-
Le bruit affecte fortement les oiseaux et leur reproduction... mais des solutions existent
-
Nucléaire: l'Iran ne "cédera pas aux demandes excessives", prévient son président
-
Espagne: après les accidents, Pedro Sánchez promet justice et défend un système ferroviaire "sûr"
-
TotalEnergies voit son bénéfice annuel 2025 chuter, rattrapé par les cours du pétrole
-
Ukraine: une famille avec trois jeunes enfants décimée par une frappe russe
-
Procès du RN et de Marine Le Pen: la date de la décision sera connue mercredi
-
Trump reçoit Netanyahu, qui réclame une pression maximale sur l'Iran
-
Deux Chinois inculpés pour avoir espionné un groupe bouddhiste en Australie
-
La Bourse de Paris prudente avant l'emploi américain, Dassault Système chute de 20%
-
L'UE doit éliminer les entraves qui l'empêchent d'être un "géant mondial", dit von der Leyen
-
Un tireur ouvre le feu dans une école de l'ouest du Canada, neuf morts
-
Le commerce en ligne en France frôle les 200 milliards d'euros des ventes en 2025, un record
-
Pétition contre la loi Duplomb: un débat inédit mais sans vote à l’Assemblée
-
UE: le secteur aérien demande une "révision immédiate" du nouveau système de contrôle aux frontières
-
La tempête Nils débarque sur la France, 19 départements en vigilance orange
-
L'Arcom inflige 100.000 euros d'amende à CNews pour deux séquences sur les Algériens et les Palestiniens
-
Ligue 1: De Zerbi s'en va, l'OM cherche toujours la stabilité
-
Fin de non-recevoir de la FDA à un projet de vaccin antigrippal à base d'ARN messager
-
Lithium: l'Etat va investir 50 millions d'euros dans la mine d'Imerys dans l'Allier
-
NBA: Wembanyama diabolique avec 40 points face à des Lakers diminués, avant le All-Star Game
-
Le brasseur Heineken va supprimer entre 5.000 et 6.000 emplois
-
Le bruit affecte fortement les oiseaux et leur reproduction
-
Une personne interpellée après l'enlèvement de la mère d'une journaliste télé américaine
-
Le projet de loi-cadre sur les transports présenté en conseil des ministres mercredi
-
JO-2026: Chloe Kim vise un triplé inédit en snowboard
-
JO: Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry aux portes du rêve olympique
-
JO-2026: les hockeyeurs français rêvent d'un exploit et des quarts de finale
-
Intempéries: vigilance orange crues dans 13 départements, épisode "durable"
-
Pétition Duplomb: six mois plus tard, le débat se tient à l'Assemblée
-
Neuf personnes tuées par des tirs dans et autour d'une école dans l'ouest du Canada
-
Le patron d'Instagram attendu mercredi au procès de l'addiction aux réseaux sociaux
-
Mort d'Adama Traoré: la Cour de cassation décide du sort de l'enquête
-
JO-2026: Jeanmonnot et Cizeron/Fournier Beaudry pour un mercredi en or
-
Pas de record d'audience pour Bad Bunny et le Super Bowl
-
Trump reçoit Netanyahu, qui demande une pression américaine maximale sur l'Iran
-
TotalEnergies publie ses résultats dans un contexte déprimé pour les prix du pétrole
-
Procès RN: Marine Le Pen va connaître la date de la décision en appel
-
Ligue 1: clap de fin pour De Zerbi à l'OM
-
Colombie: une sénatrice séquestrée et le président ciblé avant les élections
-
JO: Malinin file tout droit vers l'or, Siao Him Fa 3e après le programme court de patinage
-
Le ministre Lutnick reconnaît un déjeuner sur l'île d'Epstein et garde le soutien de Trump
-
Enlèvement de la mère d'une journaliste télé: le FBI publie les images d'un individu masqué
-
Wall Street sans direction claire, patiente avant des données économiques
-
L'affaire Epstein tourne au bourbier pour le patron des JO de Los Angeles
-
Trump va abroger un texte fondateur des règlementations climatiques américaines
-
Trump va abroger le fondement des règlementations climatiques américaines
-
Echanges houleux au Congrès américain entre démocrates et responsables de l'immigration de Trump
-
Importante mobilisation à Ubisoft, plusieurs centaines de salariés en grève
-
Après l'Arménie, le vice-président américain JD Vance est en Azerbaïdjan pour consolider l'accord de paix
-
OnlyFans, Mym, Sexemodel... Le Sénat légifère face aux "proxénètes 2.0"
En Turquie, le secteur textile craint de perdre ses ouvriers syriens
"Les Syriens ont beaucoup contribué au développement du secteur du textile en Turquie. S'ils partent, on aura un sérieux problème de main-d'oeuvre", estime Ali Gozcu, illustrant l'inquiétude de cette industrie en Turquie.
