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Quel matériel militaire américain serait difficile à remplacer par les Européens?
Un gel prolongé de l'aide militaire américaine à l'Ukraine impacterait lourdement des domaines où les Européens compensent mal le manque, mais la situation est moins tendue dans d'autres, comme les obus, selon plusieurs experts interrogés par l'AFP.
Les Etats-Unis ont fourni à eux seuls près de la moitié de la valeur de l'aide militaire à l'Ukraine de 2022 à 2024, selon l'institut allemand Kiel Institute.
Une partie a déjà été livrée, mais face aux Russes, si rien ne bouge, "en mai-juin, sans aide nouvelle, ça va être compliqué" pour les Ukrainiens, estime une source militaire européenne à l'AFP.
"Compte tenu de ce qui a été livré, de ce que nous avons et de ce que nous produisons, nous pouvons soutenir l'effort pendant au moins six mois sans changer significativement la nature de la guerre", estime pour l'AFP l'analyste ukrainien Volodymyr Fesenko.
"Dans l'équation d'un conflit d'attrition (guerre d'usure, ndlr), vous sacrifiez soit des hommes, soit du terrain, soit des munitions. Si on vous coupe les munitions, soit vous reculez, soit vous sacrifiez des hommes", résume Yohann Michel, chercheur à l'université Lyon-3.
Voici quatre domaines militaires qui pourraient être affectés par la suspension de l'aide américaine.
- Défense anti-aérienne -
L'Ukraine est régulièrement la cible de volées de missiles et drones contre ses centres urbains ou ses infrastructures. Ces attaques massives saturent les défenses ukrainiennes et les forcent à utiliser de nombreuses munitions.
Pour la défense loin de la ligne de front, l'Ukraine dispose notamment de sept systèmes Patriot américains (fournis par les Etats-Unis, l'Allemagne, la Roumanie) et de deux SAMP/T européens fourni par Rome et Paris pour réaliser les interceptions à haute altitude. Kiev a aussi des capacités propres et a reçu d'autres systèmes pour les portées inférieures.
"Les Patriot sont très importants pour protéger nos villes, pas nos troupes. Donc Trump va aider Poutine à tuer des civils", dénonce le chercheur ukrainien Mykhailo Samus, directeur du New Geopolitics Research Network, un groupe de réflexion à Kiev.
"Pour les Patriot, comme pour tous les systèmes américains, il y a deux problèmes, celui des munitions et celui des pièces pour les maintenir", résume Léo Péria-Peigné de centre de recherche français Ifri. "Pour les pièces, est-ce qu'on pourra en acheter aux Américains et les donner aux Ukrainiens ou est-ce que les Américains s'y opposeront? On ne sait pas".
Pour les munitions de Patriot, l'Allemagne est en train de construire la première usine hors des Etats-Unis, mais la production ne devrait pas commencer avant 2027.
L'Europe peinerait à compenser toute baisse de régime des Patriot. "L'Europe a vraiment des lacunes dans ce domaine. Les SAMP/T sont très bons mais peu mobiles, et produits en trop petit nombre, il faudrait augmenter la production, quitte à le faire ailleurs qu'en France et en Italie", juge M. Michel. Mais cela prendra du temps: "il aurait fallu lancer le processus il y a deux ans!", assène M. Péria-Peigné.
"Une des manières de compenser serait la fourniture de plus d'avions de chasse pour faire de l'interception Air-Air, et repousser les bombardiers russes qui frappent l'Ukraine", ajoute Yohann Michel. Les Européens ont déjà donné des F16 et des Mirage 2000-5, et ils ont de la marge pour augmenter leur effort de ce côté, selon lui.
- Frappes dans la profondeur -
Pouvoir frapper loin derrière la ligne de front, les matériels américains sont cruciaux avec les missiles sol-sol ATACMS tirés par les Himars. Washington en a donnés une quarantaine.
"C'est une des seules plateformes en Europe", relève M. Michel. "Ceux qui en ont semblent peu disposés à les céder, comme les Grecs", souligne M. Péria-Peigné.
"Il y a des systèmes tchèques, mais ils sont inférieurs. Il faudrait que les Européens développent rapidement un système propre, ou à défaut achètent des systèmes aux Sud-Coréens", suggère M. Michel.
Il y a aussi la possibilité de frappes dans la profondeur depuis les airs, là "il y a essentiellement des moyens européens et ukrainiens", relève M. Samus. Comme avec les missiles Scalp français, Storm Shadow britannique. "Le problème c'est qu'on n'est pas du tout certain qu'il y ait eu d'autres commandes lancées après ceux qui ont déjà été donnés", prévient M. Péria-Peigné.
- Obus d'artillerie et système anti-tanks -
Là, les Européens sont mieux positionnés. "Pour l'anti-char, c'est peut-être là que les Ukrainiens ont le plus développé de solutions propres. Les missiles, comme les célèbres Javelin donnés par les Etats-Unis se complètent bien avec les systèmes de drones FPV", relève M. Michel.
Pour l'artillerie, "l'Europe a fait une vraie remontée de capacité de production, et l'Ukraine est dans une moins mauvaise position", pointe M. Péria-Peigné.
En Europe, la production et les livraisons d'obus à l'Ukraine se sont accélérées, et l'UE prévoit une production d'obus de 155 mm de 1,5 million d'unités en 2025, plus que les 1,2 million produits aux Etats-Unis.
- Renseignement -
Les Etats-Unis sont incontournables dans ce domaine essentiel, avec leurs satellites, avions ou drones collecteurs d'informations, ainsi que pour leur traitement.
"Il est très important pour nous de continuer à recevoir des images satellites", prévient M. Fesenko.
"Les Européens ont des outils, mais pas du tout de la même ampleur, et beaucoup dépendent complètement des Etats-Unis dans ce domaine", relève M. Michel.
A.Moore--AT