-
MotoGP: deuxième du sprint en Malaisie, Marquez veut encore creuser l'écart
-
Japon: des animaux de compagnie bénis en kimonos
-
Allemagne: la police mobilisée en amont d'importantes manifestations de jeunes
-
MotoGP: deuxième du sprint en Malaisie, Marquez se rapproche encore d'un 8e titre mondial
-
Pologne: le président consulte les partis pour trouver une issue à la crise politique
-
Corée du Sud : inhumation des cendres d'un vétéran français de la guerre de Corée
-
Pologne: le président convoque les partis pour trouver une issue à la crise politique
-
Piratage de Binance : comment des milliards de dollars de cryptomonnaies ont-ils pu être volés ?
-
Acte III de la mobilisation sociale : la crainte d'un nouveau 17 octobre, le parcours Bastille/Nation interdit
-
À la COP17, le monde s'engage à remettre sur les rails les efforts pour protéger la nature
-
"Trump nous a trahis" : en Arizona, le ressentiment des électeurs latinos
-
Ukraine : à Kherson, sur la ligne de front, le cessez-le feu offre un fragile répit
-
Boxe: à Riyad, Mbilli se mesure à la légende "Canelo"
-
Top 14 : en crise de résultats, Clermont et Urios sous tension
-
NBA : les Sixers dominent les Knicks, les Warriors s'imposent contre les Lakers
-
Indonésie : neuf orangs-outans sauvés des incendies trouvent un nouveau foyer
-
Flavio Bolsonaro dit avoir quitté le Brésil pour fuir une "persécution"
-
À la COP17, le monde s'accorde sur des textes clés pour protéger la nature
-
La Russie intransigeante pour un G20 miné par les conflits
-
Pologne : la police bloque l'accès au Tribunal constitutionnel, au cœur d'une crise politique
-
Fitch maintient la note A+ de la France mais abaisse sa perspective
-
Ligue 1 : Giroud fait sauter le verrou lensois et offre le derby à Lille
-
Ligue 1 : le PSG intraitable, Giroud foudroie Lens
-
Climat : la santé mentale des jeunes en toile de fond d'un procès inédit
-
ATP 500 de Vienne: impitoyable contre Fery, Zverev passe en demies
-
Fuite de Flavio Bolsonaro : États-Unis et Argentine interpellés sur leur rôle
-
Wall Street clôture en nette baisse, la tech déraille
-
Ballon d'Or : seulement 28 points d'écart entre Kane et Mbappé
-
L1: sans ses cadres, le PSG assomme Le Havre et consolide sa première place
-
Ligue 1 : Nice et Wahi s'offrent un festival contre Rennes
-
Budget 2027 : encore une semaine de débats décousus
-
"On nous a menti" : l'effondrement des fonds de pension accable les retraités au Chili
-
JO-2026: un commentaire sur un bobeur israélien jugé discriminatoire par l'autorité de contrôle suisse
-
Mobilisation sociale : sécurité "amplifiée" pour un samedi à "haut risque"
-
Biodiversité: dans les prolongations, la COP17 tente de dernières avancées
-
Redressement judiciaire du BHV : le tribunal donnera sa décision lundi
-
Naval group livre à la Grèce sa deuxième des quatre frégates
-
Réseaux sociaux : Meta transige encore et évite à Zuckerberg un retour devant un jury
-
Des singes volés dans un zoo près de Pau retrouvés, des interpellations
-
Ukraine, minerais, IA : l'UE et le Canada scellent un rapprochement inédit
-
Ukraine : des habitants évacués d'Olechky, en proie à une crise humanitaire
-
Accident ferroviaire: à Tolède, les familles des victimes entre désespoir, colère et silence
-
Fin de campagne fébrile pour Trump
-
Rubio reçoit ses pairs pour un G20 miné par les conflits
-
La fermeture de Novaïa Gazeta fait partie de "la campagne militaire" du Kremlin, selon le prix Nobel Mouratov
-
Rubio reçoit ses pairs d'un G20 miné par les conflits
-
Wall Street ouvre en nette baisse, Amazon et Intel décrochent
Répression au Soudan: sept nouveaux manifestants anti-putsch tués
Sept manifestants ont été tués au Soudan lundi, l'une des journées les plus sanglantes de la répression de la mobilisation contre le pouvoir militaire qui ne faiblit pas depuis le putsch du général Abdel Fattah al-Burhane fin octobre.
Bravant un quadrillage sécuritaire serré et des troupes équipées d'armes lourdes, des milliers de Soudanais ont de nouveau scandé "Les militaires à la caserne" et "Le pouvoir aux civils" en tentant d'approcher du palais présidentiel à Khartoum, ou ailleurs dans le pays.
