-
ALEX BODI ET UN GROUPE ALLEMAND INVESTISSENT DANS 166 LOGEMENTS À HALLE
-
Radio Pinpon: à l'hôpital psy, les patients prennent le micro
-
Macron et Milei vont parler minerais critiques à l'Elysée
-
Enquête après l'échec retentissant de l'exécution d'une Américaine dans le Tennessee
-
"On n'est pas au point": pharmaciens et associations réservés au 1er jour du remboursement des protections réutilisables
-
Un téléphérique offre une lueur d'espoir à Oulan-Bator, encombrée et polluée
-
Mieux connu, le harcèlement au travail ne recule pas, selon un baromètre
-
Le retour sur Terre s'amorce pour Sophie Adenot
-
"Importer la tronçonneuse" : dans une France endettée, des pro-Milei prônent la thérapie de choc argentine
-
Hegseth affirme avoir sabré le nombre de généraux américains
-
Au Royaume-Uni, la fronde contre Palantir au sein du service public de santé s'intensifie
-
En Amérique latine, les pêcheurs artisanaux à l'épreuve d'El Niño
-
Présidence du Sénat : Gérard Larcher vers une confortable reconduction, sous l'oeil du nouveau groupe RN
-
Boxe: "Je m'améliore pendant que lui décline", estime Mbilli avant d'affronter Canelo
-
Ce que l'on sait du projet de budget 2027 présenté jeudi
-
Dans un Sénégal en crise, les Jeux olympiques de la jeunesse ne suscitent pas encore d'engouement
-
Assemblée : la loi "intégrale" contre les violences sexistes et sexuelles débute dans l'hémicycle
-
UE/Migration : les discussions sur les "hubs de retour" s'intensifient
-
Equipe de France: Zidane, cinq moments marquants dans son jardin du Stade de France
-
Voisine de la Russie, la Lettonie vote entre inquiétudes sécuritaires et économiques
-
La Croatie redoute les dégâts de ses déchets illégaux
-
En Russie, donner de la voix dans des chorales de rue pour "tout oublier"
-
Aux Pays-Bas, le pari du riz face au changement climatique
-
Le gouvernement lève le voile sur son budget 2027, sous la pression des marchés
-
Après la saga Trump, les Nobel de la prudence
-
La fonte des glaciers s'accélère, nouvelle année "catastrophique" en Suisse
-
Mine de cuivre géante au Panama: une commission gouvernementale recommande la réouverture
-
Agenda chargé jeudi pour la rencontre entre Macron et Milei
-
Au G20 Commerce, les États-Unis mènent une fronde contre la "surproduction" d'acier dans un tacle à la Chine
-
Maquereau: les scientifiques recommandent une baisse des captures de 11% dans l'Atlantique
-
Vol flydubai: Israël dénonce une "tentative d'attaque", salue le courage du pilote
-
Le gendarme de la Fed blanchit Powell, Trump relance les hostilités
-
Ligue des champions féminine: le Paris FC arrache un bon point contre Arsenal
-
Portugal: Cristiano Ronaldo claque la porte de la Seleçao et provoque un psychodrame
-
Boxe: Fury et Joshua tout sourire avant la bataille
-
Wall Street clôture sans direction claire après l'inflation américaine
-
Pour la fête de Souccot, des Israéliens défilent en Cisjordanie entre des colonies reconstruites
-
Avec le rachat de la Plenitude Arena, Live Nation s'offre la plus grande salle d'Europe
-
Scandale financier en Turquie: les avoirs d'une ex-ministre gelés
-
Blocus des lycées : le mouvement s'étend, une "plateforme de concertation" bientôt lancée
-
Londres annonce la fin de l'accord d'échange de migrants entre la France et le Royaume-Uni
-
Les collectivités dénoncent une potion amère de plus de 5 milliards d'effort budgétaire
-
Le groupe CMA Media renonce à vendre les chaînes BFM locales
-
Foot: les Mancuniens sous le choc après le verdict contre City
-
Cancer du sein: plusieurs mesures pour améliorer l'accès et l'offre de dépistage
-
La remise à l'Allemagne de "Gino", "antifa" albanais, entérinée par la Cour de cassation
-
La Bourse de Paris sous les 8.000 points, le taux français continue de flamber
-
Bardella accusé d'antisémitisme: Macron enjoint au RN de "clarifier" sa ligne
-
Au Maroc, Fatima Ezzahra El Mansouri devient la première cheffe du gouvernement
-
Ukraine : Moscou cible massivement l'énergie, Kiev de nouveau endeuillé
Mexique: la réforme judiciaire plonge l'économie du pays dans l'incertitude
L'économie mexicaine plonge dans l'incertitude après la promulgation dimanche d'une réforme judiciaire controversée qui fait du Mexique le premier pays au monde à élire tous ses juges par un vote populaire.
