-
À Mayotte, le paludisme refait surface et inquiète les autorités sanitaires
-
Mondial-2026: chez les Bleus, l'alternance à gauche
-
Le rappeur Doums jugé à huis clos pour violences conjugales sur l'actrice Adèle Exarchopoulos
-
Décentraliser le Royaume-Uni: le pari d'Andy Burnham, probable successeur de Starmer
-
Allemagne : cinq morts lors d'une fusillade, deux suspects arrêtés, selon la police
-
Foot: Manchester City nomme Maresca entraîneur, avec la lourde charge de succéder à Guardiola
-
Shein dans le viseur: le Parlement entérine une loi contre l'ultra fast fashion
-
Wall Street ouvre en hausse, entre tech et géopolitique
-
Hostilités en pause entre Téhéran et Washington, Trump annonce une réunion mardi au Qatar
-
Nouvelle secousse au Venezuela, où espoir et colère se mèlent dans la recherche des survivants
-
Gouvernance du sport et dérives du foot: un autre match a débuté à l'Assemblée
-
Le Pakistan lance son attaque la plus meurtrière contre l'Afghanistan depuis des mois
-
Le Tour de France s'adaptera face à la canicule, dit son directeur à l'AFP
-
Andy Burnham, probable successeur de Starmer, promet de décentraliser pour relancer le Royaume-Uni
-
XV de France: Antoine Dupont forfait pour le Championnat des nations
-
Ukraine: sept morts dans des frappes russes
-
Tour de France: Pogacar avec Del Toro mais sans Sivakov
-
Avec un contrat historique dans l'eau à Oman, Suez confirme son retour à l'international
-
Le géant américain Comcast se scinde pour isoler ses activités médias, NBCUniversal et Sky
-
Suez remporte à Oman un des plus gros contrats de son histoire, dans la gestion de l'eau
-
Canicule: l'Europe centrale à la peine avec plus de 35°C
-
Hostilités en pause entre Téhéran et Washington, première rencontre irano-omanaise sur Ormuz
-
Le Danemark va hiérarchiser l'accès au réseau d'électricité, dépassé par les demandes
-
Canicule: 20.000 foyers restent privés d'électricité après les orages (Enedis)
-
La non-assurance automobile, un fléau qui perdure
-
La canicule impitoyable aussi pour les poissons d'eau douce
-
Violences sexuelles sur les enfants: l'Etat doit mettre fin à la "fabrique" des agresseurs, disent des psychiatres
-
British American Tobacco annonce 5.500 suppressions de postes dans le monde
-
Séismes au Venezuela: peu d'espoirs de retrouver des survivants, la grogne monte
-
Pékin annonce des restrictions d'exportation visant 20 entités japonaises
-
France Inter: Maïtena Biraben remplace Nagui et sa "bande originale" avec une nouvelle émission
-
Les frais supplémentaires de Ryanair annulés par la justice en Autriche
-
La Malaisie prolonge jusqu'en 2027 l'accord de recherche sur le vol MH370, disparu en 2014
-
La Corée du Sud annonce un plan colossal d'investissements dans l'IA
-
Le Pakistan dit avoir mené de nouvelles frappes dans l'est de l'Afghanistan
-
Séismes au Venezuela: déjà 1.450 morts, peu d'espoirs de retrouver des survivants
-
Les premiers congés de naissance démarrent: les parents se réjouissent, malgré quelques difficultés
-
Au Gabon, l'hostilité croissante du pouvoir envers les voix critiques
-
Pangolins, chimpanzés: le commerce illégal d'espèces sauvages prospère sur Facebook
-
Dans le Kordofan soudanais, une offensive paramilitaire se profile, la ville d'El-Obeid tremble
-
Coup de filet anticorruption en Irak, 47 responsables arrêtés
-
La princesse Kate gravit trois sommets en 24 heures pour une association d'aide aux malades du cancer
-
Mondial-2026: l'Allemagne, l'ombre d'un doute
-
Mondial: Pays-Bas contre Maroc, premier choc des 16e de finale
-
Wimbledon: Rybakina vise le trône de Sabalenka, Sinner veut lever les doutes
-
Volvic jugée coupable de "pratiques commerciales trompeuses"
-
Le Cap-Vert, îlot de tolérance pour une communauté LGBT+ de plus en plus ciblée en Afrique
-
Eau, loup, pesticides... Ce que contient le projet de loi d'urgence agricole
-
Turquie: des milliers de Kurdes demandent le libération du chef du PKK
-
Héros national et patrimoine: la Russie joue la carte du tourisme "patriotique"
La "saison" du moustique tigre bientôt ouverte dans l'Hexagone
Le moustique tigre sera dès la semaine prochaine sous surveillance renforcée dans l'Hexagone, alors qu'au fil des années la présence de cet insecte, vecteur de nuisances et de maladies, s'étend inexorablement sur le territoire.