Dans la capitale, les partisans d'un pouvoir civil dans un pays sorti il y a moins de trois ans de trente années de dictature militaro-islamiste ont essuyé des tirs "à balles réelles", mais aussi une pluie de grenades lacrymogènes et assourdissantes et des tirs des canons à eau, rapportent des médecins.
Sept manifestants ont été fauchés par des tirs à balles réelles, précisent-ils.
L'émissaire de l'ONU au Soudan, Volker Perthes, a condamné "l'utilisation continue de balles réelles" pour réprimer les manifestations, et confirmé qu'au moins sept personnes ont été tuées et "des dizaines blessées". L'ambassade américaine à Khartoum a critiqué "les tactiques violentes des forces de sécurité soudanaises".
En tout, depuis le putsch du 25 octobre, 71 manifestants ont été tués. La police de son côté assure qu'un de ses généraux a été poignardé à mort jeudi par des manifestants qui, prévient-elle, seront jugés selon les lois d'exception de l'état d'urgence décrété le jour du coup d'Etat du chef de l'armée.
- "Militaires à la caserne" -
Dans un pays où militaires et paramilitaires sont déjà accusés d'exactions et notamment, récemment, du viol d'une dizaine de manifestantes, une nouvelle décision des généraux au pouvoir fait redouter le pire.
Lundi, le Conseil de défense a annoncé la création d'une "force spéciale antiterroriste pour faire face à de potentielles menaces".
Durant tout l'après-midi, les violences ont été continues: à Khartoum aux abords du palais présidentiel, l'ancien QG du dictateur Omar el-Béchir démis en 2019 sous la pression d'un soulèvement populaire, où siègent aujourd'hui les autorités de transition désormais aux mains du général Burhane.
Mais aussi dans les banlieues: à Omdourman, des manifestants brûlaient des pneus et dressaient des barricades pour couper des routes, tandis qu'à Khartoum-Nord, des milliers d'autres manifestants criaient "Les militaires à la caserne" et "Pas de retour en arrière possible", dans un pays resté sous la férule de l'armée quasiment en continu depuis son indépendance il y a 65 ans.
Partout, les forces de l'ordre ont poursuivi les contestataires dans les rues environnantes à coups de grenades lacrymogènes et assourdissantes.
Elles attaquent également régulièrement blessés et médecins dans les hôpitaux, s'indigne l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
- Appel à la retenue -
En soirée, des centaines de manifestants cherchaient à bloquer les rues de la capitale et de ses banlieues pour dénoncer la violence, tandis que le principal bloc civil, les Forces de la liberté et du changement (FLC), décrétait deux jours de désobéissance civile à compter de mardi.
Et la mobilisation ne se cantonne pas à la capitale dans ce pays de 45 millions d'habitants, l'un des plus grands d'Afrique.
A Madani, par exemple, à 200 kilomètres au sud de Khartoum, "environ 2.000 manifestants défilaient aux cris de +on ne veut que des civils au pouvoir+", a rapporté à l'AFP un témoin, Imed Mohammed.
Car le 25 octobre, le général Burhane a fait arrêter la plupart des civils qui partageaient le pouvoir avec l'armée. Ils ont été libérés depuis, mais le pays est toujours sans Parlement depuis la chute d'Omar el-Béchir et sans gouvernement depuis le putsch.
Le général Burhane, qui s'est entouré de militaires et de civils sans passé militant, est donc de facto seul aux commandes du pays, l'un des plus pauvres du monde.
A New York, neuf des 15 pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont appelé "toutes les parties à la plus grande retenue", tandis que la mission des Nations unies à Khartoum tente d'organiser un dialogue pour relancer une transition vers la démocratie brutalement interrompue le 25 octobre.
Elle multiplie les rencontres avec acteurs du pouvoir, de la société civile, et même associations de femmes ou de jeunes, sans toutefois obtenir un accord pour des négociations directes ou indirectes entre toutes les parties dans l'immédiat.
L'envoyé spécial des Etats-Unis pour la Corne de l'Afrique David Satterfield et la secrétaire d'Etat adjointe Molly Phee ont, eux, entamé lundi une tournée en Arabie saoudite et au Soudan pour tenter de relancer le dialogue.
Les émissaires américains demanderont aux autorités au Soudan de "mettre fin à la violence" contre les manifestants, selon le Département d'Etat.
D'autre part, Washington a annoncé avoir remplacé son chargé d'affaires à Khartoum où les Etats-Unis n'ont plus d'ambassadeur depuis les années 1990.
T.Perez--AT