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"On avait nos gourdes": plus de 850.000 collégiens ont passé le brevet en pleine canicule
Plus de 850.000 collégiens ont passé vendredi matin l'écrit de français du brevet nouvelle formule, marqué notamment par un contrôle continu moins déterminant et un système de notation révisé, une épreuve maintenue malgré la canicule mais adaptée à la situation.
"C'était vraiment super facile", fanfaronne Tim, 14 ans, à la sortie du collège des Ormeaux, à Rennes. Beaucoup moins confiant, Chadi 15 ans, affirme avoir compté essentiellement sur son "talent" pour aborder l'examen. "Le premier sujet était assez difficile", selon lui.
A Rennes, où il faisait déjà 28°C à la mi-journée, l'Ille-et-Vilaine étant toujours placée en vigilance rouge canicule vendredi, les adolescents interrogés ont tous assuré que les conditions étaient "supportables" dans leurs salles d'examen. "C'était aéré et on nous a donné des verres d'eau, il y avait un courant d'air" grâce aux fenêtres ouvertes, a expliqué Chadi.
"On a eu une pause avec des chariots dans les couloirs avec des verres pour boire de l'eau et on avait nos gourdes majoritairement", a de son côté expliqué Maëlys, 15 ans.
A Marseille, devant le collège Alfred Monticelli, Christine et Daniel passent en revue les différentes questions de l'épreuve, qu'ils ont trouvée "bien plus simple" que celle du dernier brevet blanc.
Il faisait chaud dans les salles où se déroulait l'examen, "30 degrés à peu près" selon Daniel, à peine atténués par un ventilateur "qui faisait plus de chaud qu'autre chose". "C'est sûr la chaleur ça empêche un peu de se concentrer, mais à Marseille, on est habitués", souligne Lylou.
Passer le brevet alors que la France est frappée par une vague caniculaire exceptionnelle depuis une semaine, "ce n'est évidemment pas idéal", a concédé jeudi le ministre de l'Education Édouard Geffray, qui a décidé de maintenir l'épreuve mais avec des aménagements, notamment des pauses.
"Cette épreuve est le matin, donc pas l'après-midi au moment le plus chaud", a-t-il justifié.
En 2019, le ministre de l'Education de l'époque, Jean-Michel Blanquer, avait décidé de repousser de quelques jours le brevet en raison de la canicule, mais à l'époque la moitié des épreuves se tenaient l'après-midi.
Cette année, seule l'épreuve de sciences (physique-chimie, sciences de la vie et de la Terre, technologie) est organisée lundi en début d'après-midi, juste après celles d'histoire-géographie et d'enseignement moral et civique (EMC), mais les températures s'annoncent plus clémentes. Les mathématiques sont programmées mardi matin.
Pour la session 2026, l'examen passe de 50 à 60% de la note finale et le contrôle continu prend désormais en compte les notes de 3e, et non plus la maîtrise d'un "socle commun" de connaissances et compétences sur l'ensemble du cycle 4 (5e, 4e, 3e).
Autre nouveauté, l'épreuve de mathématiques comporte désormais une partie dédiée aux "automatismes", sous la forme d'une série de questions courtes à traiter sans calculatrice.
En raison de ces nouvelles modalités, le ministre s'attend cette année à "une chute assez drastique du taux de réussite".
E.Hall--AT