-
Logement neuf : rebond des permis de construire accordés en mai
-
Comment va fonctionner la taxe européenne sur les petits colis ?
-
"Une torture": les Turcs dénoncent une "crise des visas" Schengen
-
France: l'inflation revient en juin à 1,8% sur un an après 2,4% en mai
-
À Oxford, le Schwarzman Centre symbole de l'essor des maxi-dons privés aux universités britanniques
-
Comment l'Otan compte s'y prendre pour rendre Trump heureux à Ankara
-
En Pologne, les Ukrainiens soutenant le front en quête d'un nouveau souffle
-
En Russie, les petits commerçants paient le prix de la guerre en Ukraine
-
Petits colis: la taxe française de 2 euros "suspendue" mercredi, annonce le gouvernement
-
Mondial-2026: la France en position de force pour défier la Suède
-
Canicule: la période des soldes d'été prolongée jusqu'au 28 juillet
-
Canicule: la période des soldes d'été prolongée jusqu'au 28 juillet (ministre)
-
Mondial-2026: le Maroc sort les Pays-Bas au bout d'un final "hitchcockien"
-
Indonésie: jugé pour corruption, un ex-champion de la tech et ministre risque la prison
-
Royaume-Uni: Starmer dévoile son très attendu plan d'investissements dans la défense
-
Darmanin devant l'Assemblée pour défendre son projet de loi sur la justice criminelle
-
Mardi à risque en Afrique du Sud, point d'orgue d'une campagne contre les sans-papiers
-
Ouganda: au tribunal mardi, l'ombre du fils de Museveni, qui accroit son emprise sur le pays
-
Espagne: dernier jour pour les sans-papiers candidats à la régularisation
-
Séismes au Venezuela: au cimetière de Caracas, les crémations s'enchaînent
-
Mondial-2026: Le Paraguay fait tomber l'Allemagne, premier exploit des 16es
-
Mondial-2026: un sensationnel Paraguay élimine l'Allemagne dès les 16es
-
Loi d'urgence agricole: le Sénat ouvre la voie à la réintroduction de pesticides interdits
-
Un oligarque ukrainien et sa famille blessés dans une explosion à Monaco
-
Présidentielle au Pérou: Keiko Fujimori déclarée officiellement vainqueure du second tour
-
Wimbledon: Sinner et Djokovic malmenés pour leur entrée en lice, Sabalenka souveraine
-
Foot: Robert Lewandowski s'engage en MLS au Chicago Fire
-
Wall Street en hausse, profite d'un regain d'intérêt pour le secteur technologique
-
La Cour suprême donne à Trump de larges pouvoirs de révocation, met la Fed à l'abri
-
Au milieu des ruines de Gaza, un luthier redonne vie aux ouds
-
Wall Street en hausse, profite d'un regain d'intérêt pour la "tech"
-
Mondial-2026: Le Brésil élimine à l'expérience un séduisant Japon
-
Visite du sultan d'Oman: Paris et Mascate veulent renforcer leur coopération
-
Anomalies thermiques, "nanisme" du plancton: en Manche, la bioversité marine en souffrance
-
Mondial-2026: le Brésil brise la résistance du Japon sur le gong
-
Fibre Excellence: Pigasse, Régions et syndicats demandent le soutien de l'Etat
-
L'Assemblée adopte la réforme de la gouvernance du sport, se prononce contre la multipropriété
-
Hostilités en pause entre Téhéran et Washington, réunions annoncées au Qatar
-
Emmanuel Macron reçoit le roi de Thaïlande en visite d'Etat à l'Elysée
-
6.700 foyers privés d'électricité à cause des fortes chaleurs, notamment à Paris
-
Crash d'avion près de Nancy: sidération et accompagnement des familles
-
"Je me suis demandé si j'allais mourir", témoigne une ancienne compagne de Stéphane Plaza, rejugé pour violences conjugales
-
Mondial-2026: contre la Suède, Saliba attendu pour solidifier la défense
-
Wimbledon: Sabalenka se rassure au premier tour avec une victoire expéditive
-
Canicule : record de chaleur en Slovaquie, mort de deux bébés en France
-
WhatsApp introduit le nom d'utilisateur à la place du numéro de téléphone
-
L'UE espère rééquilibrer ses échanges avec la Chine grâce au dialogue
-
Feu vert du Conseil d'Etat à la poursuite du chantier contesté de l'A69
-
Loi d'urgence agricole: le gouvernement appelle le Sénat à préserver "l'équilibre" du texte
-
Canicule: loin des urgences, la mort silencieuse à domicile de personnes âgées isolées
Avoir 18 ans en Ukraine: la vie malgré la solitude, l'éloignement ou la douleur
Depuis un an, la guerre a bouleversé leur existence et suspendu les projets de Marko, Oleksandra et Nikol, trois jeunes ukrainiens qui entendent bien continuer à vivre malgré la solitude, l'éloignement ou la douleur.
