-
Un oligarque ukrainien et sa famille blessés dans une explosion à Monaco
-
Présidentielle au Pérou: Keiko Fujimori déclarée officiellement vainqueure du second tour
-
Wimbledon: Sinner et Djokovic malmenés pour leur entrée en lice, Sabalenka souveraine
-
Foot: Robert Lewandowski s'engage en MLS au Chicago Fire
-
Wall Street en hausse, profite d'un regain d'intérêt pour le secteur technologique
-
La Cour suprême donne à Trump de larges pouvoirs de révocation, met la Fed à l'abri
-
Au milieu des ruines de Gaza, un luthier redonne vie aux ouds
-
Wall Street en hausse, profite d'un regain d'intérêt pour la "tech"
-
Mondial-2026: Le Brésil élimine à l'expérience un séduisant Japon
-
Visite du sultan d'Oman: Paris et Mascate veulent renforcer leur coopération
-
Anomalies thermiques, "nanisme" du plancton: en Manche, la bioversité marine en souffrance
-
Mondial-2026: le Brésil brise la résistance du Japon sur le gong
-
Fibre Excellence: Pigasse, Régions et syndicats demandent le soutien de l'Etat
-
L'Assemblée adopte la réforme de la gouvernance du sport, se prononce contre la multipropriété
-
Hostilités en pause entre Téhéran et Washington, réunions annoncées au Qatar
-
Emmanuel Macron reçoit le roi de Thaïlande en visite d'Etat à l'Elysée
-
6.700 foyers privés d'électricité à cause des fortes chaleurs, notamment à Paris
-
Crash d'avion près de Nancy: sidération et accompagnement des familles
-
"Je me suis demandé si j'allais mourir", témoigne une ancienne compagne de Stéphane Plaza, rejugé pour violences conjugales
-
Mondial-2026: contre la Suède, Saliba attendu pour solidifier la défense
-
Wimbledon: Sabalenka se rassure au premier tour avec une victoire expéditive
-
Canicule : record de chaleur en Slovaquie, mort de deux bébés en France
-
WhatsApp introduit le nom d'utilisateur à la place du numéro de téléphone
-
L'UE espère rééquilibrer ses échanges avec la Chine grâce au dialogue
-
Feu vert du Conseil d'Etat à la poursuite du chantier contesté de l'A69
-
Loi d'urgence agricole: le gouvernement appelle le Sénat à préserver "l'équilibre" du texte
-
Canicule: loin des urgences, la mort silencieuse à domicile de personnes âgées isolées
-
Wimbledon: Sinner s'en sort dans la douleur, en cinq set, face à Kecmanovic
-
Renvoi du procès à huis clos du rappeur Doums pour violences conjugales sur Adèle Exarchopoulos
-
Fusillade en Allemagne: six morts, la police évoque une "tragédie familale"
-
Canicule: le secteur de la Bourse à Paris, incluant l'AFP, touché par une panne d'électricité
-
RDC: Ebola s'étend dans tout le nord-est avec une 4e province affectée
-
Ukraine: neuf morts dans des frappes russes
-
Turbulences à Airbus autour du télétravail
-
À Mayotte, le paludisme refait surface et inquiète les autorités sanitaires
-
Mondial-2026: chez les Bleus, l'alternance à gauche
-
Le rappeur Doums jugé à huis clos pour violences conjugales sur l'actrice Adèle Exarchopoulos
-
Décentraliser le Royaume-Uni: le pari d'Andy Burnham, probable successeur de Starmer
-
Allemagne : cinq morts lors d'une fusillade, deux suspects arrêtés, selon la police
-
Foot: Manchester City nomme Maresca entraîneur, avec la lourde charge de succéder à Guardiola
-
Shein dans le viseur: le Parlement entérine une loi contre l'ultra fast fashion
-
Wall Street ouvre en hausse, entre tech et géopolitique
-
Hostilités en pause entre Téhéran et Washington, Trump annonce une réunion mardi au Qatar
-
Nouvelle secousse au Venezuela, où espoir et colère se mèlent dans la recherche des survivants
-
Gouvernance du sport et dérives du foot: un autre match a débuté à l'Assemblée
-
Le Pakistan lance son attaque la plus meurtrière contre l'Afghanistan depuis des mois
-
Le Tour de France s'adaptera face à la canicule, dit son directeur à l'AFP
-
Andy Burnham, probable successeur de Starmer, promet de décentraliser pour relancer le Royaume-Uni
-
XV de France: Antoine Dupont forfait pour le Championnat des nations
-
Ukraine: sept morts dans des frappes russes
Un vrai problème à Kinshasa: l'eau rare et sale
Pour aller chercher de l'eau, Ariette Oto, mère de cinq enfants résidant dans un quartier périphérique de Kinshasa, emprunte un sentier sinueux et escarpé jusqu'en haut d'un ravin.
