-
Comment limiter l'accès des enfants aux réseaux sociaux? L'UE proche d'une décision
-
Avec la canicule, l'Europe occidentale a vécu le mois de juin le plus chaud de son histoire
-
La canicule ne faiblit pas, la France épinglée par le Haut conseil pour le climat
-
Canada: Meta va investir 9 milliards de dollars dans un centre de données
-
La Bourse de Paris en hausse, profite du recul du pétrole
-
Décès de Bonnie Tyler, inimitable voix rocailleuse des années 1980
-
Engrais: aides d'urgence et stratégie pour "sortir de la dépendance"
-
Biens mal acquis libanais : mise en examen, HSBC invoque une autre "époque"
-
Le dernier matin de Lorenzo Salgado: un rêve américain fauché
-
Inondations en Chine: 39 morts, habitants et secours s'attellent au nettoyage
-
Engrais: le gouvernement annonce aides d'urgence et stratégie pour "sortir de la dépendance"
-
Taïwan se prépare pour son plus gros typhon depuis des années
-
Les Etats-Unis frappent l'Iran, qui riposte et les accuse de vouloir perturber les obsèques de Khamenei
-
Chine: zèbres, zébu et autruches s'échappent d'un zoo frappé par les inondations
-
Rugby: Ntamack en 10, Jalibert en 15, le pari de Galthié contre les Wallabies
-
Nucléaire civil : l'Australie s'accorde avec l'Inde pour lui fournir de l'uranium
-
Qui protège les gardiennes? Les Philippines à la rescousse des mangroves
-
Puces IA: SK hynix va fixer le prix de son introduction à Wall Street
-
Séismes: l'ONU appelle aux dons et Caracas au dégel des avoirs sanctionnés pour reconstruire
-
Les Etats-Unis frappent à nouveau l'Iran, qui riposte dans le Golfe
-
Accusé de viol, un important candidat démocrate renonce à la course au Sénat américain
-
L'Iran va inhumer l'ayatollah Khamenei, épilogue de six jours de cérémonies
-
Après les séismes au Venezuela, l'angoisse de perdre son logement endommagé
-
Royaume-Uni: Andy Burnham dans les starting-blocks pour succéder à Keir Starmer
-
Entre appareils en panne et personnel épuisé, la santé cubaine au bord de la rupture
-
Vingt-cinq dollars pour des déchets récoltés près du mariage de Taylor Swift
-
Mondial-2026: Justin Bieber en concert pour la finale
-
Mondial-2026: la France s'attaque au Maroc, un quart de tous les dangers
-
Mondial-2026: l'attaque des Bleus, le réveil espéré de la force
-
Un adolescent de 16 ans arrêté après avoir blessé deux collegiennes de 13 ans
-
Tennis: un parfum de Féry continue d'enchanter Wimbledon
-
Tour de France: Olav Kooij, pari réussi
-
La Bourse de Paris termine dans le rouge, secouée par la reprise des hostilités au Moyen-Orient
-
Mondial-2026: France-Maroc 2022, du catalyseur Hernandez au sauveur Kolo Muani
-
Les séries "The Pitt" et "Hacks" en tête des nominations aux Emmy Awards
-
Présidentielle: "L'Heure de vérité" revient sur France 2, avec Duhamel et Bastié
-
Tour de France: le Néerlandais Olav Kooij remporte la 5e étape au sprint à Pau
-
Tour de France: le maillot jaune, un sparadrap parfois encombrant
-
Les Bourses européennes terminent en forte baisse après la reprise des hostilités au Moyen-Orient
-
Un adolescent de 16 ans arrêté après une attaque présumée dans un collège-lycée en Bavière
-
Booba renvoyé devant le tribunal, cette fois pour le cyberharcèlement de Magali Berdah
-
A la Fed, un compte-rendu de réunion très attendu pour prendre le pouls des débats sous Warsh
-
La canicule s'étend, 7.800 hectares déjà brûlés en huit jours
-
OpenAI élargit l'accès à son nouveau modèle d'IA, la Maison Blanche assure ne pas être impliquée
-
"Reine du couscous": l'Arcom intervient auprès de W9 pour six séquences de l'émission de Hanouna
-
Mondial-2026: le choix de Bouaddi, sans regret pour les Bleus ?
-
Séisme au Venezuela: "Je suis né à nouveau", dit le miraculé ayant passé 8 jours sous les décombres
-
A Lampedusa, les pêcheurs déchirent leurs filets dans les épaves de migrants
-
En Chine, des femmes bricoleuses démontent des clichés encore bien présents
-
Trump déclare le cessez-le-feu avec l'Iran "terminé", annonce de nouvelles frappes
Afrique du Sud: appel aux amateurs de viande de zèbre et de gnou
Des carcasses d'impalas, de koudous et de gnous suspendus à un rail d'abattoir attendent d'être transformées en steaks, saucisses et burgers dont les Sud-Africains raffolent pour leur "braai", barbecue local.
