-
L'UE doit éliminer les entraves qui l'empêchent d'être un "géant mondial", dit von der Leyen
-
Un tireur ouvre le feu dans une école de l'ouest du Canada, neuf morts
-
Le commerce en ligne en France frôle les 200 milliards d'euros des ventes en 2025, un record
-
Pétition contre la loi Duplomb: un débat inédit mais sans vote à l’Assemblée
-
UE: le secteur aérien demande une "révision immédiate" du nouveau système de contrôle aux frontières
-
La tempête Nils débarque sur la France, 19 départements en vigilance orange
-
L'Arcom inflige 100.000 euros d'amende à CNews pour deux séquences sur les Algériens et les Palestiniens
-
Ligue 1: De Zerbi s'en va, l'OM cherche toujours la stabilité
-
Fin de non-recevoir de la FDA à un projet de vaccin antigrippal à base d'ARN messager
-
Lithium: l'Etat va investir 50 millions d'euros dans la mine d'Imerys dans l'Allier
-
NBA: Wembanyama diabolique avec 40 points face à des Lakers diminués, avant le All-Star Game
-
Le brasseur Heineken va supprimer entre 5.000 et 6.000 emplois
-
Le bruit affecte fortement les oiseaux et leur reproduction
-
Une personne interpellée après l'enlèvement de la mère d'une journaliste télé américaine
-
Le projet de loi-cadre sur les transports présenté en conseil des ministres mercredi
-
JO-2026: Chloe Kim vise un triplé inédit en snowboard
-
JO: Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry aux portes du rêve olympique
-
JO-2026: les hockeyeurs français rêvent d'un exploit et des quarts de finale
-
Intempéries: vigilance orange crues dans 13 départements, épisode "durable"
-
Pétition Duplomb: six mois plus tard, le débat se tient à l'Assemblée
-
Neuf personnes tuées par des tirs dans et autour d'une école dans l'ouest du Canada
-
Le patron d'Instagram attendu mercredi au procès de l'addiction aux réseaux sociaux
-
Mort d'Adama Traoré: la Cour de cassation décide du sort de l'enquête
-
JO-2026: Jeanmonnot et Cizeron/Fournier Beaudry pour un mercredi en or
-
Pas de record d'audience pour Bad Bunny et le Super Bowl
-
Trump reçoit Netanyahu, qui demande une pression américaine maximale sur l'Iran
-
TotalEnergies publie ses résultats dans un contexte déprimé pour les prix du pétrole
-
Procès RN: Marine Le Pen va connaître la date de la décision en appel
-
Ligue 1: clap de fin pour De Zerbi à l'OM
-
Colombie: une sénatrice séquestrée et le président ciblé avant les élections
-
JO: Malinin file tout droit vers l'or, Siao Him Fa 3e après le programme court de patinage
-
Le ministre Lutnick reconnaît un déjeuner sur l'île d'Epstein et garde le soutien de Trump
-
Enlèvement de la mère d'une journaliste télé: le FBI publie les images d'un individu masqué
-
Wall Street sans direction claire, patiente avant des données économiques
-
L'affaire Epstein tourne au bourbier pour le patron des JO de Los Angeles
-
Trump va abroger un texte fondateur des règlementations climatiques américaines
-
Trump va abroger le fondement des règlementations climatiques américaines
-
Echanges houleux au Congrès américain entre démocrates et responsables de l'immigration de Trump
-
Importante mobilisation à Ubisoft, plusieurs centaines de salariés en grève
-
Après l'Arménie, le vice-président américain JD Vance est en Azerbaïdjan pour consolider l'accord de paix
-
OnlyFans, Mym, Sexemodel... Le Sénat légifère face aux "proxénètes 2.0"
-
A Ryad, le prince William rencontre des jeunes footballeuses saoudiennes
-
La Bourse de Paris clôture en toute petite hausse, portée par Kering
-
A Cuba, charbon de bois et panneaux solaires pour affronter la crise énergétique
-
Bourses européennes: Paris quasi stable (+0,06%), Londres (-0,31%) et Francfort (-0,11%) en légère baisse
-
Des responsables de l'immigration de Trump auditionnés au Congrès
-
L'euro numérique prend corps et veut concurrencer Visa et Mastercard
-
A Dunkerque, ArcelorMittal acte un four électrique, Macron appelle à poursuivre l’investissement
-
Bangladesh: candidat au poste de Premier ministre, Tarique Rahman s'attend à un défi "énorme"
-
Ribéry et les "fausses informations": nouvelle réplique du séisme Epstein en France
En Ukraine, la Saint-Valentin des sanglots
Pour la Saint-Valentin, Natalia n'a que la tombe de son mari Vassyl, soldat ukrainien tombé au front puis enterré à Lviv. Et un beau livre de poèmes pourpre, qu'elle tient entre ses mains.
