-
IA: le patron de Mistral propose une "contribution obligatoire" pour rémunérer les créateurs
-
Génocide des Yazidis: réclusion criminelle à perpétuité requise contre le jihadiste Sabri Essid
-
Le nouvel an en Iran assombri par la guerre, une raffinerie incendiée au Koweït
-
Municipales: dernier jour de campagne, les yeux déjà rivés sur 2027
-
Méga-coupure en Espagne et au Portugal: les experts pointent un phénomène de surtension incontrôlé
-
Génocide des Yazidis: réclusion criminelle à perpétuité requise à Paris contre le jihadiste Sabri Essid
-
L'Allemagne veut criminaliser les "deepfakes" à caractère sexuel
-
Ski: duel final entre Shiffrin et Aicher à Lillehammer pour le gros globe
-
A Jérusalem, un Aïd "triste et douloureux" sans accès à la mosquée Al-Aqsa
-
Séries Mania 2026 : la montée des pouvoirs autoritaires au coeur des nouvelles créations
-
Soupçon de violence conjugale: la prochaine saison de "The Bachelorette" annulée
-
Japon: à Niseko, le paradis du ski face aux tensions du succès international
-
La Bourse de Paris avance prudemment avec la baisse des prix de l'énergie
-
Derrière le retour de BTS, la face sombre de la K-Pop
-
Washington songe à lever ses propres sanctions sur le pétrole iranien, en pleine guerre avec Téhéran
-
Le groupe sud-coréen phénomène BTS ressort un album, avant son grand retour sur scène
-
Milan-Sanremo: Pogacar face à son obsession
-
Norvège: la princesse Mette-Marit dit avoir été "manipulée et trompée" par Epstein
-
IA: le géant chinois Xiaomi va investir 7,5 milliards d'euros sur trois ans
-
Au Somaliland, un refuge pour guépards sauvés d'un trafic vers le Golfe
-
Le live-shopping, grand bazar numérique à portée de clic
-
NBA: Wembanyama qualifie les Spurs pour les play-offs, James égale un record avec les Lakers
-
Ligue 1: une nouvelle chance pour Lens, un choc Lyon-Monaco
-
Athlétisme: cinq chances de médailles françaises aux Mondiaux en salle
-
Athlétisme: Duplantis et Hodgkinson attendus pour briller aux Mondiaux en salle de Torun
-
En Inde, la fin d'un brevet va doper la lutte contre l'obésité et son juteux marché
-
BTS sort son premier album studio depuis 2020 avant son grand retour sur scène
-
La reprise du verrier Arc sur le point d'être actée
-
BTS sort un nouvel album à la veille de son grand retour sur scène
-
Ligue Conférence: Strasbourg se fait peur mais file en quarts
-
A la veille des législatives, Kolding ville miroir des défis du Danemark
-
Italie : Umberto Bossi, fondateur de la Ligue du Nord, est mort à 84 ans
-
Ligue Europa: Lille prend la porte face à Aston Villa, encore
-
A Grandpuits, TotalEnergies vante le recyclage plastique chimique malgré les critiques
-
Entre angoisse et espoir, les Iraniens célèbrent leur Nouvel an
-
Wall Street termine dans le rouge, lestée par le pétrole
-
Ligue Europa : à dix puis neuf, Lyon éliminé par le Celta
-
Le bébé macaque Punch s'adapte avec courage et attire les foules dans son zoo au Japon
-
L'acteur Chuck Norris hospitalisé à Hawaï
-
Les réseaux sociaux affectent le bien-être des jeunes dans le monde, selon un rapport
-
Attaqué, Accor "dément fermement" être impliqué dans "la traite d’êtres humains ou d'enfants"
-
Jeux vidéo: Ubisoft coupe dans sa filiale américaine Red Storm Entertainment
-
Biathlon: la revanche de Lou Jeanmonnot, sacrée à deux courses de la fin
-
Le Royaume-Uni et le Nigeria concluent un accord pour faciliter les expulsions de migrants
-
La Bourse de Paris termine en forte baisse, emportée par les prix de l'énergie
-
"Autorévélation": quand les entreprises se dénoncent à la justice pour corruption
-
Entente toujours cordiale entre Trump et Takaichi, malgré l'Iran ... et Pearl Harbor
-
L'Iran ne fera preuve d'"aucune retenue" dans la guerre, les hydrocarbures flambent
-
TikTok, premier réseau social pour s'informer chez les adolescents
-
Affaire des "ports africains": Vincent Bolloré jugé en décembre à Paris pour corruption
Des orques se mettent à la pêche aux poissons... des pêcheurs
Une population d'orques de l'Océan indien austral s'est mise en quelques années à une forme de pêche opportuniste, la déprédation, en s'en prenant aux prises des flottes de pêche commerciale, selon une étude publiée mercredi.