L'abattoir de Bela Bela, à deux heures de Johannesburg, est l'un de ceux qui se spécialisent dans le gibier local, un secteur peu développé qui pourrait créer des emplois et, de manière plutôt contre-intuitive, aider à la conservation.
"Nous voulons ajouter une dimension à votre assiette en offrant de la viande de gibier biologique", explique à l'AFP Khorommbi Matibe, responsable "économie de la biodiversité" au ministère de l'Environnement.
Destination privilégiée du tourisme animalier, l'Afrique du Sud produit actuellement 60.000 tonnes de viande de gibier par an, soit l'équivalent en poids d'autant de girafes.
Mais seule une fraction finit dans les boucheries et supermarchés : 90% sont chassés et consommés de manière informelle, selon le gouvernement. Une part encore plus faible est exportée.
En 2019, un peu plus de 3.000 tonnes d'autruches, de crocodiles et de zèbres ont été expédiées vers l'Union européenne, la Chine et les Emirats arabes unis.
En mars, le gouvernement a indiqué vouloir booster le secteur, qui pesait 225 millions d'euros en 2020, à 1,3 milliard d'ici 2036, notamment pour créer des emplois dans des zones rurales.
- Manger du zèbre -
Pour M. Matibe, les raisons de griller de la viande de springbok, antilope indigène qui donne son nom à l'équipe nationale de rugby, ou d'autre gibier local, sont multiples.
Le gibier rejette moins de méthane que le bétail, dont les rots sont l'une des principales sources d'émissions de gaz à effet de serre en agriculture. Et leur viande est nutritive et maigre, car ils se nourrissent à l'état sauvage.
L'Afrique du Sud a développé de longue date une approche de la conservation fondée sur l'idée que les fermiers sont plus enclins à s'occuper de la faune sauvage s'ils peuvent en tirer profit.
Ses détracteurs affirment que ce modèle exploite les animaux et en fait des marchandises. Mais il a largement fait ses preuves.
Le nombre d'animaux sauvages est passé d'environ 500.000 dans les années 1960 à plus de 20 millions aujourd'hui. Environ 80% se trouvent dans des réserves privées qui attirent touristes et chasseurs.
Selon le gouvernement, une partie de la viande pourrait provenir des centaines d'herbivores qui sont abattus chaque année pour maintenir la population à un niveau durable.
Il veut aussi convertir un million d'hectares de terres communales à la production de viande de gibier, ce qui pourrait favoriser la participation de la population noire dans un secteur où, 30 ans après la fin de l'apartheid, plus de 94% des exploitants sont des hommes blancs, souligne M. Matibe.
Nécessitant peu d'équipement, ce secteur a des coûts d'investissement "très bas", un avantage pour les nouveaux venus, ajoute Darren Horner, propriétaire du producteur Aloes Meat.
- Course d'obstacles -
Mais les Sud-Africains consomment encore peu de gibier, persuadés que cette viande est plus coriace et a un goût sauvage.
"Nos grand-mères la faisaient mariner trois jours dans le vin rouge avec des lardons. Pour moi, un filet d'huile d'olive et une pincée de sel font l'affaire", note Charl de Villiers, patron du groupe industriel Game SA.
Il faut aussi tracer la viande, pour gagner la confiance des consommateurs.
Par ailleurs, l'exportation d'animaux biongulés vers l'Europe est interdite depuis des années, l'Afrique du Sud s'efforçant d'endiguer des épidémies de fièvre aphteuse à répétition.
Et les laboratoires publics chargés de tester la viande sont rares et obsolètes, ce qui n'aide pas à l'exportation, selon les producteurs.
M. De Villiers expédie actuellement sa viande d'autruche en Grande-Bretagne pour qu'elle y soit testée, ce qui augmente les coûts.
Stephen Nel, le patron de l'abattoir de Bela Bela, a demandé une licence d'exportation en 2017 mais a fini par renoncer. "J'étais super déçu. Le gouvernement nous a plantés", regrette-t-il, en shorts dans son installation réfrigérée.
Quelque 4.000 animaux y sont pesés, désossés, transformés et emballés chaque année. Presque tous sont apportés par des chasseurs désireux de manger une partie de leur proie.
Développer la production pour la distribution nécessiterait des investissements, difficiles à obtenir, dit-il, alors que beaucoup restent sceptiques sur le potentiel du secteur.
H.Thompson--AT