-
France : la dette du 2e trimestre révélée mardi, avant un nouveau record en 2027
-
Macron en visite d'État en Espagne pour "rehausser" les relations
-
Crise du logement en Espagne: accord pour que la retraitée expulsée rentre chez elle, selon son avocat
-
Indonésie: après le séisme de Florès, les survivants peinent à se nourrir
-
Ligue des nations: l'Italie humilie la Turquie chez elle 4-1
-
Ligue des nations: Olise offre un succès de prestige en Belgique aux jeunes Bleus de Zidane
-
Marchés: les Bourses mises en difficulté par les évolutions du pétrole et des taux
-
Menacée de prison et d'inéligibilité immédiate, Rachida Dati fixée le 21 janvier
-
L'ouragan Polo se rapproche du Mexique, d'importants dégâts redoutés
-
Wall Street clôture dans le rouge, subit les hausses défavorables du pétrole et des taux
-
Le pape estime que les inquiétudes concernant l'IA "doivent être prises au sérieux"
-
Céline Dion ouvre en chanson la semaine de la mode à Paris
-
Après les multiples dérapages d'IA en test, Nvidia propose sa solution pour mieux les confiner
-
Ouragan Polo: le Mexique se prépare à des dégâts importants
-
En plein Paris, des pompiers traînent un faux Canadair et leur détresse
-
La pression réglementaire européenne commence à peser sur les résultats du groupe de fast-fashion Shein
-
La Bourse de Paris perd son élan et finit sur un jeu à somme nulle
-
Washington dément tout projet de ventes d'armes à la Chine
-
Israël: les Pays-Bas déplorent la révocation de leurs diplomates en Cisjordanie
-
L'ONU appelle à protéger les fréquences radio indispensables à l'observation de la Terre
-
L'Indonésie lutte contre les incendies, toute la région suffoque
-
Frappes saoudiennes et combats aux sol: ce que l'on sait sur la guerre au Yémen
-
Birmanie : 33 morts dans une frappe de l'armée sur un important marché
-
Les Bourses européennes ont perdu leur élan initial
-
Des "pompiers à bout de souffle" manifestent dans Paris
-
Dans le "corridor de Suwalki", stratégique pour l'Otan et la Russie, la vie malgré la menace
-
La mégafusée Starship d'Elon Musk signe son premier vol en orbite
-
Ukraine : nouveaux bombardements meurtriers russes sur Kiev
-
A Metz, le pape prône la paix et fustige la "tromperie" dans les relations internationales
-
Décollage de la mégafusée Starship pour un premier vol test visant l'orbite terrestre
-
Le réseau électrique, infrastructure cruciale à protéger notamment des cyberattaques
-
Turquie : condamné mais libéré jusqu'en appel, un humoriste tient tête à Erdogan
-
Prison aménageable et inéligibilité immédiate requises contre Rachida Dati
-
Ouagadougou-Alger: Swiftair condamnée, soulagement des familles "4.449 jours" après le crash
-
Inondations : huit morts en Thaïlande et en Birmanie
-
Le foie gras au menu des prochaines élections à Washington
-
A l'approche des élections de mi-mandat américaines, les sites de désinformation prolifèrent
-
Projet d'attaque contre une base militaire en Angleterre : enquête sur un lien avec l'Irann selon des médias britanniques
-
Ce que l'on sait sur un projet d'attaque contre une base militaire en Angleterre
-
A Metz, le pape Léon XIV en chantre de la paix en Europe
-
Brouille au sujet de prisonniers nord-coréens : Séoul convoque le chargé d'affaires ukrainien
-
Bangkok inondé s'adapte avec des... marchés flottants
-
"Un pas de plus": introduit aux Jeux asiatiques, le padel rêve d'un futur olympique
-
En Inde, les bébés nés dans les hôpitaux publics valent de l'or
-
Turquie : un humoriste devant ses juges pour insulte à Erdogan
-
Logement : les manifestants à Madrid déterminés à "maintenir la pression" sur le gouvernement
-
En Ukraine, faire rouler les trains, nerf de la guerre
-
Projet d'attaque contre une base militaire en Angleterre : enquête sur un lien avec l'Iran (médias)
-
Foot: premier vrai test en Belgique pour les Bleus de Zidane
-
A son dernier jour en France, Léon XIV rejette toute violence au nom des religions
En Turquie, le secteur textile craint de perdre ses ouvriers syriens
"Les Syriens ont beaucoup contribué au développement du secteur du textile en Turquie. S'ils partent, on aura un sérieux problème de main-d'oeuvre", estime Ali Gozcu, illustrant l'inquiétude de cette industrie en Turquie.