Dans l'appartement familial à Kiev où il vit désormais seul, Marko montre le sapin de Noël 2021 qui trône encore dans un coin du salon.
"C'est un peu symbolique, comme si la vie s'était arrêtée depuis la guerre", dit le jeune étudiant en informatique, qui fêtera ses 18 ans dans deux mois.
Il avait quitté Kiev le 14 février 2022, dix jours avant le début de l'invasion russe, pour aller à Lviv, dans l'ouest.
Il est retourné dans la capitale ukrainienne fin juin, après avoir passé plusieurs semaines successivement en Pologne, en Angleterre et en Espagne, chez des proches ou des amis. Séparés, sa mère est installée aux Pays-Bas, son père vit entre Lviv et Kiev.
- "Stress" -
"J'étais vraiment heureux de revenir ici, même si c'est une expérience très stressante (...) Mes amis n'étant plus là - ils étaient en Europe, très peu sont revenus -, je me suis senti totalement isolé dans ma ville (...) Cela a été assez difficile à gérer psychologiquement", relate-il.
Depuis, il s'est refait un cercle d'amis pour sa première année à l'université, mais il a dû à partir d'octobre subir les frappes russes sur les infrastructures énergétiques de la capitale, qui provoquent des coupures de courant quotidiennes.
"Au début j'étais abasourdi, c'était difficile de retourner étudier, j'étais mentalement distrait (...) C'est aussi assez effrayant car on ne sait pas où les missiles vont tomber", se souvient-il.
A Bonn, en Allemagne, où elle se trouve chez une tante depuis fin mars 2022, Oleksandra, 19 ans, évoque aussi ses amis restés en Ukraine qui lui parlent "des coupures de courant, des raids aériens, des attaques massives de missiles, et comment la vie est difficile".
"On ne peut pas s'empêcher de penser à ce qui se passe là-bas (...) Vos amis, vos parents, vos proches, toute votre vie est restée" en Ukraine, explique la jeune femme, qui vivait et étudiait le droit à Kharviv (est), ville assiégée par les Russes au début de la guerre.
Au début elle pensait rester deux semaines en Allemagne, puis retourner dans sa ville.
"Je n'avais pas envisagé cette vie pour moi. Jusqu'au 24 février (2022), tout se passait comme prévu, je voulais étudier le droit. Maintenant je n'ai pas cette possibilité", regrette-t-elle lors d'un entretien téléphonique.
"J'espère que la guerre va s'arrêter dans six mois, dans un an, et que je pourrai reprendre mes études" à Kharkiv, espère-t-elle.
Nikol, 22 ans, "rêve" aussi de retourner chez elle à Marioupol (sud), la cité portuaire en grande partie détruite après avoir été assiégée des mois durant par l'armée russe, et qui est tombée en mai.
Diplômée en relations internationales et sans emploi, elle vit avec sa sœur à Kiev.
Sa mère, malade et évacuée de Marioupol où les médicaments manquaient, est décédée à l'hôpital de Zaporijjia (sud) où elle avait été transportée.
"Je peux être triste à cause de certains souvenirs et moments de la vie, mais je ne peux pas dire que je suis malheureuse", dit-elle à l'AFP.
"Je ne peux m'empêcher d'être reconnaissante d'être assise ici et de vous parler. Quand votre vie est en danger et que vous auriez pu mourir 1.000 fois mais que cela n'est pas arrivé, on apprécie juste ce qu'il nous reste", ajoute-t-elle.
- Loin du front -
Marko se dit aussi "très heureux d'être en vie", même si "c'est stressant, un stress constant, en partie à cause de la guerre, en partie parce que c'est difficile de passer à la vie d'adulte dans ces conditions".
"Je suis assez loin de la ligne de front, je vis ici dans un confort relatif, je n'ai pas à prendre un fusil chaque matin pour défendre le pays", dit-il, en se demandant s'il serait "bon" dans l'armée, "assez courageux pour ça".
"Si tes camarades doivent s'occuper de sauver quelqu'un qui est en état de choc sur la ligne de front, alors tu peux être un fardeau. Je ne veux pas être cette personne", ajoute l'étudiant, qui a apprécié être bénévole dans une ONG ukrainienne, pour aider à déblayer les gravats de maisons détruites, notamment à Boutcha et Irpin, dans la banlieue de Kiev.
Oleksandra, elle, a un ami âgé de 25 ans qui est depuis une semaine sur la ligne de front à Bakhmout (est), épicentre des combats entre forces ukrainiennes et russes.
"C'est effrayant, mais nous devons le faire", lui a dit son jeune ami.
P.Hernandez--AT