"Je le lui avais offert comme cadeau d'anniversaire de mariage. Un mois plus tard, il était parti", dit vendredi cette femme blonde, en larmes, au cimetière.
Avec Vassyl, ils ont partagé 21 ans de leur vie, et fait trois enfants. Le plus jeune n'a que 6 ans.
Son mari était un écrivain, un passionné de lecture. Comme il n'a pas eu le temps de profiter de ce dernier cadeau, "je viens le lui lire", explique-t-elle.
Natalia, cheveux blonds, doudoune noire et yeux rouges, lit un vers qu'elle lui répétait autrefois par coeur. "Donc, personne n'a aimé."
Dans le livre, une rose jaune séchée. La même couleur que celles qui décorent sa tombe.
- "Je ne le verrai plus" -
Dans ce cimetière de l'ouest de l'Ukraine, elle n'est pas la seule veuve de soldat.
Des ballons rouges en forme de coeur et des peluches viennent décorer les tombes, en plus des drapeaux ukrainiens d'usage pour les militaires.
Maria a perdu son mari, Andriï, le 24 décembre dernier.
Ensemble, ils ne fêtaient jamais la Saint-Valentin, cette "ruse de marketing", dit-elle. "Mais aujourd'hui, je ne sais pas, j'ai voulu venir", reprend-elle.
Tout ça est "injuste", dit Maria.
"Au lieu d'avoir une bonne et belle vie, comme avant cette guerre, maintenant, on n'a plus qu'une tombe au cimetière."
Une autre veuve, qui s'appelle aussi Natalia, attache un petit coeur aux fleurs déposées sur une tombe.
Son mari est mort dans une frappe de drones, qui a brûlé sa voiture.
"Je n'arrive pas à me faire à l'idée qu'il n'est plus là, que je ne l'entendrai plus, que je ne le verrai plus", dit Natalia.
"Mon mari m'aimait beaucoup, il m'appelait tout le temps", ajoute-t-elle. "Il m'aurait souhaité (la Saint-Valentin) aujourd'hui s'il était vivant".
- Macarons et roses -
De l'autre côté du pays, dans la région orientale de Donetsk où l'essentiel des combats se déroulent, Iaroslav, soignant militaire de 30 ans, s'apprêtait lui jeudi à passer une troisième Saint-Valentin sans sa femme.
Malgré la distance, il reste attaché à cette tradition. "Que ce soit un jour de fête, c'est tout. La guerre, c'est la guerre, il y aura toujours des temps difficiles", dit le soldat aux yeux bleus perçants dans une rue de Kramatorsk.
Son sac kaki contient des biens précieux. Des macarons débordants de ganache, envoyés depuis Kiev par sa compagne, qui sait qu'il s'agit de ses gourmandises préférées.
Lui et ses camarades ont aussi envoyé en retour "des fleurs, des sucreries". Par la poste ou par coursier, à défaut de pouvoir les donner en main propre.
Iaroslav n'a pas vu sa femme depuis trois mois, et devra probablement encore attendre trois mois.
Chaque au revoir est difficile. "C'est triste de la quitter, c'est triste de revenir ici", dit-il pudiquement.
Si elle était avec lui pour la Saint Valentin, "on ne parlerait probablement pas, on se prendrait juste dans les bras, c'est tout."
Un peu plus loin, Olga Volodiouk, fleuriste, attend les amoureux qui ne viennent pas.
"Le marché est vide", se désole cette coquette Ukrainienne, assise devant son magasin et emmitouflée dans sa doudoune rose. Elle accuse les frappes, de plus en plus fréquentes à Kramatorsk.
Les magasins débordent pourtant d'oursons en peluche et de décorations colorées. Les autres années, ils avaient attiré plus de monde, selon Olga Volodiouk.
Cette fois, hormis les macarons de Iaroslav et les roses solitaires d'Olga, la Saint-Valentin est loin des esprits.
Kramatorsk, base de l'armée ukrainienne, est la cible d'attaques qui se multiplient. La grande ville est l'une des dernières du Donbass à rester sous contrôle ukrainien.
"Il y a eu des explosions aujourd'hui", reprend Olga Volodiouk. "Il n'y a déjà pas de file d'attente pour acheter le pain, donc pour acheter les fleurs, encore moins."
E.Rodriguez--AT