Si la communauté syrienne célèbre depuis décembre le renversement de Bachar al-Assad, les entreprises turques qui comptent sur ses bras, comme M. Gozcu, directeur d'ALG Tekstil, une entreprise de Gaziantep (sud-est), ont rapidement fait le calcul.
Situé à proximité de la frontière, à environ deux heures d'Alep, Gaziantep accueille un demi-million de Syriens.
"Nous ne nous attendons pas à un départ immédiat, mais si ça se produit, nous subirons une grave perte de main d'oeuvre", affirme-t-il à l'AFP, précisant que 70% de ses ouvriers sont syriens.
M. Gozcu n'est pas le seul à être inquiet.
"Tous les travailleurs ici sont Syriens", confirme Yusuf Samil Kandil, contrôleur qualité chez Beni Giy, dans le quartier Unal où les entreprises de textile bordent les rues délabrées aux vitrines poussiéreuses, dans lesquelles trônent portants et mannequins démodés.
"Si les Syriens partent, nos coûts de main d'oeuvre vont fortement augmenter et nos coûts de production avec", affirme-t-il.
La Turquie est le sixième plus grand producteur de textile dans le monde et son industrie est concentrée dans le sud-est du pays, qui accueille la plupart des réfugiés syriens - 2,9 millions selon les autorités.
Officiellement, près de 100.000 Syriens ont un permis de travail, mais les experts estiment qu'environ un million d'entre eux travaillent, principalement dans la construction, l'industrie manufacturière et le textile.
Leur départ pourrait porter un sérieux coup à ce dernier secteur qui bataille déjà contre l'inflation et la hausse des coûts: ça reviendrait à "verser du sel sur une plaie ouverte", estime M. Kandil.
Fin janvier, le ministère turc de l'Intérieur décomptait plus de 81.000 retours en Syrie depuis le renversement de Bachar Al-Assad. Ceux-ci devraient s'accélérer en juin, pour les fêtes de l'Aïd et après la fin de l'école.
- "plus personne" -
Chez ALG, des dizaines de jeunes hommes et femmes assis, penchés sur leurs machines à coudre, produisent des milliers de t-shirts sous le nouveau drapeau syrien à trois étoiles accroché au mur.
"Si les Syriens partent, il n'y aura plus personne pour travailler: 80 à 90% des employés ici sont Syriens", explique Zekeriya Bozo, un ouvrier de 55 ans qui souhaite rentrer en Syrie et "créer une entreprise là-bas".
Mais les craintes de départ massif sont infondées, estiment les experts, tant l'incertitude pèse sur la Syrie ravagée par treize ans de guerre.
"Bien qu'ils soient très heureux qu'Assad soit parti, ce n'était qu'un des obstacles à leur retour", explique le professeur Murat Erdogan dont l'enquête annuelle, le "Baromètre des Syriens", souligne les inquiétudes des réfugiés concernant la sécurité, le risque de conflits et les infrastructures détruites dans leur pays.
La plupart des réfugiés syriens ont établi leur vie en Turquie, où plus de 970.000 bébés sont nés ces douze dernières années. Malgré des conditions de travail souvent difficiles, les Syriens savent que la Turquie leur offre davantage que ce qu'ils peuvent trouver en Syrie, affirme le chercheur.
"Les réfugiés syriens disent qu'ils travaillent très dur pour très peu d'argent en Turquie. Mais chez eux, même s'ils trouvaient du travail, ils ne gagneraient que 14 dollars par mois. En Turquie, les conditions sont certes difficiles mais ils gagnent beaucoup plus", ajoute-t-il.
Selon lui, "20% maximum des Syriens en Turquie rentreront en Syrie et cela prendra du temps".
- Délocaliser en Syrie? -
Ali Gozcu réfléchit déjà aux moyens de maintenir sa production si ses employés syriens partent, dont près de la moitié viennent de la région d'Alep de l'autre côté de la frontière.
"Nous sommes devenus très proches avec nos ouvriers syriens. S'ils ont des problèmes pour revenir en Turquie, nous ouvrirons des ateliers en Syrie pour eux", jure-t-il.
Malgré l'état du pays et le manque d'électricité notamment, Kemal Kirisci, expert en migration à la Brookings Institution, à Washington, voit le potentiel de liens commerciaux pour l'avenir.
"La Syrie est un pays très prometteur à long terme. Dans l'idéal, il faut que les gens puissent circuler dans les deux sens. L'industrie et l'économie turques seront gagnantes, tout comme la Syrie et son nouveau régime", affirme-t-il en évoquant la perspective d'un "ShamGen".
A l'image de l'espace Schengen européen, il garantirait la libre-circulation entre la Syrie, la Jordanie, le Liban et la Turquie.
Le projet, lancé en 2010, a été annulé à cause de la guerre en Syrie.
F.Ramirez--AT