Cette transition illustre la rapidité avec laquelle certaines espèces s'adaptent aux changements de leur environnement impliquant l'Homme.
Une équipe de chercheurs, affiliés notamment à l'Ifremer et au CNRS, a utilisé le suivi sur 18 ans, jusqu'en 2018, d'une population de deux espèces d'orques, endémiques aux eaux glacées des îles Crozet, un archipel des Terres australes et antarctiques françaises.
L'orque, un super-prédateur vivant jusqu'à plus de 80 ans, est aussi le plus fréquemment accusé de "déprédation" aux dépens des flottes de pêche, en se nourrissant directement de leurs prises avec des palangres, des lignes de traîne.
Un phénomène qui, dans les eaux australes et particulièrement à Crozet, a coïncidé avec le développement dans les années 1990 de la pêche à la palangre d'une espèce prisée des consommateurs, la légine australe.
L'étude, publiée dans Biology Letters, se base sur près de 120.000 photos d'épaulards, l'autre nom des orques, prises depuis les côtes ou directement depuis la flotte de sept bateaux de pêche autorisés à travailler sur la zone par la France.
On les distingue par la forme de leur nageoires et les taches blanches, oculaires et sur la nageoire dorsale, qui tranchent sur leur peau noire.
Leur technique de déprédation est imparable, comme en témoignent des films sous-marins. "L'orque vient +sucer+ le poisson, en laissant juste la tête, accrochée à l'hameçon", explique à l'AFP la biologiste de l'Ifremer Morgane Amelot, auteure principale de l'étude. Très habile, voire délicat, l'animal évite soigneusement de se blesser.
Mais il subit les représailles des pêcheurs, notamment illégaux, qui peuvent par exemple "utiliser des charges explosives pour se débarrasser des orques autour des bateaux", selon Morgane Amelot.
Dans les eaux policées de Crozet, où la chasse aux braconniers entamée au début des années 2000 a porté ses fruits, les chercheurs ont noté une très forte hausse du nombre d'épaulards "déprédateurs", passés d'une cinquantaine à près de 150 entre 2003 et 2018.
Ils ont observé que les orques dites régulières, qui chassaient d'ordinaire près des côtes, avaient rejoint par groupes la zone des chalutiers pêchant au large. Aujourd'hui, ces animaux "sont quasiment tous des déprédateurs, et on observe une accélération du processus de déprédation", remarque Morgane Amelot.
Plusieurs facteurs sont à l'œuvre. Les orques régulières sont des prédateurs généralistes, c'est-à-dire "mangeant à peu près tout ce qui passe" sous leur nez. Et par conséquent prompts à de nouvelles expériences gastronomiques.
Ensuite, l'animal a une organisation très sociale, avec des phénomènes de transmission et d'apprentissage qui favorisent l'échange de nouvelles techniques de pêche.
Enfin, l'épaulard est un animal très opportuniste. Les chercheurs supposent qu'en l'espèce il a saisi tout l'intérêt d'un accès facile à une source d'alimentation de choix et régulière: la légine australe, improprement appelé bar chilien, qui est un poisson gras des profondeurs.
"Ils ont accès à cette ressource à moindre coût", remarque Morgane Amelot, sans besoin de plonger profondément pour s'y repaître des plus gros individus. Il leur suffit d'attendre pour s'en saisir le "moment où on remonte les lignes de pêche"...
pcl/cel/ao
R.Garcia--AT