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Bataille autour des navires de croisière sur l'île paradisiaque de Key West, en Floride
Avec ses eaux turquoise et ses flamboyants couchers de soleil, l'île de Key West, à l'extrême sud de la Floride, invite plus à de lentes promenades qu'aux batailles juridiques. Pourtant, ces dernières années, les grands bateaux de croisière y ont semé la discorde.
Ces énormes navires amènent chaque jour des milliers de touristes dans cette petite ville de 26.000 habitants.
De nombreux commerces locaux dépendent de leur présence, mais beaucoup d'habitants disent aussi leur ras-le-bol de ces arrivées, comme Arlo Haskell, cofondateur de l'association Safer Cleaner Ships.
"Ces navires de croisière sont une industrie d'extraction, qui tire des profits de la beauté de Key West tout en portant atteinte à cette beauté et en gâchant l'expérience de tout le monde", affirme-t-il.
En 2020, son association a poussé pour trois référendums locaux: un pour limiter la taille des bateaux, un autre pour qu'ils ne puissent pas faire débarquer plus de 1.500 personnes par jour, et un dernier pour donner la préférence aux navires plus respectueux de l'environnement.
Les trois propositions ont été approuvées par 60 à 80% des votants et ratifiées par la mairie, une victoire pour M. Haskell. C'est du moins ce qu'il pensait.
En juin 2021, le gouverneur républicain de Floride, Ron DeSantis, a signé une loi suspendant la mesure. Le texte affirmait que les électeurs ne pouvaient pas s'immiscer dans les questions de commerce maritime.
Peu avant, a indiqué le journal Miami Herald, des compagnies appartenant au propriétaire du quai B de Key West (l'un des principaux bénéficiaires de l'arrivée de croisières) avaient donné près d'un million de dollars aux Amis de Ron DeSantis, un groupe créé pour récolter des fonds pour le gouverneur, dont le nom circule pour la présidentielle de 2024.
- Quais fermés -
Safer Cleaner Ships a donc repris la bataille, s'appuyant sur des données inespérées.
Pendant la pandémie, la suspension des croisières n'a en effet pas fait plonger les finances locales. Au contraire, en 2021, la ville a obtenu 25% de plus de taxes sur les ventes qu'en 2019.
Hôtels et restaurants semblent avoir profité du fait que la Floride ait promu l'ouverture des commerces en plein Covid-19, quand d'autres Etats du pays imposaient de sévères restrictions.
L'association de M. Haskell a alors tenté de mobiliser la population pour que la mairie agisse.
Comme le nombre de bateaux de croisière ne peut être limité, l'administration municipale a approuvé le mois dernier la fermeture de deux quais publics de Key West à ces navires.
Désormais, ces bâtiments peuvent seulement accoster dans le seul quai privé de la ville, le quai B, qui reçoit un bateau de croisière par jour. Fini le temps où arrivaient quotidiennement deux ou trois de ces bateaux.
Une bonne nouvelle pour beaucoup, mais un coup dur pour certains commerces.
Car si les touristes des croisières ne passent que quelques heures dans la ville, et mangent en général à bord de leur bateau, ils sont une source de revenus pour les magasins de souvenirs, les glaciers et les lieux comme le musée Ernest Hemingway, situé dans la maison de l'écrivain américain qui y a vécu entre 1931 et 1939, explique la maire, Teri Johnston.
- "Dégâts" -
En cette matinée de semaine, les rues de la ville sont quasi vides.
Vanessa Wilder attend que les passagers d'un bateau récemment arrivé viennent louer des vélos.
"Nous tirons beaucoup de ces navires", dit la jeune femme de 25 ans. "Si nous ne les avions pas, beaucoup de commerces ici devraient fermer."
M. Haskell salue la dernière mesure de la mairie, mais insiste sur le fait que les navires arrivant sur le quai privé ne devraient pas dépasser la taille désirée par les habitants.
Ces bateaux "provoquent de gros dégâts dans notre écosystème", assure-t-il.
Scott Atwell, un porte-parole de l'Agence nationale océanique et atmosphérique américaine à Key West, tempère.
"Nous n'avons pas d'études spécifiques (établissant) que la turbidité due aux bateaux de croisière est différente de la turbidité naturelle" ou disant qu'elle "atteint nos récifs de corail de manière dommageable", dit-il.
La mairie a malgré tout décidé de surveiller la qualité des eaux.
"Nous ne voulons pas nous débarrasser des bateaux de croisière", conclut la maire. "Nous voulons les amener à un juste milieu pour que nous ayons de bonnes conditions économiques mais aussi une bonne qualité de vie pour notre population."
D.Lopez--AT