La réforme constitutionnelle va affaiblir la 12e économie mondiale en "érodant" l'équilibre des pouvoirs et ses institutions, avertissent les investisseurs et des agences de notations telles que Moody's.
Le président de gauche nationaliste sortant Andrés Manuel Lopez Obrador s'est empressé de qualifier ces mises en garde de "pure fiction", rappelant les "chiffres records" d'investissements étrangers sous son gouvernement en 2023.
Quels risques ce changement constitutionnel fait-il peser sur l'économie mexicaine ?
- Quels impacts sur l'investissement ? -
La principale inquiétude des investisseurs concerne l'affaiblissement du pouvoir judiciaire face aux pouvoirs exécutif et législatif, selon l'agence de notation Moody's.
"La nouvelle loi pourrait politiser les décisions de la Cour fédérale et de la Cour suprême de justice de la nation (CSJN), en plus de compromettre l'indépendance du système", a déclaré l'agence dans un rapport récent.
L'agence maintient la note Baa2 du Mexique dans la catégorie investissement, assortie d'une perspective stable, mais souligne que la réforme a un "impact négatif élevé" sur la note de sa dette souveraine.
Moody's estime qu'un "choc de confiance prolongé" pourrait "freiner l'investissement privé".
Les investissements directs étrangers (IDE) au Mexique ont battu des records en 2023 (36 milliards de dollars), soit 27% de plus qu'en 2022, s'est félicité le gouvernement Lopez Obrador.
La nervosité des investisseurs qui a précédé l'approbation de la mesure a pénalisé les actifs financiers mexicains. Le peso a chuté à son plus bas niveau depuis près de deux ans par rapport au dollar, une situation qui pourrait se prolonger dans le temps.
- Comment cela affecte-t-il le commerce et le "nearshoring" ? -
"Le gouvernement mexicain envoie un signal inquiétant sur la fragilité institutionnelle du Mexique, mettant en danger la relation avec nos partenaires commerciaux, le flux des capitaux et la croissance économique", s'est inquiétée mardi la Confédération patronale du Mexique (Coparmex).
Le Mexique est devenu en 2023 le premier partenaire commercial des Etats-Unis, destination de 80% de ses exportations.
La réforme menace la relation commerciale avec les Etats-Unis et le Canada, ses partenaires au sein du traité de libre-échange d'Amérique du Nord (T-MEC, plus de 750 milliards d'échanges en 2023).
"On craint que les décisions des juges ne tiennent pas nécessairement compte du droit mexicain et des accords juridiques que le Mexique a conclus avec les Etats-Unis et le Canada", a déclaré Jason Marczak, vice-président du Centre Adrienne Arsht pour l'Amérique latine, du groupe de réflexion américain Atlantic Council.
La reconfiguration du système judiciaire mexicain sera également à prendre en compte dans le cadre d'une future révision du T-MEC, prévue pour 2026.
"Il s'agissait déjà d'une révision très controversée, mais si nous y ajoutons cette énorme réforme (...), cela rendra le Mexique beaucoup plus vulnérable", a déclaré Carlos Ramirez, associé du cabinet de conseil Integralia.
Les inquiétudes concernent aussi l'impact sur la relocalisation au Mexique d'entreprises situées en Asie ("nearshoring"), une tendance qui s'accélère depuis la pandémie du Covid afin d'améliorer les conditions d'approvisionnement du marché des Etats-Unis.
La réforme va "faire réfléchir à deux fois les entreprises soucieuses de la sécurité juridique et économique à long terme de leurs investissements", analyse M. Marczak.
- La réforme peut-elle freiner la croissance ? -
"Il est très possible (...) que l'économie mexicaine tombe dans une longue période de stagnation", a déclaré sur X Gabriela Siller, responsable de l'analyse économique à la banque BASE, qui n'exclut pas la probabilité d'une "récession".
Le cabinet de conseil Oxford Economics a estimé que si la réforme "ne constitue pas une menace immédiate pour l'ensemble de l'économie", l'incertitude freinera les investissements, qui pourraient diminuer de 12 % par rapport aux prévisions, selon le cabinet.
Avant même que les législateurs n'approuvent la réforme, la banque centrale du Mexique a réduit ses prévisions de croissance pour cette année, passant de 2,4 % à 1,5 %.
E.Rodriguez--AT