-
IA : les centres de données émettent bien plus de CO2 qu'estimé, selon Allianz Trade
-
Plus d'une centaine de plaintes contre Epil House, chaîne d'épilation au laser
-
Canicule: près de 16.000 clients restent privés d'électricité, selon Enedis
-
L'OFB dévoile une plateforme pour signaler les comportements inappropriés de ses agents
-
Monaco, royaume du luxe et terre d'accueil des exilés fiscaux
-
La loi visant à relancer les investissements dans l'hydroélectricité parue au JO
-
France: l'assagissement des prix de l'énergie soulage l'inflation en juin
-
TotalEnergies "concentre" le plafonnement des carburants dans les stations rurales
-
Indonésie: un ex-champion de la tech devenu ministre condamné à 10 ans de prison pour corruption
-
Espagne: plus d'un million de demandes de régularisation ont été déposées par des sans-papiers
-
Mondial-2026: le Maroc en liesse après la qualification des Lions de l'Atlas pour les 8es
-
La Bourse de Paris montre un appétit mesuré pour le risque
-
Le pape lance un dernier appel à la Fraternité Saint-Pie X pour éviter un schisme
-
L'enquête visant Adriana Karembeu, pour soustraction aux obligations parentales, classée sans suite
-
Tour de France: Pogacar-Vingegaard, rivalité exclusive
-
Des élus locaux protestent contre le projet gouvernemental de consigne des bouteilles en plastique
-
Chasse à l'homme après l'attaque qui a touché un homme d'affaires d'origine ukrainienne à Monaco
-
EDF: action en justice des salariés pour connaître les rémunérations de ses dirigeants
-
Le taux du Livret A "va augmenter", annonce Roland Lescure
-
Nette augmentation des tarifs bancaires cette année
-
En Inde, le très attendu projet de train à grande vitesse accélère enfin
-
L'Île-de-France prépare l'ouverture à la concurrence de quatre lignes de train et sept de tramway
-
Des réunions entre Téhéran et Washington attendues au Qatar
-
Chasse à l'homme après l'attaque qui a touché un oligarque ukrainien à Monaco
-
Afrique du Sud: cinq choses à savoir sur les manifestations antimigrants
-
Séisme au Venezuela: une morgue improvisée sur le port de la Guaira
-
Mardi à risque en Afrique du Sud en pleine campagne contre l'immigration
-
Trop de chômeurs et trop de postes vacants: le casse-tête du marché du travail allemand
-
La Nasa à la rescousse d'un de ses télescopes
-
France: la consommation des ménages rebondit de 0,5% en mai, portée par l'énergie
-
Logement neuf : rebond des permis de construire accordés en mai
-
Comment va fonctionner la taxe européenne sur les petits colis ?
-
"Une torture": les Turcs dénoncent une "crise des visas" Schengen
-
France: l'inflation revient en juin à 1,8% sur un an après 2,4% en mai
-
À Oxford, le Schwarzman Centre symbole de l'essor des maxi-dons privés aux universités britanniques
-
Comment l'Otan compte s'y prendre pour rendre Trump heureux à Ankara
-
En Pologne, les Ukrainiens soutenant le front en quête d'un nouveau souffle
-
En Russie, les petits commerçants paient le prix de la guerre en Ukraine
-
Petits colis: la taxe française de 2 euros "suspendue" mercredi, annonce le gouvernement
-
Mondial-2026: la France en position de force pour défier la Suède
-
Canicule: la période des soldes d'été prolongée jusqu'au 28 juillet
-
Canicule: la période des soldes d'été prolongée jusqu'au 28 juillet (ministre)
-
Mondial-2026: le Maroc sort les Pays-Bas au bout d'un final "hitchcockien"
-
Indonésie: jugé pour corruption, un ex-champion de la tech et ministre risque la prison
-
Royaume-Uni: Starmer dévoile son très attendu plan d'investissements dans la défense
-
Darmanin devant l'Assemblée pour défendre son projet de loi sur la justice criminelle
-
Mardi à risque en Afrique du Sud, point d'orgue d'une campagne contre les sans-papiers
-
Ouganda: au tribunal mardi, l'ombre du fils de Museveni, qui accroit son emprise sur le pays
-
Espagne: dernier jour pour les sans-papiers candidats à la régularisation
-
Séismes au Venezuela: au cimetière de Caracas, les crémations s'enchaînent
Déchets nucléaires: les Sages valident le projet d'enfouissement tout en consacrant le droit des générations futures
Le Conseil constitutionnel a consacré vendredi l'obligation de préserver le droit des générations futures à vivre "dans un environnement équilibré et respectueux de la santé", tout en validant le projet controversé de centre d'enfouissement Cigéo des déchets hautement radioactifs à Bure (Meuse), entouré selon lui de suffisamment de "garanties".