Si la communauté syrienne célèbre depuis décembre le renversement de Bachar al-Assad, les entreprises turques qui comptent sur ses bras, comme M. Gozcu, directeur d'ALG Tekstil, une entreprise de Gaziantep (sud-est), ont rapidement fait le calcul.
Situé à proximité de la frontière, à environ deux heures d'Alep, Gaziantep accueille un demi-million de Syriens.
"Nous ne nous attendons pas à un départ immédiat, mais si ça se produit, nous subirons une grave perte de main d'oeuvre", affirme-t-il à l'AFP, précisant que 70% de ses ouvriers sont syriens.
M. Gozcu n'est pas le seul à être inquiet.
"Tous les travailleurs ici sont Syriens", confirme Yusuf Samil Kandil, contrôleur qualité chez Beni Giy, dans le quartier Unal où les entreprises de textile bordent les rues délabrées aux vitrines poussiéreuses, dans lesquelles trônent portants et mannequins démodés.
"Si les Syriens partent, nos coûts de main d'oeuvre vont fortement augmenter et nos coûts de production avec", affirme-t-il.
La Turquie est le sixième plus grand producteur de textile dans le monde et son industrie est concentrée dans le sud-est du pays, qui accueille la plupart des réfugiés syriens - 2,9 millions selon les autorités.
Officiellement, près de 100.000 Syriens ont un permis de travail, mais les experts estiment qu'environ un million d'entre eux travaillent, principalement dans la construction, l'industrie manufacturière et le textile.
Leur départ pourrait porter un sérieux coup à ce dernier secteur qui bataille déjà contre l'inflation et la hausse des coûts: ça reviendrait à "verser du sel sur une plaie ouverte", estime M. Kandil.
Fin janvier, le ministère turc de l'Intérieur décomptait plus de 81.000 retours en Syrie depuis le renversement de Bachar Al-Assad. Ceux-ci devraient s'accélérer en juin, pour les fêtes de l'Aïd et après la fin de l'école.
- "plus personne" -
Chez ALG, des dizaines de jeunes hommes et femmes assis, penchés sur leurs machines à coudre, produisent des milliers de t-shirts sous le nouveau drapeau syrien à trois étoiles accroché au mur.
"Si les Syriens partent, il n'y aura plus personne pour travailler: 80 à 90% des employés ici sont Syriens", explique Zekeriya Bozo, un ouvrier de 55 ans qui souhaite rentrer en Syrie et "créer une entreprise là-bas".
Mais les craintes de départ massif sont infondées, estiment les experts, tant l'incertitude pèse sur la Syrie ravagée par treize ans de guerre.
"Bien qu'ils soient très heureux qu'Assad soit parti, ce n'était qu'un des obstacles à leur retour", explique le professeur Murat Erdogan dont l'enquête annuelle, le "Baromètre des Syriens", souligne les inquiétudes des réfugiés concernant la sécurité, le risque de conflits et les infrastructures détruites dans leur pays.
La plupart des réfugiés syriens ont établi leur vie en Turquie, où plus de 970.000 bébés sont nés ces douze dernières années. Malgré des conditions de travail souvent difficiles, les Syriens savent que la Turquie leur offre davantage que ce qu'ils peuvent trouver en Syrie, affirme le chercheur.
"Les réfugiés syriens disent qu'ils travaillent très dur pour très peu d'argent en Turquie. Mais chez eux, même s'ils trouvaient du travail, ils ne gagneraient que 14 dollars par mois. En Turquie, les conditions sont certes difficiles mais ils gagnent beaucoup plus", ajoute-t-il.
Selon lui, "20% maximum des Syriens en Turquie rentreront en Syrie et cela prendra du temps".
- Délocaliser en Syrie? -
Ali Gozcu réfléchit déjà aux moyens de maintenir sa production si ses employés syriens partent, dont près de la moitié viennent de la région d'Alep de l'autre côté de la frontière.
"Nous sommes devenus très proches avec nos ouvriers syriens. S'ils ont des problèmes pour revenir en Turquie, nous ouvrirons des ateliers en Syrie pour eux", jure-t-il.
Malgré l'état du pays et le manque d'électricité notamment, Kemal Kirisci, expert en migration à la Brookings Institution, à Washington, voit le potentiel de liens commerciaux pour l'avenir.
"La Syrie est un pays très prometteur à long terme. Dans l'idéal, il faut que les gens puissent circuler dans les deux sens. L'industrie et l'économie turques seront gagnantes, tout comme la Syrie et son nouveau régime", affirme-t-il en évoquant la perspective d'un "ShamGen".
A l'image de l'espace Schengen européen, il garantirait la libre-circulation entre la Syrie, la Jordanie, le Liban et la Turquie.
Le projet, lancé en 2010, a été annulé à cause de la guerre en Syrie.
F.Ramirez--AT