupart des Bélarusses n'ont pas quitté leur patrie, leur famille et leur maison de leur plein gré", dit Elena, une Bélarusse de 49 ans qui a fui son pays en 2021 avec un proche qui était dans le collimateur des services secrets.
Car là-bas, les critiques du régime "risquent la prison pour leurs idées", rappelle-t-elle, préférant garder l'anonymat, car elle se rend au Bélarus plusieurs fois l'an pour voir sa fille et effectuer des démarches administratives.
Mais l'avenir du lien routier avec l'UE est loin d'être assuré.
Fin juin, le Bélarus a ouvert son territoire aux combattants du groupe paramilitaire Wagner après leur mutinerie avortée en Russie. Et M. Loukachenko a multiplié les déclarations belliqueuses à l'adresse de Varsovie.
En retour, la Pologne a menacé de verrouiller la frontière en cas d'incidents avec Wagner.
"Si elle est complètement fermée, la vie deviendra très, très difficile pour les Bélarusses", prédit Elena.
burx-brw/pop/tbm/bds
K.Hill--AT