Du 1er mai au 30 novembre, qui correspond à sa principale période d'activité, les autorités sanitaires vont scruter la présence de l'Aedes albopictus - son nom scientifique-, multiplier les messages de sensibilisation et déclencher d'éventuelles opérations de démoustication.
Car l'été dernier, le moustique tigre, reconnaissable grâce à ses rayures noires et blanches, a laissé un mauvais souvenir. Au 1er janvier 2023, il avait colonisé 71 départements, un nombre en constante augmentation depuis son installation dans l'Hexagone en 2004.
Et l'insecte, qui pique plutôt le matin et le soir, a été à l'origine de 65 "cas autochtones" de dengue, concentrés dans le sud de la France: le terme désigne des patients qui n'ont pas voyagé dans des zones où le virus circule largement comme les Antilles, mais ont été piqués par un moustique s'étant lui-même infecté au contact d'un voyageur contaminé.
"65 cas, ça peut paraître peu, mais cela témoigne d'une dynamique, c'est un signal pour l'avenir", prévient Marie-Claire Paty, coordinatrice de la surveillance des maladies vectorielles à Santé publique France.
De fait, depuis 2010, le nombre de départements métropolitains colonisés par le moustique tigre a été multiplié par dix.
"On est persuadé que c'est un risque qui va aller en s'intensifiant", insiste Mme Paty.
- "Extension inéluctable" -
C'est aussi le message qu'a fait passer le Comité de veille et d'anticipation des risques sanitaires (Covars), l'ex-conseil scientifique, dans un récent avis.
Il faut s'attendre, dans les années à venir, à une hausse des cas de dengue, Zika et chikungunya, maladies transmises par des moustiques "vecteurs" désormais largement implantés sur le territoire national, a-t-il averti. Des maladies virales qui "pourraient devenir des problèmes de santé publique".
Si, en métropole, il n'a pas été observé à ce jour de forme grave, des complications sont toujours possibles, pouvant entraîner des réanimations voire des décès, rappelle Marie-Claire Paty.
En Ile-de-France, il est désormais définitivement implanté dans une centaine de communes.
"Son extension est inéluctable", déclare l'entomologiste Didier Fontenille. "C'est un insecte urbain, qui se déplace dans les voitures et pond ses oeufs dans les collections d'eau" laissées par les gens - des gîtes larvaires - comme des pots, des soucoupes, des récupérateurs d'eau. "Il aime le sang humain, ce qui en ville, ne manque pas", poursuit-il.
Pour ne rien arranger, le réchauffement climatique a des effets indirects sur son accroissement: plus il fait chaud, plus le cycle de développement du moustique se raccourcit.
La vitesse de multiplication du virus à l'intérieur de l'insecte est aussi augmentée sous l'effet de la température. "Donc plus il fait chaud, plus vite il peut transmettre une infection", explique Anna-Bella Failloux, spécialiste des maladies liées aux moustiques à l'Institut Pasteur.
- "Vivre avec" -
Son expansion reste toutefois essentiellement favorisée par les voyages et les comportements humains. Les autorités sanitaires redoutent ainsi l'organisation prochaine de grands évènements sportifs internationaux en métropole --notamment les JO 2024--, qui donneront lieu à d'importants mouvements de populations venues du monde entier.
"Si dans les territoires ultra-marins le moustique tigre transmet beaucoup de virus, il reste pour le moment en métropole un insecte essentiellement nuisant. Mais cela pourrait changer dans les années qui viennent", avise Didier Fontenille.
Pour limiter les risques, "la première chose à faire est de lui rendre la vie difficile", conseille ce directeur de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD) à Montpellier.
"En Outre-Mer, le moustique fait déjà partie du quotidien. En Hexagone il va maintenant falloir apprendre à vivre avec", résume Anna-Bella Failloux.
Éliminer tous les endroits où l’eau peut stagner, vider les récipients, couvrir les réservoirs et les piscines lorsqu’elles ne sont pas utilisées... voici autant de gestes à adopter, à la fois par les particuliers et les agents territoriaux.
Certains produits répulsifs peuvent aussi s'avérer utiles, mais tous ne sont pas d'une efficacité optimale contre le moustique tigre.
M.White--AT