Là, elle remplit au robinet son bidon de 25 litres, paie 150 francs congolais (0,06 dollar) et rapporte à la maison le précieux chargement.
La quête de l'eau est un fardeau quotidien pour les habitants de Selembao, une des 24 communes de la capitale de la République démocratique du Congo.
Tout près de là coule le Congo, deuxième plus grand fleuve d'Afrique, et des pluies torrentielles s'abattent sur Kinshasa pendant huit mois de l'année. Mais pour de nombreux habitants de cette mégapole en pleine expansion où vivent quelque quinze millions de personnes, l'eau courante potable est une denrée rare.
Le problème est particulièrement aigu dans les quartiers périphériques, vastes étendues urbaines presque totalement coupées des services publics et ressemblant à des villages densément peuplés.
"Il y a des puits", mais "à boire, c'est très difficile", explique Pierre Mafula, 56 ans, qui s'est installé à Selembao il y a plus de dix ans et vit au fond d'un ravin. "C'est de l'eau sale. Il y a des amibes", dit-il.
Selon des experts, les pénuries d'eau sont dues à la croissance rapide de la population et à l'incapacité des pouvoirs publics de suivre le rythme. Et la situation semble s'aggraver.
Plus de 90% des ménages de Kinshasa avaient accès à l'eau courante en 2014, une proportion tombée à 72% en 2018, selon la Banque mondiale.
"Avant 2010, la production d'eau suffisait à couvrir les besoins de toute la ville", assure Patrick Goy Ndole, spécialiste de l'eau et de l'assainissement au bureau de la Banque mondiale à Kinshasa.
Et là où elle coule au robinet, l'eau peut présenter un risque pour la santé, plus de moitié de l'eau courante à Kinshasa étant infectée par la bactérie E.coli, selon des données de l'ONU.
- "Guerre de l'eau" -
"C'est très grave...", lâche Alphonse Mbela Peko, 63 ans, un habitant de Selembao. Le puits privé près de sa maison pompe l'eau à seulement un mètre de profondeur. Selon lui, elle n'est pas potable.
Alphonse parcourt jusqu'à cinq km pour aller chercher de l'eau dans un ruisseau, mais même là, dit-il, on risque d'attraper la typhoïde.
Pour tenter de résoudre le problème, le gouvernement a ouvert en deux ans deux nouvelles usines d'eau à Kinshasa. Avec la dernière inauguration, en février, le bureau du président Félix Tshisekedi estime même avoir remporté "la guerre de l'eau".
"Aujourd'hui, la capacité a doublé par rapport à il y a cinq ans", déclare à l'AFP Giscard Kusema, directeur adjoint de la communication au cabinet du président.
Mais malgré ces efforts, des pans entiers de Kinshasa ne sont toujours pas desservis.
Selembao, quartier de ravines érodées et de rues jonchées d'ordures, illustre les problèmes engendrés par l'explosion démographique.
Selon un rapport publié cette année par les autorités de la ville, environ 757.000 personnes sur les 777.000 vivant dans le quartier sont originaires de l'extérieur de Kinshasa. Et seulement 0,6% des habitants sont raccordés à la Regideso, la société nationale de distribution d'eau.
Les puits privés, souvent construits à bon marché, sont donc une solution de repli.
Gautier Dianzitu Kulu-Kimbembe, qui dirige une association construisant des puits à Selembao, affirme que la Regisdeo desservait jadis toute la commune.
Mais la construction effrénée et les glissements de terrain dus à l'érosion ont endommagé le réseau, explique-t-il.
"La population est abandonnée à son triste sort", les gens sont "obligés de marcher sur des kilomètres pour aller chercher de l'eau", déplore M. Kulu-Kimbembe, constatant que "ce sont surtout les femmes et les enfants qui en souffrent".
Ni la Regideso ni le ministère des Ressources hydrauliques n'ont répondu aux demandes de commentaires.
P.Hernandez--AT