Trois ans après avoir jugé que la protection de l'environnement ne s'arrêtait pas aux frontières, les Sages sont allés plus loin, en affirmant "en termes inédits" que "le législateur doit veiller à ce que les choix destinés à répondre aux besoins du présent ne compromettent pas la capacité des générations futures et des autres peuples à satisfaire leurs propres besoins".
Cette partie de la décision a été saluée comme "historique" par le collectif de riverains et de militants anti-nucléaire (14 associations locales, 7 nationales dont Attac, Sortir du Nucléaire, France Nature Environnement, Greenpeace), à l'origine de la saisine du Conseil constitutionnel.
"Cette décision ne signifie absolument pas que le projet Cigéo, dans sa globalité, est autorisé", estime le collectif, qui reste "optimiste" et déterminé à contester la déclaration d'utilité publique (DUP) accordée par le gouvernement en 2022 à ce projet d'enfouissement jugé "titanesque et extrêmement dangereux".
Avec l'affirmation de ce nouveau principe, les neuf membres du Conseil constitutionnel s'inscrivent dans le sillage d'autres juridictions à l'étranger, "en Allemagne, Colombie et certains Etats des Etats-Unis", observe l'avocat spécialisé Vincent Brenot, associé du cabinet August Debouzy.
"Le principe du droit des générations futures est posé mais très encadré. On peut y déroger si on peut justifier d'un intérêt général, et sa vérification ne commence que lorsqu'on a des atteintes graves et durables à l'environnement", ajoute-t-il.
Lui-même n'est pas partie au dossier Cigéo et défend d'ordinaire des industriels: "Pour les projets non nucléaires, cela ne facilite ni ne complique la tâche mais fournit une grille de lecture qui s'impose à l'Etat et aux politiques sur l'équilibre à trouver entre développement industriel et prise en compte de l'environnement".
- "Adage amérindien" -
"Ce droit des générations futures est une application très mesurée par le Conseil constitutionnel de l'adage amérindien disant qu'on n'est pas propriétaire de sa terre mais qu'on en est juste le gardien pour ses enfants", résume-t-il.
Comparable au dépôt conçu par la Finlande sur l'île d'Olkiluoto pour abriter le combustible usé des cinq réacteurs nationaux, le projet Cigéo pourrait accueillir au moins 83.000 m3 de déchets les plus radioactifs ceux à haute intensité et à vie longue, dans le sous-sol argileux de Bure d'ici 2035-2040.
Il est contesté depuis plus de 20 ans.
Le Conseil constitutionnel en a examiné le processus, étape par étape, tel que prévu par la loi et notamment les verrous posés pour respecter le principe de réversibilité imposé dans le code de l'environnement : durant 100 ans au moins, il faut pouvoir changer de méthode ou récupérer les déchets.
Il en conclut qu'il y a suffisamment de "garanties": dès lors, les dispositions du projet "ne méconnaissent pas" le droit des générations future, et sont "conformes à la Constitution".
L'autorisation de mise en service, dont l'instruction vient de débuter et prendra trois ans, sera limitée à une phase pilote "qui doit permettre de conforter le caractère réversible et la démonstration de sûreté de l'installation, notamment par un programme d’essais in situ", souligne le Conseil constitutionnel.
"Tous les colis de déchets doivent rester aisément récupérables durant cette phase, qui comprend des essais de récupération", dit-il. Quant à la fermeture définitive du site qui empêchera tout retour en arrière, seule une loi pourra l'autoriser, relève-t-il.
Au contraire, soutiennent les opposants, le délai considérable, jusqu'à des centaines de milliers d'années, durant lequel les déchets les plus toxiques doivent être conservés avant que les radiations ne retombent à des niveaux sûrs excède largement 100 ans et hypothèque le droit des générations futures.
Ils soulignent une "atteinte irrémédiable à l'environnement, et en particulier à la ressource en eau".
La décision du Conseil constitutionnel était très attendue en pleine relance de l'atome voulue par l'exécutif. Ce dernier a fait ce choix, plutôt que de miser exclusivement sur l'éolien ou le solaire, afin de produire davantage d'électricité et remplacer d'autres énergies, émettrices de gaz à effet de serre.
Pour l'heure, le site meusien de l'Andra (Agence nationale pour la gestion de déchets radioactifs) n'accueille qu'un laboratoire scientifique, aucun déchet radioactif n'y est entreposé.
Le 2 septembre, plusieurs centaines de personnes ont encore manifesté pour dénoncer le "passage en force" de l’État.
W.Morales--AT