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De nouvelles baisses de tarifs imposées aux radiologues en juillet après des négociations infructueuses
Après deux mois de négociations, les syndicats de médecins et l'Assurance maladie n'ont pas réussi à trouver un accord pour contenir les dépenses d'imagerie médicale, et des baisses des tarifs de certains actes seront donc imposées aux praticiens en juillet, ont-ils indiqué lundi.
La loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2025 fixait l'objectif d'économiser 300 millions d'euros sur l'imagerie médicale d'ici à 2027, par rapport à la croissance naturelle des dépenses. Pour atteindre ce montant, l'Assurance maladie avait choisi d'abaisser les tarifs des actes remboursables en deux temps, d'abord en octobre 2025, puis au 1er juillet 2026.
Après une grève des praticiens à l'automne, puis en janvier, des négociations ont été réengagées entre syndicats et Assurance maladie, pour trouver d'autres solutions, comme une amélioration de la "pertinence" des actes pratiqués.
Sans succès: dans un communiqué mardi, la Caisse nationale d'Assurance maladie (Cnam) "prend acte de la décision des syndicats représentatifs des médecins de ne pas signer le texte proposé", qui proposait "de diviser par deux les baisses tarifaires prévues au 1er juillet et de déployer de nouveaux programmes de pertinence".
"Conformément à la loi", les baisses tarifaires initialement prévues "seront mises en œuvre", écrit-elle.
Ces décotes frappent durement "la radiologie, la cardiologie, la médecine nucléaire, la médecine vasculaire mais aussi la rhumatologie et à un moindre degré la pneumologie", déplore dans un communiqué le premier syndicat des médecins spécialistes, Avenir Spé-Le Bloc.
Les médecins ont pourtant "fait des propositions courageuses sur la pertinence" des soins, et menaient divers travaux, mais l'Assurance maladie n'a pas attendu d'en voir les effets, déplore le syndicat, y voyant "une rupture du contrat de confiance" passé après la grève.
Les mesures proposées dans l'accord étaient "inacceptables au regard de la réalité économique des structures d'exercice et des besoins croissants de santé de la population", estime aussi dans un communiqué le syndicat SML, pour qui la Cnam "ignore les efforts déjà consentis par la profession".
"Les médecins libéraux ne refusent pas de participer à l'effort collectif. Ils refusent d'être les seuls à en supporter le poids, au détriment des investissements, de l'innovation et, finalement, des patients", poursuit le SML.
Le passage en force de la Cnam "va tendre à nouveau les relations" avec les autorités sanitaires, prévient le co-président d'Avenir Spé-Le Bloc, Philippe Cuq. "Un bras de fer s'établit, et risque de durer".
A.Anderson--AT